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Monique Fournier Laurent - « S’investir auprès des jeunes, c’est rester jeune ! »
Monique Fournier Laurent est la preuve que la retraite porte bien mal son nom. Depuis 10 ans, cette habitante de Creil ne cesse de militer pour une citoyenneté active au service de la collectivité. Des convictions dont elle s’est fait l’écho dans plusieurs ouvrages et qui motive son engagement auprès des jeunes, au sein du collectif GR21 et son implication dans sa ville. 
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Où en est le DSL ?
C’est à cette question que s’efforce de répondre l’ouvrage rédigé à deux voix, française et québécoise, Les nouvelles dynamiques du développement social. Ses auteurs, Cyprien Avenel, sociologue et ancien collaborateur de l’Odas, et Denis Bourque, universitaire québécois ont construit leur réflexion autour de quatre questions : le rôle de l’Etat et la contribution des politiques sociales au développement des territoires ; l’ouverture des pratiques professionnelles du champ social à l’intervention collective ; le renforcement de la société civile et de la participation citoyenne ; l’enjeu d’une conception stratégique de la politique sociale comme instrument d’une dynamique de bien commun. Avec en bonus, un regard croisé franco-québécois.

Les nouvelles dynamiques du développement social, Cyprien Avenel, Denis Bourque, Editions Champ social, 2017
 
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La Dordogne lance un réseau d'épiceries solidaires - 24



Mis à jour le: 02-07-2012

Type d'action :

  • Emploi, Formation
  • Développement périurbain
  • Gouvernance, partenariats institutionnels

Région : Aquitaine

Sur le vif :

Porteur(s) de l'action :
Société Coopérative d'intérêt collectif DSP (Développement solidaire Périgord)

Objectif(s) et bref descriptif :
Pour répondre aux besoins d'aide alimentaire à l'échelle du Département de la Dordogne et soutenir le développement économique rural, le Conseil général entouré des partenaires du territoire (municipalités, Caf, Msa, associations, Région') initie la mise en place d'un réseau d'épiceries solidaires. Les deux premières boutiques sur la dizaine programmée, ouvriront leur porte avant la fin de l'année 2009.

Origine(s) :
Territoire fortement rural dont la population est touchée par des problématiques de revenus peu élevés et des difficultés de mobilité, la Dordogne souffre d'un faible potentiel en matière de création d'emplois. C'est en réponse à ce diagnostic que le Conseil général a inscrit parmi les priorités dans son plan d'Action départemental le "besoin de structures et d'actions nouvelles d'insertion par l'activité économique". En 2005, fort de ce constat, la vice présidente Action sociale chargée de l'insertion et de la formation (et aujourd'hui de l'économie sociale et solidaire), impulse la mise en place d'un groupe de travail pour étudier la réponse à apporter à la problématique identifiée. Composé de techniciens du Conseil général, direction de l'économie et de l'emploi et direction de la solidarité et de la prévention réunis, le groupe de travail établit le diagnostic de difficultés alimentaires des personnes à faibles revenus tant du point de vue d'une alimentation équilibrée que de l'accès aux produits de première nécessité, et concernant notamment un public d'agriculteurs qui ne parvient plus à vivre de son activité. L'épicerie solidaire apparaît alors comme une réponse intéressante pour le territoire périgourdin, le dispositif permettant d'associer le développement économique à une action sociale autour de la nutrition et de la diététique.

Dans la foulée de ce groupe, un comité de pilotage est mis en place qui tous les mois réunit professionnels du Conseil général et représentants d'associations d'insertions et de Centres sociaux. L'idée d'un réseau composé d'une dizaine d'épiceries solidaires émerge alors pour apporter une réponse à l'échelle du territoire départemental. A la fin de l'année 2006, le Conseil général recrute une chargée de mission pour développer l'économie sociale et solidaire et notamment porter sur les fonts baptismaux le réseau d'épiceries.

Description détaillée :
Le projet de Réseau départemental d'épiceries solidaires est défini et conçu sous la coordination du Conseil général en liens étroits avec les associations de chantiers d'insertion, les banques alimentaires, la DDTEFP, la Caf, la MSA, la CPAM et la Région. A la fin de l'année 2008, ces mêmes acteurs auxquels vont se rajouter les fournisseurs envisagés pour les épiceries, se constituent en comité de pilotage. Le nombre d'épiceries solidaires est fixé à 10 pour mailler au maximum le territoire périgourdin. Le choix de faire porter le projet par une Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) au capital de laquelle l'ensemble des partis prenants abondent, est acté, permettant ainsi une autonomie de développement hors institution avec à moyen terme une visée d'indépendance financière. Au mois de juin 2009, la SCIC Développement solidaire Périgord est créée, son directeur, issu de l'entreprenariat privé, recruté. Société anonyme, la SCIC est dirigée par un Conseil d'administration qui réunit des représentants des sept collèges de partenaires fondateurs: salariés, fournisseurs, collectivités, particuliers clients, associations. Des élus des collectivités locales occupent les sièges de représentation. Aujourd'hui, le Conseil d'administration est présidé par un particulier, "consommateur" de l'épicerie.

Les trois premières épiceries verront le jour d'ici le mois de janvier 2010. Le choix est porté dans un premier temps sur des lieux situés en agglomération périgourdine où les publics concernés par le soutien alimentaire semblent être les plus nombreux (Périgueux, Boulazac et Coulounieix-Chamiers). Un bilan devrait être effectué au bout de six mois d'activité pour envisager et lancer les suites de développement du réseau.

Répondre au local par le local...
L'objectif de chaque épicerie est de permettre aux personnes les plus fragiles d'accéder à des produits de qualité tout en s'appuyant sur des ressources et producteurs locaux afin de soutenir leur activité.
Ouverte à tout public à condition d'adhérer (chaque consommateur doit pour acheter adhérer au réseau ' 20' - et devient ainsi membre actif de la coopérative), l'épicerie propose des tarifs préférentiels pour les bénéficiaires de minima sociaux et plus largement pour les personnes en difficultés sociales. Ainsi, travailleurs pauvres, étudiants, familles endettées pourront avoir accès à des réductions allant de 20 à 80 %. Orientés par les travailleurs sociaux des CCAS, CCIAS et CG, les publics aidés se voient remettre un badge équipé d'un code barre leur permettant de bénéficier de la réduction automatiquement lors du passage en caisse. De cette manière, les personnes accompagnées sont traitées de la même façon que les simples clients (qui doivent présenter leur carte adhérent pour régler les produits achetés).
De façon générale, les boutiques ont été conçues pour ne pas être identifiées comme épiceries sociales mais comme un commerce à part entière afin de faciliter l'intégration dans les communes et de ne pas freiner l'accès des différents publics. Ainsi, dans les locaux spacieux de 120 mètres aux couleurs claires et vives, les produits sont présentés avec un étiquetage indiquant le producteur. Ouvertes du lundi au samedi, les boutiques seront toutes réunies sous une même enseigne que l'on retrouvera dans le département : L'épicerie 24.

Un lieu de service social
Au-delà des apparences, l'épicerie sera un lieu de service social. Les bénéficiaires des tarifs préférentiels se verront ouverts des droits de 3 à 12 mois maximum. Il s'agit pour eux d'une étape dans un parcours de resocialisation (un pied à l'étrier) établi avec le travailleur social qui les a orientés vers l'épicerie. Celui-ci oriente la personne après calcul de son «reste à vivre ». Au niveau de l'épicerie un travailleur social « itinérant » recevra la personne pour définir avec elle son taux de réduction mais aussi les objectifs de l'accompagnement (comme aide à gestion du budget, gestion alimentaire'). Plus largement, le Réseau aura vocation à développer des initiatives autour des épiceries avec des bénévoles issus des quartiers d'implantation. Un projet d'école de la consommation est envisagé avec pour idée de permettre aux clients de partager recettes, conseils alimentaires'
Autre volet social, en tant qu'entreprise d'insertion agréée, la SCIC emploiera du personnel en démarche de réinsertion sociale et professionnelle dans le cadre de CDD de 26 heures par semaine pouvant aller jusqu'à 24 mois. Deux employés en insertion par boutique doivent assurer ainsi la permanence de vente. Au final le réseau devrait porter une trentaine de contrats d'insertion.

Créer du revenu et de l'emploi
A long terme, l'objectif du réseau d'épiceries est de créer du revenu pour créer de l'emploi. Aussi bien de façon directe en tant qu'entreprise d'insertion, que de façon indirecte avec le soutien aux producteurs locaux devenus fournisseurs de la "chaîne". Ainsi, les épiceries solidaires ne proposeront que des produits frais issus de l'agriculture raisonnée du territoire. La vente de produits bio avait été envisagée mais la production locale s'est avérée insuffisante pour répondre aux besoins quotidiens des épiceries. En outre, les chantiers d'insertion producteurs de maraîchers et fruits seront sollicités en priorité.
Le principe d'organisation économique du réseau est celui d'une entreprise unique équipée de plusieurs points de vente, autant d'épiceries solidaires. De la sorte, les boutiques déficitaires peuvent être "équilibrées" par les bénéfices des "sites" excédentaires. L'équilibre du système de solidarité est établi lorsque un ratio de 100 consommateurs "non aidés" sur 60 consommateurs soutenus est atteint. L'autonomie financière est envisagée au bout de trois ans d'activité.

Impact(s) :
Envisagés : développement économique local, aide alimentaire

Partenaire(s) :
Conseil général de la Dordogne
Conseil régional d'Aquitaine
DDTEFP
CAF
CPAM
MSA
Chambre d'agriculture
Chambre des métiers
Chambre du commerce et de l'industrie
Communes d'implantation
Fondations
Union européenne

Moyens :

Humains : 4,5 équivalents temps plein sur les 2 premières épiceries

Financiers : budget prévisionnel de lancement un million d'', avec une autonomisation économique envisagée dans les 5 ans.

Matériels : locaux mis à disposition par les municipalités

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
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