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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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Appel à projet Parentalité
The Human Safety Net, la fondation du Groupe Generali, consacre un programme en faveur de l’accompagnement à la parentalité de familles très défavorisées. Dans ce cadre, un appel un projet a été lancé concernant des actions d’aide aux parents dans leur rôle éducatif, de renforcement du lien parents-enfants, de prévention de la pauvreté, avec comme objectif de redonner confiance aux familles dans leur responsabilité éducative. A l’issue de cet appel à projets, un jury sélectionnera une dizaine d’actions, qui se partageront une dotation de 300 000 euros. Les dossiers de candidature sont à retourner au plus tard pour le 15 janvier.
En savoir plus thehumansafetynet.org

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A Mondeville, un collectif de familles pour des vacances à la neige partagées - 14



Mis à jour le: 11-07-2012

Type d'action :

  • Culture, Sport
  • Loisirs, Vacances
  • Développement urbain, Vie des quartiers
  • Participation des habitants
  • Bénévolat

Région : Basse-Normandie

Sur le vif :
"Moi j'ai attendu de ce projet, de rencontrer des gens. De me rassurer quant à la possibilité de m'insérer dans un groupe, d'exister à travers les autres aussi". Un membre du collectif

Porteur(s) de l'action :
Centre socio-culturel Caf de Mondeville

Objectif(s) et bref descriptif :
Pour permettre aux plus démunis de partir en vacances, favoriser leur intégration sociale au sein du quartier et les inscrire dans une dynamique d'action et de responsabilisation, le centre socio-culturel Caf de Mondeville a accompagné la création d'un collectif de 17 familles qui a travaillé durant deux ans à l'organisation d'un séjour de ski dans les alpes.

>>Consulter l'article du Journal de l'action sociale
     

Origine(s) :
Le centre socio-culturel de Mondeville (commune de 11000 habitants à la périphérie de Caen) est une structure de taille modeste portée par la Caf du Calvados, qui, n'offrant pas de dispositif d'accueil (halte garderie'), consacre principalement son activité à animer le territoire dans une éthique de développement social local. Depuis six ans, le centre a impulsé l'organisation de "sorties vacances" afin de permettre aux populations aux revenus modestes (la commune accueille une part importante de population ouvrière travaillant notamment pour l'industrie automobile) de pouvoir partir en vacances en familles. Une façon de lutter aussi contre la précarité sociale et le repli sur soi issu de la perte d'emploi ou de l'entrée dans un dispositif type RSA'
En 2004, après avoir mené avec les habitants une activité de revalorisation de l'image du quartier grâce au fleurissement, le centre propose à une dizaine de familles de partir deux journées dans les Pays de la Loire pour y observer les jardins existants. Pour ces familles dont certaines ne sont jamais parties en vacances, franchir le saut du départ collectif a nécessité accompagnement mais l'enthousiasme du retour témoigne de la réussite de l'opération.
En 2005, le centre renouvelle l'opération en proposant un séjour découverte des illuminations de Noël à Paris en associant cette fois les familles (au nombre de 8) à une part de l'organisation des deux jours : recherche d'un lieu d'hébergement, choix et organisation du transport, définition et gestion du budget alimentation. En 2006, six familles se mobilisent pour organiser un séjour de trois jours sur la côté bretonne. Au bout de six mois de préparation, le groupe part accompagné d'un agent de développement. A leur retour, l'enthousiasme est fort au sein du groupe qui exprime le souhait de se lancer dans l'organisation d'un séjour à la neige.

Description détaillée :
Face à la demande des familles, les agents de développement font rapidement le diagnostic que ne pouvant être financé par les ressources des familles ni par celles mobilisables par le centre, le projet demanderait un travail étalé sur deux années.
Les animateurs proposent alors d'organiser une réunion d'information afin d'ouvrir le projet au plus grand nombre d'habitants possibles. Sur les 120 familles qui fréquentent le centre, une trentaine sont présentes à la réunion qui se tient au début de l'année 2007 et animée par les agents de développement en lien avec les familles initiatrices; 25 familles se révèlent intéressées par la démarche.

Le centre organise dès lors tous les mois une réunion Comité de pilotage du projet. Elle rassemble les 25 familles intéressées, les agents de développement social ainsi qu'un animateur de l'Association régionale des oeuvres éducatives et de vacances de l'éducation nationale (Aroeven) partenaires du projet, qui par sa maîtrise de l'organisation de séjours de vacances collectives permet d'orienter le groupe dans la construction de l'action.
Au mois d'octobre 2007, le collectif est définitivement fixé. Au final, 14 familles (37 personnes) décident de s'engager, les autres ne souhaitant pas se maintenir pour des raisons familiales ou des problématiques liées à l'engagement sur le long terme. Il est constitué de foyers aux revenus modestes issus de tous les quartiers de Mondeville parmi lesquels on trouve des couples avec enfant, des femmes seules avec enfants et des personnes seules. Concernant la situation sociale des familles, le collectif réunit salariés, sans emplois, bénéficiaires du RSA ou de l'AAH et des retraités. Il compte pas moins de 17 jeunes âgés de 4 à 17 ans, les 11-15 ans étant majoritaires (au nombre de 8). Un jeune adulte handicapé mental âgé de 18 ans fait également partie du projet.

Commissions et formation
Le collectif s'organise en quatre commissions de cinq à huit personnes qui ont la gestion d'un aspect spécifique de l'action :
- Hébergement ;
- Vie collective ;
- Règles de vie ;
- Gestion / Budget.
Une cinquième commission qui réunit les professionnels, coordonne les quatre autre.
Au sein des commissions qui travaillent entre les réunions générales du collectif, les agents de développement interviennent pour aider les familles à formaliser les étapes du projet et dépasser les blocages psychologiques. L'ensemble des décisions sont prises collectivement par les familles et les professionnels associés.
Dans le cadre du développement du projet mais aussi pour assurer le meilleur déroulé du séjour à venir, des formations sont proposées aux familles, plusieurs séquences d'1h30 qui peuvent avoir lieu en soirée ou les samedis :
- formation gestion de budget dispensée par un prestataire externe ;
- préparation physique au ski dispensé par un agent du centre ;
- formation aux gestes de premiers secours par une infirmière de la Caf ;
- formation Internet dans le cadre d'un espace numérique public.
Enfin, un groupe de six personnes a suivi une formation à la médiation et résolution de conflits afin de prévenir les tensions au sein du groupe durant le séjour.

Autofinancement et subvention
Concernant le financement du projet, le collectif avait envisagé dans un premier temps de s'appuyer sur un système d'épargne salariale, chaque famille mettant de côté 10 à 20' par mois. Mais très rapidement, le système d'épargne a été remis en cause notamment par les difficultés financières de certaines familles qui ont été obligées de puiser dans cette réserve. Dès lors, une recherche de financement institutionnelle a été organisée et mise en 'uvre par les commissions.
Ainsi, chaque groupe prend en charge les différentes demandes de financement selon les institutions:
- dispositif Caf Vacances innovantes ;
- Subvention municipale ;
- Association Vacances ouvertes ;
- Dispositif "Ville vie vacances" ;
- Recherche de fonds propres.
Parallèlement, des actions d'autofinancement sont organisées par les familles telles une bourse au jouet, vente de crêpes sur les marchés, brocantes, lotos'

Au final, le coût total du séjour revient à 90' par personne. Pour les familles aux revenus les plus modestes la Commission sociale de la Caf, les Bons temps libres ou encore le dispositif d'aide Caf 1er départ en vacances ont permis de diminuer leur part.

Une organisation en amont
Grâce à la rencontre de l'association havraise "Sans détour" spécialisée dans ce type de séjour, le collectif "dégôte" un chalet aux Gêts qui permet non seulement de réaliser des économies sur l'hébergement mais surtout de préparer dans des conditions optimums le séjour sur place. A partir du plan du chalet, les différentes pièces et chambres sont réparties avant même d'arriver sur place (chambre pour les ados, retraités, femmes seules avec enfant'.). L'équipe d'accueil est rencontrée en amont ce qui permet d'établir un contact rassurant pour les deux parties et d'affiner l'organisation.
Afin de profiter au mieux de ce qui doit être avant tout des vacances, les familles optent pour une formule avec cuisinière. Avant le départ, les rôles et responsabilités sont répartis entre les familles sur toute la durée du séjour de façon à ce que sur place, le collectif n'ait plus qu'à gérer les imprévus. En effet, les professionnels conscients du stress et de la déstabilisation que pouvait provoquer le départ chez certaines familles qui n'avaient jamais vécu d'aventure collective aussi longues (huit jours), ont insisté pour que toutes les modalités d'organisation soient callées avant le début du séjour. En outre, l'équipe du centre a reçu individuellement un représentant de chaque famille pour qu'il exprime son ressenti et ses éventuelles appréhensions par rapport au départ.

Séjour "sans stress"
Pour le séjour, deux animatrices sont recrutées par le collectif pour s'occuper d'une part des adolescents et d'autre part de la jeune handicapée mentale. Quelques semaines avant le départ, des places restant disponibles dans le chalet et dans le bus, un groupe de huit adolescents du secteur jeunesse de la municipalité encadré de deux animateurs, se joint aux familles. Le 7 février 2009, c'est un bus plein (sans aucune absence à déplorer) qui emmène jusqu'aux Gêts les 45 Mondevillais. Avec les habitants, deux agents de développement, l'animatrice ado, l'animatrice handicap et les deux animateurs du secteur jeunesse prennent possession des lieux le dimanche matin. Sur place deux groupes sont constitués, l'un skiant et l'autre suivant des cours à l'école de ski. Les repas sont pris collectivement, pique-nique au pied des pistes à midi, repas au chalet le soir. Des randonnées raquettes sont organisées. Veillées partagées ou temps libres sont animées le soir par les familles.
A la fin du séjour, le groupe de médiation n'a pas eu besoin d'intervenir. Le 14 février, les familles retrouvent Paris après de vraies vacances, forts de nouveaux liens, et fiers d'avoir porté un projet sur deux années.

Des familles remobilisées
Au retour, une soirée est organisée par les habitants pour rendre compte de l'aventure auprès des habitants de Mondeville et des institutions partenaires. Un film réalisé durant et après le voyage témoigne de la dynamique du groupe insufflée par le projet.
Pour les professionnels, le bilan est extrêmement positif. Ils insistent sur le caractère exceptionnel d'une mobilisation sans faille sur deux ans et sur le bon déroulé du séjour lui-même qui s'est passé sans heurt et dans une dynamique collective forte.
Du point de vue social, le projet a insufflé une remobilisation familiale et personnelle. Ce travail a pu aider certains parents à reprendre pied dans leur quotidien notamment dans le relationnel avec leur(s) enfant(s). D'un point de vue professionnel, quatre personnes se sont réinvesties dans des démarches d'insertion ou de formation. Au niveau du quartier, les familles du collectif sont aujourd'hui plus impliquées dans la vie sociale et culturelle. Enfin, certaines n'ont pas hésité à aller témoigner de leur expérience dans le cadre de rencontres de professionnels du développement social afin d'inviter les acteurs à s'emparer de la démarche et de les inciter à essaimer l'initiative.

Impact(s) :
- permettre aux plus modestes de partir en vacances
- remobiliser des familles dans une aventure collective
- transmettre des compétences de gestion de projet
- créer du lien entre les familles d'un quartier

Partenaire(s) :
Caf du Calvados
Mairie de Mondeville
Association Régionale des 'uvres Educatives et de vacances de l'éducation nationale (Aroeven)
DRDJS
Secteur Jeunesse de Mondeville
Chemin vers Ailleurs
Centre Socio-Culturels du Chemin vert et de Vire
Les Éclaireurs de France

Moyens :
Durant les deux années de préparation les dépenses ont été couvertes par le budget du Centre notamment les frais de déplacement, le petit matériel et la mise à disposition de l'animateur de l'Aroeven.

Pour le séjour :
Participation des familles 6060 '
Action d'autofinancement:1120 '
Mécénat: 220 '

Subventions:
CAF: 3400 '
Mairie de Mondeville: 1500 '
Vacances Ouvertes: 4000 '
Ville Vie Vacances: 1800 '

Pour la mise en 'uvre du collectif et son accompagnement pendant deux ans: l'équipe du Centre ( un responsable de Centre une secrétaire et deux agents de développement) et un animateur de l'AROEVEN (Association Régionale des 'uvres Educatives et de vacances de l'éducation nationale). Durant le séjour: les deux agents de développement , deux animateur du secteur jeunesse de la ville de Mondeville ainsi que deux animatrices embauchée pour le séjour.

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
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