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Monique Fournier Laurent - « S’investir auprès des jeunes, c’est rester jeune ! »
Monique Fournier Laurent est la preuve que la retraite porte bien mal son nom. Depuis 10 ans, cette habitante de Creil ne cesse de militer pour une citoyenneté active au service de la collectivité. Des convictions dont elle s’est fait l’écho dans plusieurs ouvrages et qui motive son engagement auprès des jeunes, au sein du collectif GR21 et son implication dans sa ville. 
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Le Reflet s’illustre
Il y a quelques mois, Apriles consacrait une fiche au Restaurant le Reflet, à Nantes. Un restaurant extraordinaire puisque cette entreprise ordinaire a relevé le défi d’intégrer dans son équipe six personnes porteuses d’une trisomie 21. Aujourd’hui cette belle aventure fait l’objet d’un livre. Joliment illustré, cet ouvrage a pour vocation de partager à grande échelle le savoir-faire de l’association Trinôme 44, qui a porté le projet, et de diffuser le plus largement possible cette expérience afin d’inciter un plus grand nombre d’employeurs à embaucher des personnes porteuses de handicap. D’autres initiatives similaires ont d’ailleurs vu le jour à Nîmes ou encore à Rennes et Paris avec les cafés Joyeux. Prix 20 euros à commander sur http://projet-lereflet.fr/ notre-livre/ 
 
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Un lieu d'accueil pour les femmes victimes de violence assuré par des bénévoles - Conty - 80



Mis à jour le: 28-01-2009

Type d'action :

  • Participation des habitants

Région : Picardie

Sur le vif :
"Au village, les femmes que nous accueillons n'ont pas d'étiquette. Tout le monde est mis dans le coup." Le maire adjoint

Porteur(s) de l'action :
Association Agéna

Objectif(s) et bref descriptif :
Pour assurer l'accueil en urgence de femmes victimes de violences conjugales, une association spécialisée met à disposition des studios autonomes dans un village rural de la Somme. Plus qu'une solution au problème d'hébergement, la mobilisation de la mairie et des habitants permet aux femmes victimes de se reconstruire dans un environnement sécurisant et chaleureux.

Origine(s) :
Depuis 1976, l'association Agéna aide et accompagne dans la Somme des femmes en grande difficulté et/ou victimes de violence, avec ou sans enfants. Elle effectue dans cette perspective un travail de sensibilisation des professionnels et du grand public en organisant des actions de formation et des évènements culturels. L'association gère également plusieurs équipements tels que des CHRS, halte garderie, centre maternel et logements autonomes, principalement implantés en milieu urbain. Agéna mène en 2006 une étude quantitative et qualitative qui traduit un déficit d'accueil en zone rurale, et un besoin de proximité et de discrétion pour les femmes accueillies. Une assistante sociale de l'association rencontre le maire du village de Conty pour élaborer ensemble un projet de six studios conçu pour y répondre.

Description détaillée :
Dans un premier temps, le projet d'accueil porté par l'association Agéna est présenté aux élus locaux et rencontre la forte volonté d'ouverture de la politique sociale municipale. La mairie réhabilite une maison pour la mettre à disposition avec le soutien financier de la Direction Départementale de l'Equipement et du service urbanisme. Dans un deuxième temps, une réunion d'information organisée par Agéna et la mairie, permet d'obtenir l'implication de partenaires locaux pour répondre de manière optimale aux besoins des femmes : l'école, la gendarmerie, les restos du c'ur, Shopi et la Croix rouge se mobilisent.
Dans un troisième temps, une soirée-débat est organisée par le maire pour sensibiliser la population à la problématique des femmes victimes de violence à l'issu duquel un groupe de travail se constitue animé par le maire adjoint et une assistante sociale d'Agéna. En parallèle, un appel au bénévolat pour l'accueil des femmes au village est lancé dans le journal local.

Un accueil convivial et transitoire en centre ville assuré en continu par des bénévoles
L'accueil d'urgence ouvre en avril 2007 dans la maison mise à disposition par la mairie en centre ville. Dotée d'une salle commune conviviale et d'une cour à l'arrière, elle comporte six studios meublés de superficies variables dans lesquels les femmes trouvent à leur arrivée, linge de toilette, vaisselle, draps propres, quelques livres, et de l'alimentation de secours donnée par la Croix rouge. La procédure d'admission est la suivante : la femme qui appelle le numéro d'urgence (115) est immédiatement transférée vers un des six logements autonome dans la mesure des places vacantes. L'accueil est assuré 24h sur 24 grâce à la mobilisation des bénévoles, disponibles de jour comme de nuit, selon un planning préétabli. Ce sont eux qui, à l'arrivée font l'état des lieux avec la personne accueillie, lui remettent un contrat d'accueil et la charte de l'association.
Durant le séjour, tout est mis en 'uvre pour que l'arrivée à Conty ne constitue pas une rupture. En fonction de leurs situations, les femmes accueillies continuent à aller au travail, à suivre leur formation ou à chercher un emploi. La mobilisation des acteurs publics ou privés du territoire facilite leur intégration au village : les établissements scolaires s'engagent à accueillir les enfants en urgence, sans attendre le certificat de radiation et les plus petits bénéficient d'un accueil prioritaire en halte garderie. Enfin, un nombre importants d'habitants n'hésite pas à s'impliquer notamment par des dons en nature de vêtements et de jouets. Toutes les femmes accueillies bénéficient par ailleurs d'un accompagnement social, adapté à leurs besoins. L'assistante sociale propose par exemple systématiquement de rejoindre un groupe de parole animé par une éducatrice spécialisée et un psychologue à Amiens tous les 15 jours.
L'accueil est conçu pour être transitoire. Celui-ci ne peut excédé six mois maximum. A l'issue de leur séjour, les femmes peuvent rentré chez elles ou être orientées vers l'extérieur, voire dans une des diverses structures de l'association.

Impact(s) :
- En 2007, quatre bénévoles sur cinq sont travailleurs sociaux, le cinquième est gendarme. Pour les aider à trouver la bonne distance avec la personne accueillie, une formation sur la différence entre travail social et bénévolat est organisée par l'association Agéna, qui offre aussi la possibilité d'un accompagnement social et psychologique aux volontaires.
- Fortement ancré dans le tissu local et dans une dynamique de développement, cet accueil d'urgence offre aux femmes des perspectives d'avenir : parvenant à vaincre la peur et à refaire l'unité dans leur trajectoire personnelle, certaines d'entre elles décident même, au terme de l'accueil, de s'installer dans le village.
- L'association continue d'essaimer. D'ici 2009, d'autres structures du même type vont voir le jour dans les villages alentours (une dizaine de lieux d'accueils d'urgence vont être créés sur le département de la Somme).

Partenaire(s) :
- L'Etat (via un contrat d'objectifs et de moyens)
- La Direction Départementale de l'Action Sociale
- Des partenaires locaux variés : la Croix rouge, les Restos du c'ur, et Shopi ; les établissements scolaires et la gendarmerie.

Moyens :

Humains : une assistante sociale à ¼ de temps salariée par l'association.

Financiers : projet financé dans sa globalité par la DDASS (au titre de l'enveloppe ALT qui finance les logements sociaux temporaire) ; Subvention de 15 000 euros de la Fondation de France.

Matériels : une maison mise à disposition par la mairie.

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