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Monique Fournier Laurent - « S’investir auprès des jeunes, c’est rester jeune ! »
Monique Fournier Laurent est la preuve que la retraite porte bien mal son nom. Depuis 10 ans, cette habitante de Creil ne cesse de militer pour une citoyenneté active au service de la collectivité. Des convictions dont elle s’est fait l’écho dans plusieurs ouvrages et qui motive son engagement auprès des jeunes, au sein du collectif GR21 et son implication dans sa ville. 
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Le Reflet s’illustre
Il y a quelques mois, Apriles consacrait une fiche au Restaurant le Reflet, à Nantes. Un restaurant extraordinaire puisque cette entreprise ordinaire a relevé le défi d’intégrer dans son équipe six personnes porteuses d’une trisomie 21. Aujourd’hui cette belle aventure fait l’objet d’un livre. Joliment illustré, cet ouvrage a pour vocation de partager à grande échelle le savoir-faire de l’association Trinôme 44, qui a porté le projet, et de diffuser le plus largement possible cette expérience afin d’inciter un plus grand nombre d’employeurs à embaucher des personnes porteuses de handicap. D’autres initiatives similaires ont d’ailleurs vu le jour à Nîmes ou encore à Rennes et Paris avec les cafés Joyeux. Prix 20 euros à commander sur http://projet-lereflet.fr/ notre-livre/ 
 
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La politique sportive municipale au service d'un projet éducatif et social global - Vénissieux - 69



Mis à jour le: 04-02-2009

Type d'action :

  • Culture, Sport
  • Développement urbain, Vie des quartiers
  • Gouvernance, partenariats institutionnels

Région : Rhône-Alpes

Sur le vif :
"Ce dispositif permet l'accès aux clubs de sport de tous enfants de 6 à 12 ans pour un temps de découverte et d'initiation" - Le directeur des sports et de la jeunesse de la ville de Vénissieux.

Porteur(s) de l'action :
Ville de Vénissieux

Objectif(s) et bref descriptif :
Pour favoriser la mixité sociale et la parité dans l'accès aux pratiques sportives, la direction des Sports de la ville de Vénissieux signe une convention de partenariat avec les clubs de sport qui deviennent ainsi partie prenante du projet éducatif de la ville (PEL) et du Contrat urbain de cohésion sociale (Cucs), en étant porteurs de ses valeurs et finalités. Labellisés "Ecoles de sport", ces clubs servent ainsi un projet éducatif et social sur l'ensemble du territoire.

Origine(s) :
Bassin d'une culture ouvrière et syndicale, source d'une multitude d'associations culturelles et sportives, la ville de Vénissieux met en place une direction des sports dès 1966. Cette ville jeune de 57 100 habitants, dont la moitié du territoire est en zone urbaine sensible et la majorité des écoles en zone d'éducation prioritaire décide de lier fortement sa politique sportive à la question sociale. Pour permettre l'accès du plus grand nombre à l'offre de sports , elle tend à harmoniser le fonctionnement des équipements sportifs dans le cadre de son projet de ville.

Dès 1970, la ville met en place un diagnostic qui met en évidence la nécessité de renforcer les liens entre les multiples acteurs éducatifs autour de l'enfant (familles, associations, Education nationale, commune'). Pour inscrire cette responsabilité dans le champ sportif dans une continuité éducative, la ville créé le dispositif "Ecoles de sport". A ce titre, elle intervient simultanément dans différents secteurs de pratique sportive :
- à l'école pour permettre à tous de découvrir des activités sportives et dans un but d'éducation physique ;
- dans les temps périscolaires, le mercredi et le soir pour permettre aux enfants et aux jeunes de sortir du quartier et d'occuper pleinement leur temps libre, plus particulièrement sur les quartiers sensibles, comme celui de Max Barrel  ou des Minguettes ;
- avec les clubs sportifs qu'elle s'engage à aider dans leur mission d'accueil du plus grand nombre, en particulier le public féminin, et dans leur mission éducative.

En 2002, un bilan de l'action menée dans le cadre de ce troisième volet, démontre le peu de retour des clubs. Pour y remédier et impulser une nouvelle dynamique, la Mairie et les clubs décident de formaliser leurs engagements dans une convention de partenariat qui précise les droits et devoirs de chacun.

Description détaillée :
Afin que les clubs sportifs soient partie prenante du projet éducatif de la ville (PEL) en étant porteurs de ses valeurs et finalités, cette convention de partenariat est signée entre la ville et les clubs désireux de s'engager à assurer un accompagnement éducatif auprès de leurs jeunes adhérents.
Ils réfléchissent à la mise en place d'un document qui réponde aux problématiques d'éducation, d'intégration, de socialisation : accessibilité au plus grand nombre, projet pédagogique, compétence et qualité de l'encadrement et valeurs (engagement, respect de l'autre, sens du collectif, goût de l'effort). Comment percevoir le sport comme un moyen d'éducation ' Comment habituer l'enfant à la pratique dans le milieu associatif ' Comment rendre compatible l'objectif compétitif du club et l'objectif éducatif poursuivi par la Ville ' Cela se concrétise par la définition de droits et devoirs pour la Mairie et pour les clubs.

Des clubs sportifs intégrés au projet éducatif de la ville et labellisés
> Du côté des clubs, trois types d'engagements sont fixés :
- une politique tarifaire avantageuse qui favorise l'accès au plus grand nombre, - un projet pédagogique qui intègre la charte des valeurs de la politique municipale notamment les objectifs de découverte et d'initiation,
- la compétence et la qualité de l'encadrement qui implique que les éducateurs sportifs soient formés et diplômés.
> En contrepartie, la direction des sports apporte son soutien en assurant un suivi de chacun des clubs signataires avec, à terme, un projet de formation découlant des besoins constatés sur le terrain pour que la question éducative soit au c'ur de la préoccupation des clubs. Ce soutien financier municipal prend différentes formes :
- mise en disposition d'installations à titre gracieux,
- aide à l'encadrement par la prise en charge à 50% de la rémunération des éducateurs sportifs de la ville impliqués,
- conseil et accompagnement par un soutien financier au poste de coordinateur,
- suivi et co-évaluation du dispositif par les éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives (ETAPS).

Pour promouvoir la qualité du dispositif, la ville et les clubs intègrent la notion de label sur les documents de communication. Un club labellisé est un club qui répond aux objectifs fixés par la convention : projet éducatif, de formation et de qualification des éducateurs, etc. Le label peut être retiré ou suspendu si ces objectifs ne sont pas respectés.
Pour informer les familles de l'existence de ce dispositif, les éducateurs diffusent une plaquette au sein des écoles. La ville est, par ce biais, en lien régulier avec l'Education nationale. Quant à l'intégration des familles les plus isolées, la ville a mis en place une procédure interne en lien avec les assistantes sociales du Conseil général et des CCAS qui pourront accorder une aide. Et c'est seulement si cette dernière est insuffisante (et que tous les recours sont épuisés) que la ville intervient en versant une subvention au club ou le cas échéant, en finançant une tenue vestimentaire.

Un dispositif soumis à évaluation
Le dispositif compte 15 clubs labellisés "Ecoles de sports", 12 disciplines, 48 vacataires, mobilise cinq éducateurs, huit écoles de sport, soit 2180 enfants de six à 12 enfants. Les éducateurs référents effectuent un suivi régulier des clubs labellisés et rencontrent les intervenants pédagogiques. Pour ce faire, ils répondent à des critères d'évaluation :
- la relation avec l'enfant ;
- la pratique sous forme ludique et éducative dans un cadre sécurisé ;
- la pratique structurée de découverte et d'apprentissage définis par un projet pédagogique ;
- la présentation, l'organisation et la gestion des séances.

Par ailleurs, les éducateurs mettent en place des temps de rencontres individualisés avec les dirigeants et les intervenants pédagogiques deux à trois fois par an. Les cotisations, en augmentation, sont encadrées de manière précise au sein de la convention de partenariat.
Depuis que cette convention est appliquée, les acteurs ont identifié le besoin d'optimiser les projets pédagogiques en les structurant et de renforcer plus largement les liens entre les dispositifs d'animation de la Ville et des clubs.
Parfois, les clubs labellisés parviennent à s'autonomiser comme ce fut le cas pour le judo dans le quartier Léo Lagrange des Minguettes grâce au soutien des parents et des bénévoles, à l'accompagnement d'un Etaps, ainsi qu'à la subvention annuelle de la Ville, de l'Etat (DJS) et d'un autofinancement. Et pour pérenniser le club d'athlétisme, la ville a repensé le dispositif à l'échelle intercommunale avec les villes de l'Est lyonnais. Ce premier club intercommunal permet aux jeunes athlètes de continuer à pratiquer ce sport après douze ans et de mutualiser les moyens.
La collectivité remporte le titre de lauréat "Fais nous rêver" remis au salon des Maires et des collectivités locales en 2007, suite à l'appel à projets lancé par l'Agence pour l'Education par le Sport (Apels).

Impact(s) :
- Pour l'enfant : l'acquisition de vraies valeurs éducatives, sociales et citoyennes. On observe une baisse du nombre de dossiers disciplinaires et une fidélisation de ce public au sein des clubs ainsi que l'implication d'adolescents dans l'encadrement et l'arbitrage.
- Du côté des familles : une plus grande accessibilité aux pratiques sportives qui les motive à s'investir de manière plus importante et de participer à des temps de rencontres informelles.
- Pour les clubs labellisés : une meilleure prise en compte du public concerné et capacité élargie à intervenir dans un environnement social difficile.
- Quant à l'encadrement : l'initiative permet une plus grande fidélité des éducateurs qui veillent à ce que l'exigence de qualité soit respectée. Plus largement, la ville s'engage dans la formation des éducateurs sportifs qui interviennent auprès des jeunes en partenariat avec le Centre de Recherche et d'éducation par le Sport, l'Office Municipal du Sport (OMS) ou le mouvement fédéral. Après un temps de rencontres des associations et de diagnostic des besoins, un programme de formation est proposé en 2006. Par ailleurs, les étudiants formés par l'Unité de Formation et de Recherche en Activités Physiques et Sportives (UFRAPS) trouvent un lieu de stage idéal dans les clubs qui sont en permanence à la recherche de vacataires.
- Pour la ville de Vénissieux : le renforcement de la collaboration entre la Ville et le mouvement sportif, meilleure connaissance les problématiques des clubs et de la capacité à aider les structures en difficulté, et réduction des comportements violents et déviants.

Partenaire(s) :
- Etat (Direction de la Jeunesse et des Sports) via le Centre national pour le développement du sport
- Office municipal du Sport
- Centre de Recherche et d'Education par le Sport
- Education nationale

Moyens :

Humains : cinq ETAPS (deux heures de suivi hebdomadaire) ; un ETAPS coordonnateur (1/3 ETP).

Financiers : 535 000 euros par an pris en charge par la Ville (une partie de l'encadrement des enfants de l'Ecole de sport) ; 4000 heures de vacation pris en charge par la Ville soit une aide par enfant de 80 euros / an ; Mise à disposition de personnel : ETAPS de la Direction des Sports et de la Mission Jeunesse de la ville dans l'intervention, le suivi et l'accompagnement ; mise à disposition des installations sportives locales ; soutien à la formation, via l'Office Municipal du Sport (OMS) et le Centre de Recherche et d'Education par le Sport (CRES).

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