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Monique Fournier Laurent - « S’investir auprès des jeunes, c’est rester jeune ! »
Monique Fournier Laurent est la preuve que la retraite porte bien mal son nom. Depuis 10 ans, cette habitante de Creil ne cesse de militer pour une citoyenneté active au service de la collectivité. Des convictions dont elle s’est fait l’écho dans plusieurs ouvrages et qui motive son engagement auprès des jeunes, au sein du collectif GR21 et son implication dans sa ville. 
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Le Reflet s’illustre
Il y a quelques mois, Apriles consacrait une fiche au Restaurant le Reflet, à Nantes. Un restaurant extraordinaire puisque cette entreprise ordinaire a relevé le défi d’intégrer dans son équipe six personnes porteuses d’une trisomie 21. Aujourd’hui cette belle aventure fait l’objet d’un livre. Joliment illustré, cet ouvrage a pour vocation de partager à grande échelle le savoir-faire de l’association Trinôme 44, qui a porté le projet, et de diffuser le plus largement possible cette expérience afin d’inciter un plus grand nombre d’employeurs à embaucher des personnes porteuses de handicap. D’autres initiatives similaires ont d’ailleurs vu le jour à Nîmes ou encore à Rennes et Paris avec les cafés Joyeux. Prix 20 euros à commander sur http://projet-lereflet.fr/ notre-livre/ 
 
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Médiation nomade, un camping–car qui roule pour les jeunes des quartiers



Mis à jour le: 08-09-2017

Type d'action :

  • Développement urbain, Vie des quartiers
  • Développement périurbain
  • Relations de voisinage
  • Liens intergénérationnels
  • Intégration
  • Lutte contre l'exclusion sociale
  • Jeunesse
  • Nouvelles pratiques professionnelles
  • Participation des habitants
  • Diagnostic partagé

Région : -France entière

Sur le vif :

La rencontre a quelque chose de magique. Il faut la provoquer avec des gens qui ne se seraient pas croisé, des personnes extérieures au quartier. Elle change le regard des uns et des autres. La parole est plus forte que la violence ». Le responsable de Médiation nomade.

Porteur(s) de l'action :
Association Médiation nomade

Objectif(s) et bref descriptif :

Afin de retisser du lien avec des jeunes de quartiers difficiles, souvent en rupture avec les institutions, et de prévenir des risques de basculement dans la délinquance, l’association « médiation nomade » a créé un lieu d’échange itinérant : un camping-car, symbole d’indépendance et d’anti-conformisme, a été aménagé afin de constituer un espace de convivialité ouvert à tous les habitants. A la demande des villes ou des associations implantées dans ces quartiers, le camping-car s’installe en bas des immeubles ou dans d’autres lieux fréquentés des cités, le soir entre 20h et minuit.
Il permet ainsi de maintenir sur l’espace public un espace de dialogue entre toutes les générations, à un moment de la journée où les autres lieux publics sont fermés et où les incivilités se multiplient. Il favorise également l’instauration d’un échange informel entre des jeunes souvent en rupture, l’éducateur à l’initiative du projet et les autres acteurs du territoire. A terme, il amorce un processus d’évolution des relations entre ces jeunes et les institutions, ainsi que des pratiques des professionnels à l’égard des habitants de ces quartiers.

Origine(s) :

Médiation Nomade est d’abord le résultat du parcours personnel de son initiateur. Originaire d’une cité des Yvelines, ce dernier a connu la délinquance et la prison, avant d’entamer une réinsertion dans le secteur social. Grâce à la confiance que lui témoigne le Maire de Chanteloup-les-Vignes, il devient dans les années 1990, animateur puis directeur d’une maison de quartier. Il y est confronté à la violence d’adolescents laissés en déshérence, à l’absence de dialogue entre ces jeunes et les représentants institutionnels dont les policiers, à l’inadéquation des réponses proposées par les élus et les structures sensées les accompagner. Il se bat notamment pour l’ouverture tardive de la maison de quartier, conscient que la nuit constitue une période à haut risque pour les jeunes, mais également un moment de vulnérabilité, favorable pour renouer le dialogue.

Devenu consultant en prévention urbaine et formateur auprès des services publics, il s’efforce de sensibiliser les professionnels intervenant dans les quartiers en politique de la ville aux phénomènes de violence et d’incivilité. Il est convaincu que rompre le mécanisme de la violence passe par l’instauration d’un dialogue, même contradictoire, par l’apprentissage de la démocratie et par la transformation des institutions. Aussi en 2003, il fonde l’association Pouvoir d’Agir 93, afin de promouvoir la démocratie locale et une citoyenneté active auprès des habitants. Pour pouvoir établir le contact avec l’ensemble des habitants, y compris les jeunes plus difficiles à toucher, il conçoit à partir de 2010 le dispositif de Médiation nomade : une structure mobile, capable de se déplacer au plus près des publics ciblés, à des horaires atypiques et suffisamment attractive pour favoriser le dialogue avec l’ensemble des habitants ainsi qu’ avec les acteurs institutionnels (élus, travailleurs sociaux, policiers, enseignants, bailleurs …).

En 2012 et 2013, le camping-car commence par sillonner les quartiers d’Ile-de-France. Puis, à partir de 2014, son champ d’action s’étend à l’ensemble du territoire. Pour l’année 2014-2015, 22 villes (Avignon, Lorient, Lyon, Marseille, Paris, Valence,…) ont accueilli le dispositif lors de 150 dates d’interventions nocturnes.


Médiation nomade: un repenti au service des cités par afp

Description détaillée :


Une convivialité qui favorise la confiance
Médiation nomade intervient le plus souvent à la demande des villes ou des associations locales implantées dans des quartiers confrontés à des problèmes d’incivilités, de délinquances, voire de violence impliquant les jeunes. Cette demande fait généralement suite à un constat d’impuissance des dispositifs classiques. Une première rencontre est alors organisée entre l’équipe de médiation nomade, les acteurs de la ville, les institutions et les associations locales : élus, service jeunesse, club de prévention, police municipale, mission locale… Elle permet à chacun de mieux se connaitre, de partager un diagnostic et de fixer ensemble un calendrier d’intervention : une fois par semaine pendant un à trois mois en Ile-de-France, ou trois-quatre jours d’affilée en province. Elle s’efforce aussi de lever les résistances ou les craintes qui peuvent exister chez certains acteurs locaux. Les interventions en horaires décalées soulèvent notamment l’opposition de certains professionnels.

Le jour J, le camping-car arrive en début de soirée dans la cité et s’installe jusqu’à minuit environ sur un site choisi au préalable en commun avec les acteurs locaux, au cœur du quartier, à proximité des lieux de regroupement des jeunes. Autour du camping-car, qui constitue déjà une curiosité en lui-même (tags et slogans non violents décorent la carrosserie), l’équipe dresse un espace de rencontre pour accueillir les habitants du quartier : quelques chaises et tables, de la musique, du thé à la menthe, des gâteaux partagés avec chaque visiteur. En général, les enfants et les pré-adolescents viennent en premier, puis les parents et les anciens. Les jeunes arrivent plus tard, vers 22h. Les acteurs locaux sont également présents. Le caractère informel et convivial de l’espace, la présence d’un professionnels et d’étudiants bénévoles formés à la médiation, permet d’instaurer un climat de confiance et d’amorcer le dialogue avec les habitants, notamment les jeunes, mais également entre les habitants eux-mêmes. Pour donner le temps à la confiance de s’établir et au dialogue de s’instaurer, le camping-car revient plusieurs fois dans le quartier, soit à échéances régulières pendant deux ou trois mois, soit plusieurs soirs d’affilés.


Transmettre la dynamique aux acteurs locaux
Le dispositif n’a cependant pas vocation à perdurer sur le territoire. Médiation nomade se veut avant tout un « «déclencheur ». Aussi, parallèlement au dialogue avec les habitants, Médiation nomade travaille avec les acteurs locaux associés au projet : acteurs de la prévention, travailleurs sociaux, policiers, bailleurs… A partir de la parole des habitants, elle les accompagne lors de sessions de formation à comprendre les raisons de la violence, elle les amène à se réinterroger sur leurs pratiques professionnelles et à faire évoluer ces dernières. Plusieurs villes ont expérimenté des ouvertures nocturnes pour certains de leurs équipements comme à Avignon, Nanterre et Bondy.
A Avignon, où médiation nomade est intervenue au cours de plusieurs soirées, l’équipe municipale s’est appropriée le projet et souhaite pouvoir reproduire la démarche avec ses propres médiateurs sur cinq quartiers prioritaires. A Marseille, à la demande de la préfecture, médiation nomade a programmé seize soirées pour 2016 dans différents quartiers de la ville, dont notamment les quartiers Nord. Ce projet a nécessité un gros travail de préparation avec les acteurs, ainsi que plusieurs rencontres avec des habitants référents dans les quartiers.
Médiation Nomade souhaite renforcer encore l’implication des acteurs du territoire en accompagnant d’une part la formation de médiateurs locaux, mais également en s’efforçant de susciter chez les jeunes des quartiers la construction de projets afin de leur permettre de devenir à leur tour des acteurs reconnus. Certains, parmi ceux qui sont présents à tous rendez-vous du camping-car deviennent même les meilleurs promoteurs du dispositif et peuvent se voir proposer par l’équipe de Médiation nomade, de les accompagner dans d’autres quartiers. Pour gagner en visibilité et capitaliser sur l’ensemble des actions déjà menées, l’association prévoit également d’organiser début juin 2016, des rencontres nationales, sur le thème de la nuit dans les cités.


Impact(s) :

• De septembre 2014 à décembre 2015, 22 villes ont accueilli la démarche soit 150 dates. En moyenne, une trentaine d’habitants participent à ces soirées auxquels s’ajoutent les personnes présentes pour les accueillir (acteurs institutionnels, associations, bénévoles…)
• créer les conditions de l’expression citoyenne des habitants des quartiers difficiles et réinstaurer le dialogue avec les autorités civiles et policières, les institutions, les associations…
• Prévenir les risques de délinquance, en particulier chez les jeunes, en permettant aux professionnels de la médiation et de l’accompagnement social de réinvestir des lieux désertés par les institutions publics
• Renforcer le vivre-ensemble et les liens intergénérationnels
• Modifier les pratiques professionnelles de l’ensemble des acteurs intervenants sur ces territoires.

Partenaire(s) :

Les communes qui sollicitent l’intervention de Médiation nomade, dans le cadre de la signature d’une convention.
Le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires qui soutient l’association à hauteur de 50% de son budget.
La fondation Julienne Dumeste, qui a pris le relais de la Fondation Abbé Pierre, mobilisé à l’origine du projet.

Moyens :

Financiers : Le CGET soutient à hauteur de 50 %, les villes accueillant Médiation nomade à hauteur de 500 € par soirée d’intervention. Depuis trois ans, la fondation Julienne Dumeste soutient le projet d’innovation sociale. Les premières années, le projet a été financé par la fondation Abbé Pierre.

Humains : Un équivalent temps plein (ETP) assuré par deux salariés à mi-temps puis depuis décembre 2015, 1,5 ETP partagé entre un salarié à temps plein et un salarié à mi-temps. Des étudiants bénévoles de l’université Paris X Nanterre, qui suivent les cours de politique de prévention et de sécurité dispensés par le créateur de Médiation nomade.

Matériels : un camping-car, des chaises et tables pour la terrasses, l’accès à l’eau et à l’électricité

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
Contact action : Yazid KHERFI
Directeur
Médiation nomade
5, Impasse Jean-Jacques Rousseau
78520 LIMAY
Tel: 06 81 32 29 85
Mail: yazid.kherfi@outlook.fr

Lien internet: www.mediationnomade.fr
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