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Monique Fournier Laurent - « S’investir auprès des jeunes, c’est rester jeune ! »
Monique Fournier Laurent est la preuve que la retraite porte bien mal son nom. Depuis 10 ans, cette habitante de Creil ne cesse de militer pour une citoyenneté active au service de la collectivité. Des convictions dont elle s’est fait l’écho dans plusieurs ouvrages et qui motive son engagement auprès des jeunes, au sein du collectif GR21 et son implication dans sa ville. 
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Le Reflet s’illustre
Il y a quelques mois, Apriles consacrait une fiche au Restaurant le Reflet, à Nantes. Un restaurant extraordinaire puisque cette entreprise ordinaire a relevé le défi d’intégrer dans son équipe six personnes porteuses d’une trisomie 21. Aujourd’hui cette belle aventure fait l’objet d’un livre. Joliment illustré, cet ouvrage a pour vocation de partager à grande échelle le savoir-faire de l’association Trinôme 44, qui a porté le projet, et de diffuser le plus largement possible cette expérience afin d’inciter un plus grand nombre d’employeurs à embaucher des personnes porteuses de handicap. D’autres initiatives similaires ont d’ailleurs vu le jour à Nîmes ou encore à Rennes et Paris avec les cafés Joyeux. Prix 20 euros à commander sur http://projet-lereflet.fr/ notre-livre/ 
 
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Radio CHU : deux générations sur la même longueur d'onde - 33



Mis à jour le: 19-02-2013

Type d'action :

  • Culture, Sport
  • Liens intergénérationnels
  • Parentalité
  • Jeunesse
  • Vie en établissement
  • Gouvernance, partenariats institutionnels
  • Participation des habitants
  • Bénévolat

Région : Aquitaine

Sur le vif :
« Je trouve cela formidable, ce partage entre les anciennes et les nouvelles générations. Pendant qu'il fait l'émission, mon fils oublie qu'il a mal. Et moi, je suis fière de le voir aussi à l'aise. Pour nous parents, c'est aussi important de partager avec lui autre chose de plus fun que les piqûres, les pansements ou les toilettes» - la maman d'un jeune patient

Porteur(s) de l'action :
Association Radio CHU

Objectif(s) et bref descriptif :
Au Centre Hospitalier Universitaire Pellegrin, à Bordeaux, la radio associative RADIO CHU réalise une fois par semaine une émission intergénérationnelle au cours de laquelle des enfants hospitalisés deviennent journalistes d'un jour en interviewant une personne senior. Enregistrée dans un studio installé au sein du service pédiatrique, puis diffusée sur le réseau interne de l'hôpital, cette émission permet aux enfants d'oublier temporairement la réalité de leur maladie et des soins, de transmettre la mémoire des aînés en ouvrant l'hôpital sur le quartier et de changer le regard des adultes, parents et soignants, sur les enfants malades.

Origine(s) :
Le projet de RADIO CHU naît en 2004 de la rencontre entre la présidente d'une association de visiteurs d'hôpital, membre du conseil d'administration du CHU et un journaliste local. Conscients du désarroi des patients face à la maladie et de la solitude de certains, ils proposent de créer une radio au sein de l'hôpital Pellegrin, où chaque chambre dispose d'une connection numérique. Fortement soutenu par le directeur de l'hôpital, qui va mettre à la disposition de l'association un local, les moyens techniques et l'assistance informatiques du centre hospitalier, le premier studio voit le jour en 2004. Animée par des bénévoles, appartenant au personnel hospitalier ou totalement extérieur et par deux professionnels, un technicien et une animatrice, la radio émet gratuitement, 7 jours sur 7 jours, 24 heures sur 24, sur la chaîne 8 du téléviseur installé dans les chambres des patients. Elle propose ainsi des émissions toutes préalablement enregistrées, qui permettent non seulement de découvrir la vie de l'hôpital mais aussi de garder un lien avec l'extérieur, au travers de nombreux reportages sur la vie locale. De quoi distraire les patients, rompre leur isolement mais également informer les familles qui viennent de toute la région. En 2009, la grille des programmes intègre une tranche horaire essentiellement destinée aux enfants : ils peuvent y écouter des histoires, des lectures, de la musique. Mais l'équipe décide d'aller plus loin, en proposant aux enfants de participer eux-mêmes à la réalisation d'une émission. C'est ainsi qu'en 2011, « Racontez-moi une histoire » voit le jour, après qu'un second studio ait été installé au sein de l'hôpital pédiatrique, dans l'espace détente que les enfants ont l'habitude de fréquenter, avec l'accord de son directeur et le soutien financier de l'AG2R et de la Fondation Caisse d'Epargne.

Description détaillée :
Depuis la création de la radio, des liens se sont tissés avec les associations du quartier.
Par exemple, les émissions de Radio CHU sont diffusées dans les trois lieux d'accueil de familles de patients hospitalisés situés à proximité de l'hôpital. Cela permet de les informer sur la vie et les activités locales et de leur offrir ainsi la possibilité de s'évader un peu.
Par ailleurs, des contacts se sont mis en place avec la mairie, les associations de quartier, ainsi que les clubs seniors, afin de les inciter à faire connaître leurs activités à la radio et même d'encourager leurs adhérents à participer. C'est ainsi que plusieurs habitants, en particulier les plus anciens, ont exprimé le souhait de venir témoigner de l'histoire de leur quartier, transformé par l'implantation assez récente de l'hôpital et ses extensions. Cette envie a pu se concrétiser autour du projet d'émission des enfants : pourquoi ne pas faire interroger par des enfants et des jeunes hospitalisés, ces seniors désireux de transmettre leur histoire ou leur passion '
Du côté des équipes médicales, sensibilisées à la démarche lors de réunions d'information et parfois déjà impliquées à titre personnel dans le fonctionnement de la radio (certains réalisent des chroniques et une ancienne surveillante en est devenue la vice-présidente), le projet est bien accueilli : ce sont eux qui dans chaque services vont signaler, le mardi matin à l'animatrice, les enfants, entre 6 et 15 ans environ, susceptibles de participer. En général, deux par émission. Les critères sont d'abord médicaux : il faut que l'enfant puisse sortir de sa chambre, même si c'est en fauteuil, et qu'il n'ait pas d'examens à subir au moment de l'enregistrement. Mais il sont aussi psychologiques : les aides soignantes repèrent un enfant qui s'isole, qui a peu de visite ou qui est très angoissé par les soins. Elles savent que la participation à l'émission peut parfois débloquer certaines situations, comme avec cette jeune fille de 14 ans, complètement renfermée sur sa maladie, qui refusait de sortir de sa chambre et d'avoir des contacts avec les autres jeunes. Après avoir participé à l'émission, elle s'est de nouveau épanouie et a même acceptée de partagée des repas en commun. Enfin, certains enfants expriment eux-mêmes leur envie de participer à l'émission.
L'animatrice rencontre alors chacun des futurs « reporters en herbe », lui présente l'invité qu'ils rencontreront l'après-midi et les raisons pour lesquelles il est là, puis construit avec eux les questions qu'ils lui poseront. C'est aussi l'occasion de lever les appréhensions en expliquant le déroulement de l'enregistrement et précisant quelques points techniques. Dans tous les cas, l'accord des parents est également sollicité et leur présence est souhaitée lors de l'enregistrement. Car c'est également pour eux l'occasion de porter un autre regard sur leur enfant malade, de le découvrir ou de le re-découvrir acteur de sa vie, capable d'enthousiasme, capable de réaliser lui-même quelque chose, dans un environnement où il est le plus souvent passif et dépendant.
L'après-midi est consacré à l'enregistrement. Depuis la création de l'émission, se sont succédés un passionné d'histoire, un spéléologue, un marin, un alpiniste, un chanteur d'opéra, un tintinophile' Pour les enfants, comme pour les seniors, l'admiration est réciproque, les seconds étant souvent surpris de la pertinence des questions des premiers, de leur curiosité et de leur capacité à faire abstraction de leur hospitalisation. Si les échanges du début sont parfois un peu timides, ils se poursuivent en général bien après la fin de l'enregistrement et la parole se libère autour de photos ou de documents que les personnes âgées amènent avec elles. Au point de regretter parfois de ne pas avoir laissé les micros ouverts. Des liens se créent, qu'il est cependant rare de poursuivre au-delà de l'instant partagé : les enfants sont souvent hospitalisés pour de courte durée et résident le plus souvent en dehors de Bordeaux. Aussi, pour conserver une trace du moment passé ensemble, un CD de l'émission est remis à chaque participant, après montage des 30mn rediffusées quotidiennement dans la tranche réservée aux enfants, entre 16h30 et 17h00.
Aujourd'hui l'émission est un succès, tant en matière de lien intergénérationnel (le Conseil général a d'ailleurs apporté son soutien à l'action dans le cadre d'un appel à projet sur cette thématique), que comme accompagnement thérapeutique. Depuis la première émission, en mars 2011 jusqu'en mars de l'année suivante, 84 enfants et 42 seniors ont participé aux 42 enregistrements. Le bouche-à-oreille auprès des habitants du quartier permet d'alimenter le vivier des invités. Certains ont même souhaité revenir, avec d'autres enfants. Un troisième studio commence à fonctionner en partenariat avec les Apprentis d'Auteuil, au Centre Abadie (rattaché au CHU) qui accueille des jeunes en grandes difficultés ( pré-ados, jeunes présentant des troubles graves du comportement alimentaire ou adolescents suicidaires).
Reste à Radio CHU à se faire entendre en dehors de l'hôpital : c'est tout l'enjeu du projet de web radio auquel travaille maintenant l'association.

Impact(s) :
- Ouvrir l'hôpital sur son environnement extérieur
- Créer des synergies entre l'hôpital et les habitants du quartier
- Favoriser le lien social et intergénérationnel
- Rompre l'isolement et l'angoisse des enfants face à leur maladie
- Susciter un changement de regard chez les professionnels en charge des enfants hospitalisés et chez leurs parents

Partenaire(s) :
AG2R, le Crédit Agricole d'Aquitaine, la Fondation de la Caisse d'Epargne, la Fondation solidarité SNCF, la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Gironde, le Conseil Général de Gironde, la GMF, la MNH, la Mairie de Bordeaux et le groupe Petrusse

Moyens :
Le budget de fonctionnement de fonctionnement de Radio CHU s'élève à 40 000 euros, essentiellement consacré aux salaires des deux professionnels (26 heures chacun par semaine, dont heures environ consacrées à la préparation, l'enregistrement et le montage de l'émission des enfants). Ce budget est financé principalement par la cotisation des adhérents à l'association, ainsi que par des événements (thé dansant, par exemple), dont les bénéfices sont reversés à l'association, ainsi que par des subventions de partenaires.
Ainsi, la mise en place du studio des enfants et le fonctionnement de leur émission a bénéficié du soutien de l'AG2R à hauteur de 3000 euros, de la Fondation Caisse d'Epargne, pour 3000 euros et de celle du Conseil général pour 5000 euros.
Le CHU apporte lui un soutien logistique et matériel, en mettant à disposition les studios, ses équipes techniques et son réseau.
Chaque émission nécessite également la présence d'un membre de l'équipe soignante, qui accompagne les enfants, ainsi que l'encadrement de deux bénévoles de l'association.

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
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