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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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Appel à projet Parentalité
The Human Safety Net, la fondation du Groupe Generali, consacre un programme en faveur de l’accompagnement à la parentalité de familles très défavorisées. Dans ce cadre, un appel un projet a été lancé concernant des actions d’aide aux parents dans leur rôle éducatif, de renforcement du lien parents-enfants, de prévention de la pauvreté, avec comme objectif de redonner confiance aux familles dans leur responsabilité éducative. A l’issue de cet appel à projets, un jury sélectionnera une dizaine d’actions, qui se partageront une dotation de 300 000 euros. Les dossiers de candidature sont à retourner au plus tard pour le 15 janvier.
En savoir plus thehumansafetynet.org

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Aide psychologique pour les personnes âgées dépendantes à domicile - 94 - Créteil



Mis à jour le: 04-12-2008

Contact action : >> HUOUARD Mireille : consulter sa fiche

Type d'action :

  • Soutien à domicile
  • Nouvelles pratiques professionnelles
  • Bénévolat

Région : Île-de-France

Porteur(s) de l'action :
Conseil général du Val de Marne

Objectif(s) et bref descriptif :
Pour permettre aux personnes âgées vivant à domicile de bénéficier d'un soutien psychologique, particulièrement utile pour soulager leur souffrance morale en cas de deuil, de maladie grave, un dispositif participe à lutter contre l'agravation de leur dépendance.

Origine(s) :
Plusieurs études montrent que la dépendance des personnes âgées s'aggrave avec l'anxiété et la dépression chronique. Le suicide en France est par ailleurs un problème de santé publique qui concerne plus particulièrement les personnes âgées (30% des décès par suicide en France surviennent après l'âge de 64 ans), et surtout les hommes veufs après 70 ans. Or, parallèlement, les personnes âgées semblent avoir moins souvent que les autres catégories de la population recours aux soins pour des problèmes émotifs, nerveux, psychologiques ou de comportements, comme le souligne le baromètre santé 2005 réalisé par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé.
Dans le Val de Marne, la mise en place de l'Allocation personnalisé autonomie (Apa) est l'occasion pour les travailleurs sociaux de découvrir une population vivant souvent dans un grand isolement et une grande souffrance psychologique pour lesquels ils se sentent particulièrement démunis. S'ils ont des réponses aux problèmes matériels, financiers, médicaux, ils n'ont pas de solution concernant le soutien psychologique. L'objectif de l'action est donc de créer un dispositif départemental d'aide psychologique pour les bénéficiaires de l'APA à domicile, en lien avec des psychologues libéraux du territoire.

Description détaillée :
Depuis juin 2005, ce dispositif d'aide psychologique à domicile existe, validé par les élus et en lien avec l'Apa.
Une réflexion a été menée dès le départ avec des psychologues libéraux partenaires de la collectivité locale. Une charte des bonnes pratiques a été constituée avec notamment le fait que le psychologue intervient comme accompagnateur et s'engage dans un partenariat avec l'équipe médico-sociale départementale.

Des plans de six mois renouvelables Les bénéficiaires de l'Apa nécessitant un soutien passager ou durable peuvent désormais recevoir la visite d'un psychologue selon un plan pouvant aller jusqu'à quatre entretiens par mois, sur une durée de six mois renouvelable. Lors des visites à domicile effectuées par les travailleurs sociaux en charge de l'Apa, ceux-ci repèrent les personnes susceptibles d'avoir besoin d'une telle aide et leur remettent une plaquette de présentation du dispositif (exemple de situations dans lesquelles certains peuvent se reconnaître et modalités pratiques pour bénéficier de l'aide).  Il peut s'agir de personnes souffrant de maladies chroniques évolutives et invalidantes, ou de personnes dans un état dépressif suite à un évènement douloureux, ou chronique, dû à un deuil, une invalidité, une situation de dépendance qui s'accroît.

La personne âgée à l'initiative
La personne âgée qui accepte le principe de cette aide prend rendez-vous elle-même (ou avec l'aide de son entourage) avec un des deux psychologues libéraux qui lui sont indiqués, avec lequel elle peut parler de sujets qu'elle n'aborde pas avec ses proches (souffrances, angoisses, peur de la mort...).
Ensuite, dans une relation psychothérapeutique ordinaire, elle s'acquitte du montant de l'entretien, de 50' (40' pour l'entretien et 10' pour le déplacement) ; le psychologue lui remettant en échange un reçu autorisant le remboursement par le service de l'APA. L'Adapsy (allocation départementale d'aide psychologique) créée à cet effet rembourse en effet les personnes dont les revenus ne dépassent pas 1 000 '. Cet acte de paiement direct de la personne âgée demeure important dans ce type de relation psychothérapeutique.
Au final, la personne peut mettre fin au soutien à tout moment.

Contrairement aux idées reçues, il n'existe pas de "fossé culturel" entre les personnes âgées et ces accompagnements psychothérapeutiques. En effet, si certaines vont mettre fin aux entretiens dès que les auxiliaires de vie prévues par l'Apa leur apporteront un réconfort, d'autres au contraire vont continuer ce soutien sur du long terme. Il n'en reste pas moins que c'est la plupart du temps un travailleur social ou un proche qui fait la demande et que les personnes âgées ne s'approprient véritablement la démarche qu'après le premier entretien.

Le bilan au boût d'un an est le suivant : sur 200 personnes dans le département susceptibles d'avoir besoin d'une aide psychologique (5% des personnes entre GIR 1 et GIR 4), 76 personnes ont fait une demande. La moitié d'entre elles ont rencontré un psychologue, l'autre moitié attendant encore avant de franchir le pas.
L'objectif est actuellement de renforcer l'articulation et la coordination avec les médecins traitants et la filière de la psychiatrie départementale. L'idée est de repérer les situations difficiles, comme les deuils, qui peuvent engendrer un risque et de proposer un soutien psychologique dès ce moment là.

Impact(s) :
- 76 personnes sur 200 susceptibles d'être concernéées ont fait appel au service.
- les travailleurs sociaud de l'Apa ont désormais une réponse à apporter en terme de détresse psychologique de leur public

Partenaire(s) :
Conseil général du Val de Marne,
Psychologues libéraux du territoire.

Moyens :
Le coût de l'action a été évalué à 85 000'

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