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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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La Cravate solidaire favorise l'accès à l'emploi



Mis à jour le: 08-09-2014

Contact action : >> LOTODE Yann : consulter sa fiche

Type d'action :

  • Emploi, Formation
  • Intégration
  • Lutte contre l'exclusion sociale
  • Participation des habitants
  • Bénévolat

Région : Île-de-France

Porteur(s) de l'action :
Association La Cravate Solidaire

Objectif(s) et bref descriptif :
Afin de favoriser l’accès à l’emploi, la Cravate Solidaire collecte vestes, tailleurs, cravates, chaussures, chemises, pantalons et costumes complets auprès de particuliers ou d’entreprises pour les distribuer gratuitement à des hommes et femmes à la recherche d’un emploi. Avec l’aide de bénévoles (recruteurs professionnels, conseillers en image…), l’association propose par ailleurs un accompagnement aux personnes à qui elle vient en aide afin d’augmenter leurs chances de réussite en entretien d’embauche.

Origine(s) :
En 2012, trois étudiants de l’Ecole des Dirigeants et Créateurs d’entreprises, située au cœur du quartier d’affaire de La défense imaginent ce concept innovant. Entourés de personnes essentiellement habillées en costumes, ils saisissent alors toute l’importance de l’habit professionnel dans le monde du travail, notamment dans le cadre d’un entretien d’embauche. Pourtant celui-ci n’est pas à la portée de tous car souvent très onéreux. Motivés par le fait de monter un projet qui ait du sens, ils souhaitent donc répondre à ce besoin, clé de l’accès à l’emploi.
L’environnement de la Défense dans lequel ils évoluent va leur donner une idée : toutes ces personnes possèdent certainement des vêtements et costumes dont ils ne se servent plus et qui pourraient pourtant être utiles à d’autres.
C’est d’abord la débrouille qui va primer à la création de l’association La Cravate solidaire : les premiers locaux étant aménagés au sein du garage des parents d’un des trois fondateurs, dans le Val-de-Marne. La priorité est alors de se constituer un stock de vêtements de tout type et de toutes les tailles. Les trois fondateurs débutent donc la collecte en allant directement à la rencontre des personnes susceptibles de faire des dons. Ils se tournent ainsi en direction de structures connues (leur école, des casernes de pompiers, des entreprises…) et mobilisent également leurs réseaux professionnels et personnels. Après huit mois de collecte de, ainsi que la création d’un site internet et la mise en place juridique de l’association, La Cravate solidaire voit le jour en novembre 2012.
Venant d’abord en aide à une personne par mois, puis deux, puis quatre, l’association va se développer peu à peu. Mais c’est un article de presse publié en mars 2013, ainsi qu’une rencontre pour l’emploi réalisée par la mairie de Joinville-le-Pont qui vont véritablement lancer l’initiative. Les mails et les appels de donateurs, d’usagers et de partenaires se multiplient tandis que plusieurs entreprises se manifestent pour organiser des collectes auprès de leurs employés.
Fraîchement diplômés en 2013, les créateurs de La Cravate solidaire décident de consacrer tout leur temps à leur association. La Mission Locale de Paris leur propose alors gracieusement de s’installer au sein de ses locaux du XVIIIème arrondissement afin de stocker les dons et de recevoir les usagers.

Description détaillée :
Dans le but de fournir une aide complète aux personnes en insertion ou en réinsertion professionnelle, l’association s’attèle à fournir un soutien concernant tout ce qui touche à la recherche d’emploi. Cet accompagnement passe par le don d’une tenue professionnelle mais aussi par des préparations aux futurs entretiens d’embauche via du coaching ou l’aide à la rédaction du curriculum vitae par exemple.



La Cravate Solidaire accueille deux types de public : les personnes qui les contactent directement (70 par mois en moyenne) et celles qui ont été orientées par les travailleurs sociaux d’autres associations (dix à quinze par mois en moyenne). L’équipe de La Cravate solidaire reçoit ainsi 80 demandes par mois en moyenne. Cependant, à la mi 2014, ses moyens ne lui permettent que d’en accompagner cinq à six chaque semaine.
L’association compte parmi ses rangs une cinquantaine de bénévoles qui sont essentiellement des professionnels souhaitant faire bénéficier de leur expérience. Il s’agit notamment d’une conseillère en image professionnelle, de personnes spécialisées dans le secteur des ressources humaines, de jeunes diplômés en charge de relation avec les partenaires et les entreprises, et enfin de personnes donnant de leur temps pour s’occuper de la comptabilité et de la gestion des fonds.

Un accompagnement qui va au-delà du don de tenues professionnelles
La Cravate Solidaire ne fournit pas uniquement leurs costumes aux demandeurs d’emploi, elle leur donne également les codes pour réussir un éventuel entretien d’embauche. En effet, les bénévoles de l’association se consacrent à apporter une aide tant sur la forme que sur le fond. Ainsi, à son arrivé dans l’association, chaque nouvel usager est reçu une à deux heures par des bénévoles spécialisés dans les ressources humaines ou dans le conseil en image. Ce rendez-vous vise à mieux connaître la personne et son projet, à la mettre en confiance et à répondre au mieux à ses besoins. La plupart du temps il est suivi d’un un entretien blanc.
De plus, l’association tente d’innover le plus souvent possible. Par exemple, un studio photo professionnel a été mis en place. Une initiative qui s’explique, selon l’équipe de La Cravate Solidaire, par le caractère essentiel de la photo dans le cadre de la recherche d’emploi et plus précisément de la rédaction du curriculum vitae.

L’accompagnement proposé par La Cravate Solidaire semble faire ses preuves. C’est du moins ce que soulignent de nombreuses entreprises qui constatent que les personnes reçues en entretien sont bien préparées.
Les demandeurs d’emploi se trouvent revalorisés par le fait de porter un costume et gagnent ainsi en estime de soi et en confiance grâce aux conseils qui leur sont prodigués.

Une action étroitement liée à la Mission Locale de Paris

La Cravate Solidaire développe des partenariats avec de nombreuses associations. Mais c’est avec la mission locale de Paris qu’elle entretien les liens les plus étroits. En effet, cette dernière accompagne de nombreux jeunes dans leurs démarches de recherche d’emploi. C’est donc tout naturellement que, en addition de la convention qui permet à la Cravate Solidaire d’utiliser ses locaux, elle oriente par ailleurs un certain nombre de ses usagers vers l’association. Elle utilise donc la Cravate Solidaire pour son public car elle estime que l’action de cette association est complète notamment grâce au coaching qu’elle prodigue. Pour autant, afin de ne pas trop les surcharger, un système a été mis en œuvre. : les jeunes en insertion qui font appel à la Mission Locale sont répertoriés au sein d’un tableau Excel. Ce répertoire, mis à la disposition de l’équipe de la cravate solidaire, permet aux conseillers de la Mission Locale de centraliser les besoins de son public. Il permet aux conseillers d’opèrer une première sélection avant d’orienter vers la cravate solidaire les jeunes qui correspondent pleinement aux missions de l’association.

Des difficultés auxquelles doit faire face l’association
La Cravate Solidaire rencontre des difficultés pour fédérer les bénévoles. Une activité très chronophage puisqu’elle en compte près de cinquante. Cette situation complique la possibilité de répondre à l’ensemble des besoins et oblige l’association à refuser un certain nombre de demandes.
L’engouement suscité par leur action a ainsi pris une ampleur à laquelle les fondateurs ne s’attendaient pas. Résultat, l’association n’a aujourd’hui ni la capacité financière, ni la capacité temporelle de répondre à la totalité des demandes qui lui sont formulées, qui peuvent aller jusqu’à 120 personnes par mois. Face à cette montée en charge, elle doit donc se professionnaliser et se voit dans l’obligation de recruter un certain nombre de salariés.
Une difficulté à laquelle s’ajoute l’absence de business plan au lancement et donc de fonds de structuration, qui rattrape l’association et touche ainsi son mode fonctionnement. L’équipe, qui obtient de moins en moins de subventions publiques, est par ailleurs confrontée à la nécessité de diversifier ses sources de revenus.

Perspectives et développement du concept en France et à l’étranger
Ce concept novateur semble susciter un intérêt croissant. L’association a en effet reçu plus de cinquante demandes de créations d’antenne dans toute la France et à l’étranger. Récemment deux antennes ont d’ailleurs été lancées en Normandie et en Belgique. Face à cette situation, les fondateurs ne tiennent pas à garder le contrôle mais semblent accorder une grande importance au fait que les personnes utilisant leur nom restent fidèles aux principes de l’association. Ainsi, des chartes sont en cours de rédaction.
L’objectif pour les jeunes fondateurs est aujourd’hui de pérenniser l’action tout d’abord sur Paris, puis en aidant les autres antennes déjà existantes à se développer ainsi qu’en créant de nouvelles agences, principalement dans la région parisienne.

Dernièrement, l’association La Cravate Solidaire a été retenue parmi les « quinze initiatives solidaires » du président François Hollande dans le cadre de son projet « La France s’engage ». Ce projet vient en appui des objectifs fixés par les fondateurs puisqu’il se propose de déployer cette initiative dans cinq autres villes d’ici à 2015 et de réaliser une mise en réseau.

Impact(s) :
- L’association aide cinq à six demandeurs d’emploi par semaine, leur fournit une tenue professionnelle adaptée à leur besoin ainsi que des conseils et des entrainements afin d’être préparés au mieux à leur futur entretien.
- L’action permet de sensibiliser à la fois les particuliers et les professionnels, y compris des PDG qui sont incités à remettre leur cravate à l’association lors des différents évènements organisés

Partenaire(s) :
- La mission locale de Paris
- Siweo
- Lacoweca
- Mademoiselle OZ
- La mie de pain
- Agence du Don en Nature
- Impulsion 75
- Aurore
- Ecole de la deuxième chance

Moyens :
Financiers :
- L’Etat finance l’emploi des trois fondateurs sous le statut de service civique
- Appels à projet pour les frais

Humains :
- 2 ETP
- Cinquante bénévoles dont des personnes spécialisées dans le secteur des ressources humaines et une conseillère en image professionnelle

Matériels :

- Locaux de la Mission Locale de Paris (jusqu’en octobre 2014)
- Dons quotidiens de vêtements par des particuliers
- Deux à trois collectes par semaines en entreprises
- Dons d’invendus des magasins de vêtements
- Camionnette financée par l’Etat

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
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