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points à aborder : - Horaires définitifs (dernier verres, évacuation du public...) - Planning et di
Monique Fournier Laurent est la preuve que la retraite porte bien mal son nom. Depuis 10 ans, cette habitante de Creil ne cesse de militer pour une citoyenneté active au service de la collectivité. Des convictions dont elle s’est fait l’écho dans plusieurs ouvrages et qui motive son engagement auprès des jeunes, au sein du collectif GR21 et son implication dans sa ville. 
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Vieux et debout
, de Paule Giron (ex journaliste Le Monde, l’Express, Elle…).
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A Montpellier, un parcours coordonné d'accompagnement des femmes victimes de violences - 34



Mis à jour le: 04-05-2010

Type d'action :

  • Logement, Habitat
  • Lutte contre l'exclusion sociale
  • Parentalité
  • Accès aux droits

Région : Languedoc-Roussillon

Porteur(s) de l'action :
CCAS de Montpellier

Objectif(s) et bref descriptif :
Pour venir en aide aux femmes victimes de violences, le Centre Elisabeth-Bouissonnade, géré par le CCAS de Montpellier, propose un accompagnement spécifique et original en balisant l'ensemble des étapes susceptibles d'amener les victimes vers le mieux-être, la réinsertion sociale et l'autonomie. A travers un accueil téléphonique d'urgence, un accueil de jour, un hébergement d'urgence ou encore un accompagnement vers le relogement, le projet du Centre Elisabeth-Bouissonnade cherche à offrir la réponse la plus adaptée possible aux victimes ainsi qu'à leurs enfants.

Origine(s) :

A la fin des années 1970, l'association Elisabeth-Bouissonnade est créée dans le but de venir en aide aux femmes victimes de violences. Dans les années 1980, la Ville de Montpellier souhaite développer son implication en faveur de ce public et municipalise le centre d'hébergement, qui devient un service du CCAS. L'évolution de son statut entraîne alors sa professionnalisation et la structure obtient l'agrément CHRS (Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale) en 1995. Au début des années 2000, le CCAS de Montpellier se lance dans la conception d'une nouvelle structure dédiée et adaptée intégralement à la problématique spécifique des femmes victimes de violences. Le centre obtient un nouvel agrément en 2006 pour un CHRS de 30 places exclusivement réservées à ce public ainsi qu'à leurs enfants. Le nouveau bâtiment est ouvert en 2009. Parallèlement, des prestations diverses se mettent en place, afin d'apporter une réponse complète et un suivi de long terme aux femmes accueillies.

Description détaillée :
Du numéro d'appel d'urgence à l'accompagnement vers un logement autonome, le centre Elisabeth-Boussonnade a pensé son projet d'établissement au plus près des besoins des femmes victimes de violences.

Officialisé entre 2008 et 2009 comme le « 3919 » local, le numéro SOS a une portée régionale. Les deux tiers des appels permettent d'apporter à la personne une écoute, une orientation, des conseils. Pour un tiers des appels en revanche, un rendez-vous est pris afin d'initier un suivi. L'accompagnement en accueil de jour donne généralement lieu à plusieurs rencontres : suivi psychologique, réorientation vers une structure spécialisée (juridique notamment) ou admission au sein du CHRS Elisabeth-Boussonnade qui assure également l'accueil des enfants (80% des situations). Un partenariat avec la Fédération nationale solidarité femmes, regroupant environ 70 associations, permet par ailleurs de gérer les situations les plus urgentes lorsqu'il est nécessaire pour la victime de changer de région. Le centre prend en charge des femmes victimes de violences de tout type : violences conjugales ou familiales, mariages forcés ou encore traites (notamment en vue de la prostitution...).

Un bâtiment et un fonctionnement conçus pour l'accueil de femmes victimes de violences et leurs enfants
L'architecture du bâtiment abritant le centre a été conçue dans le but d'être le plus fonctionnel possible par rapport aux différentes exigences du projet. Afin d'assurer la sécurisation des femmes et de leurs enfants, les accès fonctionnent avec des badges électroniques. Un système de sas entre les studios adjacents permet par ailleurs de convertir un studio en un logement de deux ou trois pièces, selon le nombre d'enfants. En outre, le bâtiment possède une grande salle conviviale pour l'accueil de jour, deux salles pour les ateliers, une salle de repos et une salle dans laquelle sera bientôt ouverte une micro-crèche. Enfin, un jardin est à la disposition des résidents dont une partie sécurisée sera réservée à la micro-crèche.

Le centre est organisé en pôles, afin de prendre en compte toutes les dimensions dans l'accompagnement des femmes victimes de violences : accueil et protection, longs séjours, droit des étrangers, santé, sport/diététique, logement, insertion professionnelle, animation/vie culturelle, famille/enfance.

Un accompagnement prenant en compte toutes les dimensions de la vie d'une femme L'accompagnement des personnes hébergées s'organise autour de deux axes. Il s'agit tout d'abord d'un travail d'accompagnement social, avec la signature d'un contrat d'hébergement. Cet accompagnement « sur mesure » s'adapte aux besoins de la femme accueillie et à son état de santé : écoute et suivi psychologique, gestion du traumatisme subi, accès aux droits, puis éventuellement recherche d'emploi. C'est un suivi progressif et individuel. L'autre dimension de l'accompagnement est collective, à travers divers ateliers et initiatives qui permettent aux personnes accueillies de « redémarrer une vie ». Il est proposé aux résidentes de suivre des ateliers « Cuisine », « Eau et bien-être », « Echange de savoir » ou encore de participer à des sorties collectives. Ces activités, tout en tissant du lien entre les résidentes, donnent l'occasion à des femmes, dont certaines n'étaient jamais sorties de chez elles, de se réapproprier l'environnement local et de redevenir petit à petit actrices de leur vie. L'atelier « Energy full », mis en place par un éducateur spécialisé et sportif de haut niveau, conduit ces femmes à effectuer un travail sur leur corps, à travers la respiration ou encore l'expression.

Un travail avec les enfants
Parallèlement, les enfants accueillis sont également pris en charge. Le CCAS a ainsi passé une convention avec le service ASE du Conseil général de l'Hérault, qui finance dans ce cadre trois postes : deux travailleurs sociaux et une éducatrice de jeunes enfants. Comme pour les femmes accueillies, les enfants sont suivis à travers un accompagnement individuel et collectif. Des ateliers leur sont proposés. Le suivi individuel permet notamment de détecter des jeunes ayant subi des traumatismes liés au fait d'avoir été témoins ou eux-mêmes victimes de violences. Un travail plus profond est alors mis en place, en lien avec l'Association Via Voltaire, spécialisée dans l'accompagnement et l'écoute des enfants ayant été confrontés à de telles situations. Enfin, un travail avec les mères et les enfants est mis en place autour de la notion de parentalité.

Permettre l'autonomie des femmes par l'accès au logement
Après une durée moyenne de huit ou neuf mois au sein du CHRS, les femmes accueillies ont la possibilité d'accéder à un logement en centre-ville. Grâce à une convention avec le principal bailleur social de la ville, ACM, ainsi qu'une convention avec le service logement du Conseil général de l'Hérault, le Centre Elisabeth-Boussonnade propose chaque année dix appartements à travers un système de bail glissant. Dans un premier temps, le CCAS prend à sa charge l'essentiel du loyer ; au bout d'un an, le bail glisse au nom de la personne. Ce système, très avantageux pour la personne bénéficiaire, permet aux femmes d'accéder progressivement à l'autonomie. Pour ces femmes, le suivi peut durer en tout trois ans.

Une spécialisation et un réseau mis au service d'un projet ambitieux
Le Centre Elisabeth-Bouissonnade est un CHRS spécialisé sur un public précis, celle des femmes victimes de violences, ce qui assure une compétence forte de l'équipe. Par ailleurs, le fait que le centre soit géré par le CCAS de Montpellier lui confère une légitimité que n'ont pas forcément les centres d'hébergement associatifs. Cette spécificité facilite la construction d'un réseau, un travail coordonné avec de nombreux partenaires, pour une approche prenant en compte toutes les dimensions du parcours d'une femme vers le mieux-être et la réinsertion sociale.
Les difficultés concernent le numéro SOS, qui ne bénéficie pas de tous les moyens nécessaires à sa visibilité et à son efficacité. Par ailleurs, la réinsertion professionnelle est un des axes prioritaires que le centre souhaite désormais développer, projet auquel l'ouverture de la micro-crèche pourrait contribuer.

Impact(s) :
- Les femmes accueillies sont mises en sécurité et progressivement aidées dans toutes les dimensions de leur vie : médico-psychologique, sociale, parentale.
- Un numéro d'appel d'urgence à portée régionale.
- En 2008, 1 100 personnes ont bénéficié des services et prestations du Centre.
- En 2009, 600 personnes ont été reçues à l'accueil de jour du Centre.
- 30 places dans le CHRS pour des femmes victimes de violences et leurs enfants, pour de courts ou moyens séjours.
- 10 femmes accédant chaque année à un logement autonome.

Partenaire(s) :
CCAS de Montpellier
Ancienne DDCS ' Direction départementale de la cohésion sociale
Conseil général de l'Hérault
Délégations régionale et départementale aux droits des femmes
Caf
Entreprises mécènes (Carrefour, PPR, Caisse d'Epargne')
Bailleur social ACM
Agences locales de Solidarité
CHU
Police
Gendarmerie
Préfecture
Association Via Voltaire
Fédération Nationale Solidarité Femmes
Education Nationale
Réseau Ac-Sé (Dispositif national d'accueil et de protection des victimes de la traite des humains)

Moyens :
Moyens humains
20 salariés : éducatrices spécialisées et moniteurs éducateurs (6 ETP), 1 animatrice, 1 psychologue, un pool administratif et technique, un pool de veilleuses de nuit, 1 infirmière (UMIP), 1 éducatrice de jeunes enfants, stagiaires divers.

Moyens matériels
Un bâtiment neuf entièrement conçu pour être en adéquation avec le projet d'établissement et le public accueilli (sécurisation et aménagement fonctionnel).

Moyens financiers
Dotation globale de fonctionnement (DDASS) : 526 638 euros
Conventions avec le Conseil général de l'Hérault (logement et ASE) : 109 000 euros
Financements d'actions (CUCS, CAF, DDASS, Plan Régional de Santé Public, Délégations régionale et départementale aux droits des femmes') : 50 000 euros
Mécénat pour investissement : 60 000 euros

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
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