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Bathélémy Gas ou l’aventure intergénérationnelle 2.0
A 25 ans, Barthélémy Gas a fait le pari de l’« Or gris ». Avec son condisciple Thibault Bastin, rencontré sur les bans de leur école d’ingénieur, ils ont créé en 2015 une plateforme collaborative joliment baptisée les talents d’Alphonse. Objectifs de la jeune start up, qui a déjà assuré plusieurs centaines d’heures de transmission de savoir-faire entre générations : mettre en relation des retraités passionnés et riches d’expériences, les Alphonse et les Alphonsine, avec des jeunes « Curieux », désireux de s’initier à des activités manuelles ou culturelles. Rencontre bien réelle avec un jeune chef d’entreprise qui croit en l’intergénération.


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SOS Parents solos
En France, plus d’une famille sur 5 est monoparentale, avec dans 85% des cas une femme à sa tête. Une situation qui pour beaucoup rime avec isolement, épuisement, manque de reconnaissance. D’où le projet porté par plusieurs acteurs réunis au sein d’une fondation portée par la fondation de France : une plateforme internet. www.parents-solos-compagnie.org pour mettre ces parents solos en réseau, leur apporté des informations, les aider à initier des démarches collectives. La plateforme est également ouverte aux associations et structures publiques pour promouvoir leurs actions vers ce public et partager leur expertise. 
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L’Alliance pour l’Education unit les énergies du territoire pour redonner aux collégiens l’envie de s’accrocher à l’école



Mis à jour le: 09-01-2017

Contact action : >> PICCININ Laurence : consulter sa fiche

Type d'action :

  • Education
  • Jeunesse
  • Gouvernance, partenariats institutionnels

Région : -France entière

Sur le vif :
« Un décrocheur potentiel, ce qui va finalement le faire quitter ou continuer l’école, c’est son sentiment d’appartenance au groupe. Travailler sur les acquis scolaires est important, mais ce qui compte vraiment c’est qu’à l’issue de nos interventions une cohésion de groupe se crée tant entre les élèves qu’avec la communauté éducative autour d’eux. C’est cette énergie collective qui constitue la force du programme et nous permet d’aller plus loin. », collaboratrice d’entreprise intervenant au sein des classes (volet 3) et participant aux réflexions sur l’amélioration du programme. 

Porteur(s) de l'action :
Alliance pour l’Education 

Objectif(s) et bref descriptif :
Afin de prévenir le décrochage scolaire dès le collège et de permettre aux jeunes de reconstruire une relation positive avec l’école avant leurs premières grandes décisions en matière d’orientation, L’Alliance pour l’Education propose un programme d’accompagnement complet aux élèves de la cinquième à la troisième. Pendant trois ans, celui-ci associe tutorat individuel et actions collectives. Le principe : faire le lien entre les jeunes, les familles, les associations, les entreprises et les collèges pour permettre aux jeunes de reprendre confiance en eux et d’élargir leur champ des possibles. Porté par un collectif de douze entreprises mécènes, L’Alliance pour l’Education fait le pari de la mobilisation des forces propres à chaque territoire pour agir sur l’ensemble des facteurs qui pèsent sur le parcours des jeunes à risque de décrochage scolaire, bien au-delà de la question du bulletin de notes.

Origine(s) :
Fin 2012, l’association nationale Admical, qui a pour mission d’accompagner et d’encourager le mécénat des entreprises, constate que celles-ci sont rarement associées à la mobilisation collective autour des questions sociales et éducatives, malgré les ressources qu’elles peuvent apporter à l’action publique. Pourtant, le décrochage scolaire émerge rapidement comme un enjeu sociétal majeur et fédérateur pour plusieurs grandes fondations d’entreprises, dont certaines ont déjà une expérience dans ce domaine. En janvier 2013, sept d’entre elles se rassemblent pour créer « L’Alliance des mécènes pour l’éducation », avec l’ambition de rassembler l’ensemble des forces de la société civile pour créer un programme complet de prévention du décrochage scolaire.

Une mission conseil, rassemblant des experts du décrochage scolaire et les entreprises volontaires de L’Alliance, est mise en place afin de définir le programme. Très rapidement, L’Alliance fait le choix de privilégier une intervention au niveau du collège. D’une part, l’idée du programme est d’agir en amont de la rupture complète du jeune avec le milieu scolaire, dans une logique de prévention. D’autre part, l’état des lieux réalisé par la mission conseil permet de mettre en lumière un déficit d’accompagnement des collégiens sur des dispositifs de longue durée. De fait, de nombreuses actions locales existent, mais interviennent souvent de manière très ponctuelle dans la vie du jeune. Au contraire, le programme souhaite offrir un accompagnement s’étalant sur plusieurs années, afin de travailler sur des facteurs de décrochage scolaire complexes (confiance en soi, capacité à se projeter dans l’avenir, relations avec les autres…). Enfin, tout en représentant un moment charnière en matière de décrochage scolaire, le collège demeure un terrain d’intervention accessible à un large panel de bénévoles et de collaborateurs d’entreprises, là où une intervention auprès d’enfants plus jeunes aurait sans doute exigé un dispositif de recrutement et de formation plus lourd des volontaires. A l’écoute du monde scolaire et associatif, le programme demeure avant tout influencé par les mécènes, afin de conserver la spécificité d’une approche issue des acteurs économiques.

En juillet 2013, après sept mois d’élaboration, le projet final est présenté au Ministère de l’Education Nationale, qui le fait connaître aux recteurs des trois académies d’Ile-de-France par le biais d’une lettre signée par la Ministre déléguée chargée de la Réussite éducative. En 2013-2014, le programme fait sa toute première rentrée au sein de deux collèges à Cergy et Sarcelles, dans le Département du Val-d’Oise. Une partie des collèges partenaires ont été ciblés sur recommandation des directions académique des services de l'éducation nationale, au sein des réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+). Plusieurs collèges ont également directement sollicité L’Alliance après avoir entendu parler du programme, mené dans un établissement voisin.

A sa création, L’Alliance pour l’Education rassemble sept fondations et entreprises publiques et privées. Aujourd’hui, ce sont douze mécènes qui apportent leur soutien financier et humain au programme. De même, le nombre de collèges investis dans le dispositif a progressivement augmenté. L’année scolaire 2014-2015, première année scolaire complète pour le dispositif, a permis l’accompagnement individuel de 130 élèves et la sensibilisation de 1 000 d’entre eux, dans huit collèges des Départements de Paris, Val-d’Oise et Seine-et-Marne. L’année 2015-2016 marque l’élargissement du programme à onze collèges et son implantation en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. En 2016-2017, le programme sort pour la première fois d’Ile-de-France en s’implantant pour expérimentation dans un collège volontaire de l’Académie de Bordeaux, où L’Alliance pour l’éducation nourrit déjà de bons contacts avec les associations et les entreprises locales.
D’abord placée en lien avec la cellule de soutien à l’innovation éducative du ministère de l’éducation nationale, L’Alliance s’est progressivement rapprochée des services en charge des parcours d’orientation et de professionnalisation. Par ailleurs, des échanges ont également été engagés en 2016 entre L’Alliance et le conseil national éducation économie (CNEE). Ce conseil est notamment chargé d’appuyer le développement des comités locaux Ecole-Entreprise (CLEE), implantés dans treize académies, qui visent à constituer des lieux privilégiés d'échanges et de ressources entre le monde de l'entreprise et celui de l'école.
Par ailleurs, en avril 2016, « L’Alliance des mécènes pour l’Education » devient plus simplement « L’Alliance pour l’Education ». Si ce changement de nom répond en partie à un objectif de lisibilité, il traduit également le renforcement progressif de l’implication d’acteurs variés au sein du programme : entreprises, enseignants, associations, familles, encadrants éducatifs et pouvoirs publics.



Description détaillée :

Quatre volets pour prendre en compte le risque de décrochage scolaire dans sa globalité

Au-delà du renforcement des acquis scolaires, le programme de L’Alliance pour l’Education a pour vocation de valoriser des jeunes souvent fragilisés dans leur estime de soi en raison d’un parcours scolaire difficile. En effet, à niveau scolaire égal, le sentiment d’appartenance à sa classe, et plus largement au monde scolaire, joue un rôle important dans le maintien du jeune à l’école. Par conséquent, l’entrée au sein du programme ne résulte pas uniquement d’une moyenne scolaire faible. Ce sont les professeurs (notamment le professeur principal) et les groupes de prévention du décrochage scolaire au sein des établissements qui repèrent les jeunes « à risque », selon un certain nombre de critères d’éligibilité : absentéisme avéré ou qui commence à s’installer, chute des notes, fragilités scolaires, comportement… Toutefois, cette grille de critères a vocation à s’adapter à des situations individuelles complexes. Par exemple, certains jeunes intègrent le programme avec des notes moyennes mais sont néanmoins identifiés à risque de décrochage en raison de difficultés familiales ou au sein de la classe. La volonté du jeune et de sa famille, ainsi que le fait que l’élève ne soit pas déjà accompagné par un autre dispositif, constituent également deux conditions essentielles pour rejoindre le programme.

Le programme de L’Alliance pour l’Education est structuré en quatre volets complémentaires associant approches individuelles et collectives, qui s’adaptent aux réalités de chaque établissement :
Le premier volet repose sur un accompagnement individuel hebdomadaire (vingt-cinq séances d’une à trois heures) réalisé par les associations locales partenaires. Formalisés à travers un contrat d’engagement et d’objectifs signé par chaque collégien et sa famille, ce volet vise à développer la confiance en soi du jeune pour favoriser ses apprentissages et l’aider à préciser ses désirs d’orientation. Selon les situations, l’accompagnement a lieu au collège, au domicile ou dans un lieu neutre proposé par l’association. De la cinquième à la troisième, un « cahier de l’élève » permet au jeune de prendre conscience des connaissances et des compétences qu’il possède déjà à son entrée dans le programme (et qu’il ignore souvent), ainsi que des connaissances et compétences qu’il a acquises tout au long de sa scolarité. Dans certains établissements ce suivi individuel a été aménagé en accompagnement en très petits collectifs.
Le deuxième volet consacre trois temps d’échanges spécifiques aux parents, au moment de la remise des bulletins scolaires trimestriels, intitulés « Parole aux parents ». Ils sont animés par L’Alliance pour l’Education et les associations membres du programme.
Le troisième volet opère le lien entre le collège et le monde professionnel, par le biais de deux interventions par an en classe entière, d’une durée de deux heures chacune au mois d’octobre et de février. Ces interventions sont fixées par les équipes de direction des collèges et le référent coordinateur du programme, puis co-construites par les collaborateurs d’entreprises et les enseignants. Elles s’inscrivent directement dans le Parcours Avenir1 des collégiens. En outre, afin de garantir une approche adaptée à l’âge des jeunes, l’animation de ces temps de rencontres est différente pour chaque niveau. En cinquième, l’animation permet de mobiliser les élèves autour d’un projet collectif ludique et de les inviter à réfléchir à leur manière de communiquer avec les autres. Par exemple, en 2016-2017, les élèves réalisent un projet d’écriture numérique pour présenter le collège à leurs familles. En quatrième, la découverte du monde de l’entreprise et de la diversité des parcours professionnels est à l’honneur, par le biais des témoignages des collaborateurs d’entreprises. En troisième, les interventions abordent plus spécifiquement la question des codes de l’entreprise (rédactions de CV, lettres de motivation, jeux de rôle) et de la mobilité.
Enfin, le quatrième volet, intitulé « promotion du bien-être et ouverture au monde » comprend des sorties et voyages destinés à créer une dynamique de groupe et à faire découvrir de nouvelles activités aux collégiens. Par exemple, en 2015-2016, les élèves de quatrième ont pu bénéficier d’un séjour à Piriac-sur-Mer (voir le témoignage des jeunes LIEN VIDEO en fin de page). Les évaluations menées par L’Alliance mettent en lumière l’importance de ces temps collectifs pour la réussite du jeune.



Depuis 2016, des animations en groupes semi-collectifs sont également mises en place en complément des quatre volets du programme dans cinq collèges pilotes, afin de renforcer la promotion du bien-être chez les jeunes. En troisième, ces ateliers prennent la forme d’un week-end de mise en condition à la réussite du Diplôme National du Brevet (DNB).

La force de L’Alliance : construire ensemble les conditions de réussite du jeune
Dès son origine, le programme se distingue par sa volonté de jouer un rôle d’ensemblier auprès de tous les acteurs intervenant autour du jeune. En effet, selon L’Alliance, chacun a quelque chose à apporter et a un rôle à jouer pour prévenir le décrochage scolaire.

Au-delà d’un apport financier, les entreprises membres de L’Alliance pour l’Education mobilisent directement leurs compétences et leurs moyens humains en faveur des jeunes du programme. Ainsi, les collaborateurs d’entreprises volontaires interviennent dans le cadre d’ateliers collectifs (volet 3) ou, plus rarement, auprès des associations dans le cadre de l’accompagnement individuel du jeune (volet 1). En partie issus du secteur des Ressources humaines ou du coaching, les collaborateurs d’entreprises peuvent directement apporter leurs compétences en matière de développement personnel et professionnel. Pour faciliter l’implication de leurs salariés, certaines entreprises rendent possible le fait de dégager plusieurs jours par an sur son temps de travail pour participer au programme (aménagement du temps de travail mobilisable dans le cadre du mécénat de compétences). Dans certaines entreprises, des groupes d’entraide entre collaborateurs volontaires se sont également créés. Enfin, les mécènes partenaires qui le souhaitent peuvent contribuer davantage au programme à travers l’ouverture de leurs locaux pour des visites ou l’accueil de collégiens dans le cadre des stages de découverte professionnelle en classe de troisième. Par ailleurs, afin de garantir la possibilité pour chaque mécène de s’impliquer pleinement dans la gouvernance de l’association, la durée des mandats exécutifs au sein du Bureau de L’Alliance pour l’Education est limitée à deux ans par représentant sur un même poste. Des comités de pilotage du programme se réunissent quatre fois par an.

De son côté, le milieu associatif est essentiellement mobilisé sur les volets 1 et 2 du programme, relatifs à l’accompagnement individuel du jeune et de sa famille. Les associations partenaires possèdent des profils et des cultures différentes, mais ont pour points commun d’être issues du territoire d’intervention du programme. Généralement repérées et mobilisées par le collège partenaire, les associations s’intègrent dans le programme par le biais d’une convention de partenariat qui garantit le format de l’accompagnement (contrat d’engagement, quotas de vingt à vingt-cinq séances, suivi des familles). Un outillage commun est mis à leur disposition pour permettre un suivi et une évaluation homogène du programme dans chacun des sites d’intervention. Néanmoins, l’originalité et la méthode d’action de chaque association est préservée. En outre, des temps de formation sont régulièrement proposés aux associations pour permettre un partage de bonnes pratiques et favoriser les échanges entre le monde associatif et le monde de l’entreprise.

Quant aux collèges, ils sont largement investis sur la mise en œuvre du Programme (recherche de partenaires ancrés sur le territoire, mobilisation de l’équipe éducative et des jeunes, lien avec les familles, co-construction des animations collectives, etc.). Une convention de partenariat est signée entre chaque collège du programme et L’Alliance pour l’Education, ainsi qu’une charte permettant de définir les rôles de chacun des partenaires (associations, entreprises, milieu scolaire). De plus, une fiche de liaison est établie entre les bénévoles associatifs et le collège, afin de valoriser ce que fait le jeune en dehors du milieu scolaire et qui n’est pas toujours visible pour les professeurs. En interne, le suivi du dispositif nécessite la désignation d’une personne référente en charge de la coordination des partenaires et des familles. Par exemple, le collège Rolland Garros à Villeneuve-Saint-Georges a fait le choix de confier cette tâche à la conseillère principale d’éducation référente pour l’ensemble des classes de 5e, niveau pour lequel le Programme est actuellement en place. L’année scolaire est également ponctuée par des comités de pilotage réguliers, qui permettent aux équipes éducatives et aux partenaires de L’Alliance d’échanger et de croiser leurs regards sur les actions menées, et ainsi de prendre de la hauteur vis-à-vis des difficultés quotidiennes. Cette rencontre entre le monde scolaire et le monde de l’entreprise, reposant sur un partage permanent de compétences et de connaissances entre les deux milieux, permet également aux collèges de valoriser leur implication et leur savoir-faire, parfois méconnus au-delà des frontières de l’établissement.

S’unir autour du jeune pour garantir sa réussite scolaire passe également par une démarche de co-construction permanente, afin d’ajuster au mieux le programme en fonction des remontées du terrain. Aussi, les outils de suivi et la consolidation des pratiques évoluent fréquemment à partir de mouvements d’aller-retour entre L’Alliance et les personnes impliquées sur le terrain (enseignants, bénévoles). Concrètement, des temps d’échanges plus ou moins formels sont organisés après chaque intervention collective, afin de recueillir le ressenti et les pistes d’amélioration que le collaborateur d’entreprise a pu identifier. Des bilans réguliers sont également effectués, en octobre et en mai, avec l’équipe de direction des collèges partenaires. De plus, un séminaire de construction collective de L’Alliance associe chaque année l’ensemble des parties prenantes du programme. Enfin, depuis 2014, un groupe de collaborateurs d’entreprises, investis depuis les débuts du programme, a souhaité s’impliquer davantage dans sa construction en participant à la Commission d’orientation. Cette commission, composée des représentants des divers acteurs du programme (mécènes, équipe opérationnelle, associations, collèges) et de personnalités qualifiées, a pour rôle de conseiller le Conseil d’administration de L’Alliance sur différentes thématiques liées au programme (bien-être, décrochage scolaire, égalité des chances, etc.).

Afin de lever les éventuelles appréhensions réciproques les enseignants et les volontaires issus du monde économique, ceux-ci sont invités à se rencontrer en amont des interventions en classe. Au-delà d’un temps de cadrage nécessaire au bon déroulé du volet collectif (volet 3) du programme, ces temps favorisent la création d’un lien de confiance au sein des binômes enseignants-collaborateurs d’entreprise. Comme pour le jeune, l’objectif est avant tout de créer une dynamique de groupe entre des acteurs issus de différents secteurs d’activités. A cet égard, l’inscription de l’ensemble des collèges au sein des réseaux d’éducation prioritaire pourrait constituer un atout pour le Programme, en raison des habitudes de travail en partenariat régulièrement développées dans ces établissements.

En effet, la mobilisation de l’ensemble des adultes autour des jeunes représente la véritable condition de réussite du programme. A cet égard, l’adhésion de l’ensemble de l’équipe éducative (enseignants, personnels administratifs, infirmiers, conseillers d’orientation, psychologues, assistants sociaux, etc.) est un élément crucial. Dans certains collèges, celle-ci a su s’emparer du programme comme d’un levier pour développer une approche plus large de prévention du décrochage scolaire, ce qui permet aux jeunes du programme de trouver une continuité au quotidien aux « coups de pouce » plus ponctuels de L’Alliance pour l’Education, qui soutient d’ailleurs cette prise d’initiative. Par exemple, pour répondre à certaines difficultés relationnelles repérées chez les collégiens, des ateliers de relaxation sont mis en place sur le temps du midi dans un établissement partenaire, pour l’instant à titre expérimental. Dans un autre collège, une assistante pédagogique propose un temps hebdomadaire supplémentaire d’aide aux devoirs et des sorties au théâtre ont été organisées et financées par l’établissement. A l’inverse, dans les établissements où les équipes éducatives ne se sont pas approprié les objectifs du programme, les jeunes peuvent se retrouver confrontés à des discours différents, voire contradictoires, au risque d’accentuer leur défiance vis-à-vis du système scolaire.
En outre, si les parents d’élèves sont associés au programme de manière individuelle, par le biais des contrats d’engagement et des temps de rencontre animés par L’Alliance, les associations nationales de parents d’élèves sont pour l’instant absentes du programme. 


Impact(s) :
De 2013 à 2016, L’Alliance pour l’Education a accompagné de façon individuelle près de 300 collégiens et touché 3 600 autres dans le cadre des interventions collectives en classe entière (volet 3). L’année 2016 marque la sortie du programme de la première cohorte de jeunes ayant été accompagnés sur trois ans.

S’il est encore trop tôt pour mesurer l’impact du Programme à l’issue du collège, le dispositif fait également l’objet d’une évaluation annuelle, dont quelques éléments sont repris ci-dessous. Les critères d’évaluation du dispositif ont été définis avec les enseignants et des consultants en évaluation tel que l’ESSEC, mais également sur la base des exigences de certains financeurs (FSE notamment).

Pour les jeunes :
• 71 % de réussite au brevet pour les jeunes accompagnés depuis trois ans dans les deux collèges précurseurs en 2015-2016
• Dans ces mêmes collèges, 96 % des jeunes ont obtenu une affectation en lycée (général, technologique ou professionnel) selon leur premier ou second choix en 2015-2016
• Remobilisation vis-à-vis du parcours scolaire
• Capacité à identifier ses compétences
• Renforcement de l’estime de soi et des relations avec les autres

Pour les entreprises mécènes :
• Renforcement de l’implication des collaborateurs bénévoles au sein de l’entreprise
• Mise en lumière des valeurs d’entreprise dans une optique de responsabilité sociale
• En 2015-2016, 100 % des collaborateurs d’entreprise ayant co-animé une intervention en classe entière (volet 3) se sont déclarés satisfaits de leur expérience.
• 83 % des collaborateurs d’entreprises estiment que ces interventions ont permis d’enrichir leurs pratiques professionnelles.

Pour les associations :
• Recrutement de nouveaux bénévoles
• Echanges de pratiques et inscription dans un réseau d’associations intervenant dans le même champ
• Pérennisation des moyens financiers dédiés à l’accompagnement des jeunes
• Elargissement des domaines d’activités pour certaines associations (notamment dans l’accompagnement des familles)

Pour les équipes éducatives des collèges :
• En 2015-2016, 86 % des enseignants ayant co-animé des interventions en classe entière (volet 3) se sont déclarés satisfaits de leur expérience.
• 75 % des enseignants estiment que ces interventions ont permis d’enrichir leurs pratiques professionnelles en 2015-2016
• 74 % des professeurs ont exprimé souhaiter développer davantage de liens avec les entreprises et leurs classes.
• Modification positive des relations entre l’enseignant et ses élèves
 

Partenaire(s) :
• Mécènes : Fondation d’entreprise Deloitte, Fondation d’entreprise France Télévisions, Fondation HSBC pour l’Education, Fondation RATP, SAFRAN, Imerys, Fondation CNP Assurances, Fondation SNCF, Fondation Total, le Groupe de la Caisse des dépôts, Fondation ManpowerGroup, Fondation du Groupe Aéroports de Paris.
• Associations : Association de Fondation Etudiante pour la Ville (AFEV) (Voir fiche Apriles sur l'Afev), Accueil et Culture, Entraide Scolaire Amicale, Eureka, Proxité, Valdocco, Zup de Co
• Collèges : La Justice à Cergy (95), Jean Lurçat à Sarcelles (95), Ariane à Argenteuil (95), Montaigne à Goussaiville (95) ; Claude Monet à Argenteuil (95), Jean Perrin à Nanterre (92), Brossolette à Melun (77), Molière à Ivry-sur-Seine (94), Travail-Langevin à Bagnolet (93), Robsert Desnos à Orly (94), Rolland Garros à Villeneuve Saint-Geroges (94), Pablo Neruda à Bègles (33).
• Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
• Académies de Créteil, Paris, Versailles, Bordeaux
• Préfecture du Val d’Oise
 

Moyens :

Financiers :
600 000 euros annuels provenant de donations privées et de subventions publiques (Fonds Social Européen, Etat, etc.)

Humains : L’Alliance pour l’Education compte 4 salariés à temps plein sur le programme pour coordonner les actions, assurer la visibilité du programme et organiser les temps de formation. Au total, 80 personnes sont actuellement mobilisées ponctuellement dans la construction du programme par le biais des partenaires.

Matériels :
Variables. Mis à disposition par les collèges, les associations ou les mécènes.



1. Inscrit dans la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République du 8 juillet 2013 et entré en vigueur à la rentrée 2015, le Parcours Avenir permet aux élèves de la 6e à la classe de Terminale de construire progressivement son projet professionnel dans le cadre des enseignements généraux ou d’activités supplémentaires spécifiques.


Crédits photo : @Alliance pour l'éducation

*Mention légale :
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