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Pour banaliser la différence, Flore Lelièvre met les petits plats dans les grands

Flore Lelièvre aurait pu se contenter d’être une jeune architecte d’intérieur dans une ville dynamique. Mais son parcours familial, ses rencontres et sa force de conviction en ont décidé autrement. A 26 ans, cette jeune nantaise vient d’ouvrir un restaurant d’un type inédit en France, où travailleurs « ordinaires » et « extraordinaires » travaillent main dans la main. A l’origine du projet, la jeune femme souhaite permettre à des personnes trisomiques « de travailler et d’être rémunérées comme et avec tout le monde ». Mais au delà, elle espère surtout faire évoluer le regard de la société sur le handicap au sens large du terme. Une preuve d’amour à son frère aîné, porteur de trisomie 21.

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Et si on parlait des quartiers populaires dans la campagne présidentielle ?
Mercredi 15 mars 2017, l'association Ville et Banlieue organise une rencontre à Hérouville St-Clair (14) pour échanger entre élus et professionnels de la politique de la ville et présenter ses 31 propositions "pour réintégrer dans la République les 1 500 quartiers de la politique de la ville et 4,8 millions d’habitants dont la moitié vivent en dessous du seuil de pauvreté".  
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Lire et Faire Lire, pour grandir ensemble



Mis à jour le: 16-10-2014

Contact action : >> PIOLATTO Laurent : consulter sa fiche

Type d'action :

  • Education
  • Culture, Sport
  • Liens intergénérationnels
  • Lutte contre l'exclusion sociale
  • Vie des séniors
  • Participation des habitants
  • Bénévolat

Région : -France entière

Sur le vif :

Porteur(s) de l'action :
Association Lire et Faire lire

Objectif(s) et bref descriptif :
Afin de stimuler chez les enfants la curiosité et le plaisir de lire, l'association Lire et Faire Lire propose des séances de lecture dans des lieux éducatifs (écoles, bibliothèques, centres de loisirs, etc.) assurées par des bénévoles retraités. Les sessions limitées à 45 minutes et à six enfants maximum (tous volontaires) permettent de réels échanges entre le lecteur et son auditoire. L'initiative constitue une mise en regard entre les besoins des plus jeunes (l’accès à la culture) et ceux des moins jeunes (le désir de transmettre) qui contribue à la lutte contre l’illettrisme et à la réussite scolaire. Basée sur des séances de lecture par des retraités bénévoles, Lire et Faire Lire permet également de créer et de valoriser des liens entre générations.

Origine(s) :
En s’inspirant d’une expérience de bénévolat dans la ville de Brest où des retraités se sont organisés pour animer la bibliothèque d’une école primaire, les fondateurs de Lire et Faire lire, l’écrivain Alexandre Jardin et le journaliste Pascal Guénée, décident en 1999 de créer une association dont l’objet sera de faciliter les interventions de bénévoles lecteurs au sein des écoles partout en France. Ils partent du double constat que l’accès à la lecture doit être encouragé pour tous les enfants et que par ailleurs de nombreux retraités, désireux de transmettre, sont tenus à l’écart de la société. C’est autour de cette finalité qu’ils parviennent à rassembler institutions publiques, partenaires privés, ainsi que la population pour structurer une nouvelle association. Lire et Faire Lire est créé avec le concours de deux partenaires associatifs importants : la Ligue de l’enseignement et l’Union nationale des associations familiales (UNAF), qui en sont dès le départ membres de droit. Le projet se construit avec le soutien médiatique d’un collectif d’écrivains et de personnalités de l’édition. Le financement sera apporté à la fois par des subventions publiques et par des partenaires privés.
Rapidement, le Ministère de l’Education nationale et le Ministère de la Culture mettent en place des conventions reconductibles annuellement avec Lire et Faire lire qui obtient par ailleurs un agrément du Ministère des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative, labellisant ainsi l’association. Les institutions nationales, outre la reconnaissance administrative et le versement de subventions, portent également un message facilitateur : ainsi dès le lancement de l’action, la ministre déléguée à l’enseignement scolaire invite l’ensemble des recteurs et des inspecteurs d’académie à soutenir l’intervention de Lire et Faire lire dans les établissements.
Un mécénat privé se développe également largement : l’association Lire et Faire lire peut cofinancer ses actions en motivant des entreprises désireuses de soutenir le programme. Aux trois entreprises pionnières de l’initiative (Picard, Fondation France Télécom et La Poste), sont très vite venues se joindre de nombreuses autres, en lien avec la culture ou non : Robert Laffont, Milan Presse, Didier Jeunesse, France Loisirs et d’autres, mais aussi la Maïf, Optic 2000, la Banque populaire etc. Geste médiatique ou geste militant, ce mécénat privé reconnaît l’importance du rapprochement des aînés et des plus jeunes à travers la transmission de la culture. Le mécénat ne consiste d’ailleurs pas uniquement en dons financiers, mais les entreprises partenaires s’offrent également de faire de la publicité, de rechercher des bénévoles potentiels dans leur propre réseau, voire d’animer des formations.
Enfin, en 2007, une convention avec la CNAF fait entrer Lire et Faire lire dans les structures petite enfance.

Description détaillée :
Des cadres divers
Lire et Faire lire s’adresse aux enfants dans le cadre des écoles primaires et maternelles, des centres de loisirs, des bibliothèques, et de tout lieu éducatif habituel. Ayant depuis 2007 une convention avec les CAF, le dispositif s’adresse aussi aux enfants accueillis en crèches.
Les bénévoles de l’association interviennent également dans d’autres lieux recevant des enfants : ainsi par exemeple, dans le cadre d’une expérience de collaboration avec des magistrats, des séances de lecture ont été organisées à l’attention d’enfants reçus par le juge des enfants. La démarche a permis de détendre les enfants concernés dans un environnement anxieux. Sur le même modèle, d’autres interventions ont été faites auprès d’enfants hospitalisés.

La formule des interventions
Les lectures sont souvent faites sur le temps périscolaire mais parfois aussi sur le temps scolaire. Elles sont limitées à 45 minutes et à six enfants maximum, de sorte à permettre de réels échanges entre le lecteur et son auditoire.
Le choix des textes lus incombe en général au bénévole lecteur mais se fait souvent en concertation avec le personnel éducatif. Aux histoires « traditionnelles », adaptées selon les âges des enfants, sont venus s’ajouter d’autres types de textes, comme par exemple des articles de journaux pour les enfants les plus âgés.
Les séances sont organisées sur la demande des personnels éducatifs. Quand elles ont lieu sur le temps scolaire les enseignants peuvent les intégrer dans le projet de classe. Mais la limitation à six enfants par groupe nécessite de les articuler dans l’emploi du temps de la classe entière.
Dans le cadre du temps périscolaire (pause méridienne ou étude du soir), ou pour les interventions dans des structures hors école comme les bibliothèques, les conditions sont les mêmes.

Le coût de l’opération
Dans la mesure où les subventions et le sponsoring couvrent les frais d’organisation, de formation et d’assurance des bénévoles, les interventions sont gratuites pour les structures éducatives. Parfois, une participation financière est demandée, mais seulement lorsqu’il y a des frais supplémentaires. C’est le cas par exemple des conventions en cours avec les villes dans le cadre de la prise en charge des nouveaux rythmes scolaires liés à la réforme mise en place en 2013.

Gouvernance nationale et coordinations locales
Lire et Faire lire est une association nationale dont l’originalité est qu’elle ne comporte que deux personnes morales comme membres : la Ligue de l’enseignement et l’Union nationale des associations familiales (UNAF). Les deux organismes siègent au conseil d’administration de Lire et Faire lire avec 8 administrateurs chacun. Ce partenariat étroit affirme bien la prégnance du secteur associatif.
La mise en œuvre locale du programme Lire et Faire lire relève des délégations de la Ligue de l’enseignement et de l’UNAF. Ainsi, il existe aujourd’hui 101 coordinations locales de Lire et Faire lire, déployées dans l’ensemble du territoire métropolitain et d’outre-mer. 150 salariés des deux organismes travaillent comme coordinateurs de l’action.
Les coordinations locales recrutent les bénévoles, assurent leur formation et organisent les interventions dans les structures éducatives. Elles souscrivent une assurance pour les bénévoles intervenants. Le cas échéant elles sont aussi chargées de la médiation.


Atelier de formation Lire et faire lire par media46

Médiatisation et actions de sensibilisation
Outre les séances de lecture organisées dans les structures éducatives, Lire et Faire lire participe à un certain nombre d’événements : « Camion des mots » en partenariat avec le magazine Lire, animations au Salon du livre de Paris, opération « Sacs de pages » co-organisée par plusieurs éditeurs, « En train de lire » une opération lancée par la SNCF, etc. L’association organise des Rencontres nationales depuis 2008, des groupes de travail sur des thématiques particulières. Elle intervient aussi dans des échanges interinstitutionnels, en particulier dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme et de la réussite éducative.
Enfin, Lire et Faire lire publie une lettre d’information semestrielle, « Il était une fois… », diffusée auprès de tous les bénévoles. Ce support est l’occasion de faire vivre le réseau mais aussi de partager des articles de fond sur le sens de la démarche.

Et pour l’avenir : quel développement dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires engagée fin 2013?
Avec la réforme des rythmes scolaires en cours, les pouvoirs publics sont de nouveau confrontés à la question de définir les intervenants éducatifs autour de l’enfant. Dans cette perspective, Lire et Faire lire a toute sa légitimité. La mise en œuvre des interventions est légèrement impactée par cette nouvelle forme : en effet, il s’agit maintenant de passer convention avec les villes. Par ailleurs, la contrainte de régularité sur une année ou un semestre, nécessitant de faire intervenir plusieurs bénévoles et le cas échéant de faire face aux remplacements, peut occasionner un coût d’encadrement plus important.
Au-delà de ces quelques réajustements, l’association souhaite saisir l’opportunité pour non seulement s’étendre, mais aussi évoluer. Dans un communiqué fait à l’automne 2013, le conseil d’administration déclarait que la réforme des rythmes scolaires représente « une opportunité structurante ».

Pour conclure : Quelle recette pour passer d’une bonne idée à un résultat d’ampleur ?
Parti d’une idée simple en 1999, Lire et faire lire est une initiative particulièrement exemplaire car elle a réussi à se développer et s’ancrer dans le paysage social et institutionnel de façon pérenne. Le choix de la forme associative et surtout les soutiens multiples, par les écrivains, les associations familiales, les institutions publiques, les entreprises privées, que l’opération a su susciter, sont autant d’atouts d’un parcours qu’on peut déclarer sans faute.
Peut-on définir les ingrédients qui font le succès de cette initiative ? Au-delà d’une bonne idée de départ, on observe trois éléments qui ont participé à son bon développement : la simplicité de la formule, pour mieux convaincre ; la recherche d’un partenariat varié, pour mieux étayer ; et le fait d’être sans cesse à l’écoute des demandes de la société, pour mieux s’adapter.
Comme le dit le délégué général actuel de l’association : « Lire et Faire lire, c’est une bonne pratique modélisée » !

Impact(s) :
Le premier impact de la démarche est le nombre de personnes bénéficiaires : lors du dernier bilan de Lire et Faire lire fin 2013, on dénombre 14.000 bénévoles présents dans plus de 8.000 structures éducatives. L’action touche ainsi près de 300.000 enfants.

Le retour qualitatif de l’expérience est unanime. Lire et faire lire, qui publie un bilan chaque année, a constitué des groupes de travail pour mesurer sous forme d’enquêtes la perception des enfants comme des aînés de cette opération. Pour les bénévoles, l’appartenance à un réseau et le sentiment d’utilité ne sont pas les moindres des effets ressentis.

Lire et Faire lire a au fur et à mesure de son évolution a trouvé une place reconnue par les pouvoirs publics dans les politiques de lutte contre l’illettrisme (plan de 2002), grand prix de la Fraternité au Sénat (2005), programme de réussite éducative (subvention de la Délégation interministérielle à la Ville en 2006), plan de cohésion sociale (avec l’ACSE en 2008) pour n’en citer que quelques uns.

Partenaire(s) :
Partenaires membres de droit de l’association Lire et Faire lire : Union nationale des associations familiales (UNAF), Ligue de l’enseignement.

Partenaires institutionnels :
Ministère de l’Education nationale, Ministère des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative, Ministère des Affaires sociales et de la Santé, Ministère de la Culture, Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), Association des maires ruraux de France (AMRF), Fonds de coopération de la Jeunesse et de l’Education populaire (FONJEP), Agence nationale pour la Cohésion sociale et l’Egalité des chances (ACSE), Bibliothèque nationale.

Partenaires associatifs et entreprises : Aînés ruraux, Association Bénévolat de compétence et de solidarité, Association des Bibliothécaires de France (ABF), Association Cultures du cœur, Association Pierre Bellon, Association Printemps des Poètes, Association Régions-Presse-Enseignement-Jeunesse (ARPEJ), Bolloré Thin Paper, Caisse centrale des activités sociales des industries électriques et gazières (CCAS), Caisse des Dépôts, Casino, Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, Decitre, l’Express, Fondation EDF, Fondation nationale de gérontologie (FNG), Fondation SNCF, Fonds MAIF pour l’éducation, Lire, Milan Presse, Musée du Louvre.

Moyens :
Humains :
14.000 bénévoles
150 coordinateurs de la Ligue de l’Enseignement et des UDAF

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
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