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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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L’enfance de l’art
Les musées aussi mise sur l’intergénérationnel. Le Louvre Lens a lancé il y a quelques mois des ateliers baptisés « l’art d’être grand-parents ». Un samedi par mois pendant deux heures, les médiateurs du musée offrent gratuitement aux grands parents conseils et astuces pour éveiller la curiosité et la créativité des plus jeunes. Ils répondent à des questions très concrètes sur quelles œuvres choisir, comment capter l’attention des enfants ou comment évoquer la nudité ? Ils proposent également des activités pour prolonger ce temps de découverte. De quoi faire d’une visite au musée un beau moment de complicité intergénérationnelle.
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Un lieu parents/enfants pour renforcer les relations de voisinage en milieu rural - Les Abrets - 38



Mis à jour le: 10-04-2009

Contact action : >> Legris Marie : consulter sa fiche

Type d'action :

  • Développement local rural
  • Relations de voisinage
  • Petite enfance, modes de garde

Région : Rhône-Alpes

Porteur(s) de l'action :
Caf de Grenoble

Objectif(s) et bref descriptif :
Afin de soutenir les nombreux jeunes parents nouvellement arrivés dans leur village, des habitants se mobilisent et gagnent l'adhésion des Institutions. Au terme d'un processus mené avec le concours de professionnels de la Caf, un espace parents/enfants est organisé dans une salle mise à disposition par la Mairie. C'est un lieu d'échange et d'aide à la parentalité qui rassemble habitants, professionnels de la Caf et de la MJC et qui permet en outre de favoriser l'intégration des nouveaux venus dans le village.

Origine(s) :
Les Abrets, village rural de 2800 habitants, autrefois  vieillissant, fait face depuis quelques années à une arrivée massive de jeunes (les familles représentent 58% des habitants et 27% de la population a plus de 60 ans). A l'initiative de quelques mamans, des matinées s'organisaient chez les unes ou les autres pour faire jouer leurs enfants. Interpellée par le directeur de la Maison de la Jeunesse et de la Culture (MJC), la Caisse d'Allocations familiales (Caf) missionne deux conseillères en économie sociale et familiale (CESF) pour mener une action de développement social sur le territoire des Abrets.

Description détaillée :
Pour faire l'état des lieux, les deux conseillères rencontrent d'abord en 2001 les professionnels, associations et élus. Elles mettent en 'uvre un recensement des services présents sur la commune et recueillent la parole des habitants à travers une question-clé : "Comment vit-on dans le village'". De cette consultation émerge diverses problématiques concernant la garde des enfants, l'accueil périscolaire, et l'absence de lieu de rencontre parents enfants. A l'automne 2002, le diagnostic est partagé avec tous les acteurs: élus, travailleurs sociaux, instituteurs, MJC, associations et habitants se rassemblent lors d'un temps fort et collectif qui permet de mettre en place une méthode de travail favorisant la transversalité. A l'issu du partage, les acteurs créent une Commission famille, instance de réflexion et d'élaboration de projets avec les professionnels, les parents et les élus. Les discusions font apparaitre des convergences entre les besoins des habitants et des partenaires, notamment sur les thématiques liées à la parentalité. Une rencontre sur le thème de la fonction parentale est organisée pour mobiliser encore davantage le village. C'est l'occasion pour le Maire adjoint chargé du social d'exprimer sa volonté d'avancer sur ces questions.

En juillet 2003, un "comité de parole" constitué de parents se réunit pour concevoir des réponses aux besoins des habitants et connait un succès tel que trois autres communes s'y greffent : Les Avenières, Morestel, Montalieu. Le groupe élargi décide de se réunir régulièrement et de mettre en place des animations intercommunales. La Caf est sollicitée pour financer les sorties familiales et le poste d'un intervenant extérieur, qu'elle soutient via un dossier Vacances Solidaires Collectives. Les parents prennent ensuite le relais : ils mettent au point un questionnaire sur les modes de garde intitulé "J'ai la parole, je suis citoyen". Une fois validé par la Commission famille, il est distribué aux habitants et aux représentants d'associations de parents. En parallèle, des réflexions sont menées dans le cadre du contrat Temps libres (Caf) qui font apparaître un besoin récurrent de loisirs et de vacances.

En 2004, les habitants, en lien avec la Commission Famille lancent l'idée d'un lieu de rencontre parents enfants. Pour s'implanter, ils interpellent les élus qui s'engagent et mettent à disposition une salle dans un équipement scolaire. En septembre, ce lieu baptisé "Les matinées détente" ouvre ses portes. L'accueil a lieu tous les jeudis matins. C'est un lieu d'échange et d'aide à la parentalité qui rassemble habitants, la MJC, les deux CESF de la Caf. Il permet également de favoriser l'intégration des nouveaux venus dans le village.

En 2006, les deux CESF se retirent progressivement du dispositif et le lieu se réorganise. Le retrait des conseillères est accompagné d'une mobilisation plus importante de la Mairie et du Conseil général. Dès lors, une place plus importante est prise par les familles et les professionnelles qui s'approprient fortement ce lieu. Le projet social est transmis à la Caf, qui donne son agrément en septembre 2007. Sur demande du Maire, une animatrice, mère de famille, est recrutée pour coordonner l'activité. En juillet 2008, le comité de pilotage demande une augmentation des heures de l'animatrice et l'ouverture d'une deuxième matinée selon les besoins des habitants.

Impact(s) :
- Ce lieu rapproche habitants, municipalité et autres acteurs sociaux et culturels. Il constitue d'autant plus une place d'animation de vie sociale dans la commune qu'il est identifié comme tel par le Conseil général et les autres partenaires de l'action sociale sur le territoire (établissements et services).
- Création d'une dynamique locale entraînant l'éclosion d'autres projets répondant aux attentes des abrésiens : les CESF, la Commission Famille et les habitants s'impliquent notamment dans un projet de prévention des risques familiaux.
- Vingt six familles et quatre assistantes maternelles participent régulièrement aux matinées du jeudi (avec une moyenne de 13 adultes et 15 enfants).

Partenaire(s) :
Caf
MJC
Mairie
Service PMI du Conseil général

Moyens :

Humains : deux CESF (2001 à 2006) ; une animatrice salariée par la Mairie en 2007-2008.

Matériels : une salle mise à disposition par la Mairie.

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
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