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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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L’enfance de l’art
Les musées aussi mise sur l’intergénérationnel. Le Louvre Lens a lancé il y a quelques mois des ateliers baptisés « l’art d’être grand-parents ». Un samedi par mois pendant deux heures, les médiateurs du musée offrent gratuitement aux grands parents conseils et astuces pour éveiller la curiosité et la créativité des plus jeunes. Ils répondent à des questions très concrètes sur quelles œuvres choisir, comment capter l’attention des enfants ou comment évoquer la nudité ? Ils proposent également des activités pour prolonger ce temps de découverte. De quoi faire d’une visite au musée un beau moment de complicité intergénérationnelle.
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"Chorale solidaire" réunissant travailleurs sociaux et bénéficiaires de minima sociaux - 77 - Sénart



Mis à jour le: 18-02-2009

Contact action : >> VACHERET Pascale : consulter sa fiche

Type d'action :

  • Culture, Sport
  • Développement périurbain
  • Intégration
  • Lutte contre l'exclusion sociale

Région : Île-de-France

Porteur(s) de l'action :

San de Sénart

Objectif(s) et bref descriptif :
A Sénart se met en place une "Chorale Solidaire" pour des personnes en difficulté avec la participation du personnel des structures sociales. Puis, des liens se tissent avec les autres chorales plus "classiques", via des projets communs.

Origine(s) :

A l'origine une chorale solidaire montée par ATD Quart Monde. Reprenant cette idée, le "service musique du SAN" (Syndicat d'agglomération nouvelle) de Sénart, en collaboration avec l'UAS (Unité d'action sociale), a mis au point l'action "Chorale solidaire" ayant pour objectif de proposer à des publics en difficulté ou particulièrement isolés de constituer une chorale avec des travailleurs sociaux, afin de retrouver une bonne image de soi.
L'objectif de l'action est d'aider ces personnes à sortir de leur isolement et à s'engager dans une démarche d'insertion par le biais d'une activité bénéfique sur les plans physique, psychologique, et relationnel.

 

Description détaillée :
Dans le cadre de la politique de la ville, un des axes du programme d'actions musicales du San de Sénart est de permettre la réinsertion par des moyens transversaux et indirects comme la musique.
La chargée de mission "musique" du San de Sénart, ancienne chef de ch'ur, contacte l'équipe de l'UAS de Sénart, qui a déjà l'expérience de ce type de dispositifs par le biais de projets d'accompagnement "théâtre" ou de sorties culturelles avec les usagers. Ils décident de commencer ensemble l'expérience en créant pendant quelques mois une chorale composée uniquement de travailleurs sociaux afin que ceux-ci puissent vivre cette expérience "de l'intérieur" et qu'ils soient à même de lancer ce projet auprès des bénéficiaires de minima sociaux.

Ainsi, en novembre 2004, une chorale de travailleurs sociaux est montée (d'environ 20 personnes). En Avril 2005, les travailleurs sociaux lancent leur campagne d'information sous forme de tracts, distribués notamment lors des entretiens individuels avec les usagers (environ 15 personnes s'inscrivent). En Mai 2005, la chorale est créée et répète tout les 15 jours au conservatoire. Le choix du lieu de répétition est important : il permet d'effectuer un travail de qualité et apporte une reconnaissance à ces choristes amateurs. La chorale est accompagnée par un pianiste. Les travailleurs sociaux continuent à y participer (un noyau dur de cinq à six personnes). Les stagiaires de passage à l'UAS y participent systématiquement. Un système de co-voiturage est organisé pour se rendre à l'atelier chorale.

Une chorale qui s'inscrit sur le territoire
Les chants sont variés : variétés, classique, Gospel... Des chefs de ch'urs de chorales environnantes sont progressivement sollicités afin d'établir des liens avec les autres chorales "traditionnelles" de Sénart pour envisager des projets communs, voire le ralliement à d'autres chorales. La "chorale solidaire" se fixe bien cet objectif de tremplin pour rallier ses choristes à des groupes de chanteurs amateurs.
Lors d'un forum santé, le centre social Aubrac de Savigny le Temple est informé et inscrit ce projet dans son programme d'activités. Un travailleur social de cette structure s'engage à accompagner régulièrement quelques usagers du centre.
Une sortie à Vert St Denis au festival des chorales en juin 2005 est organisée, de même qu'en décembre 2005, une douzaine de choristes vont écouter la chorale Gospel à Mée-sur-Seine.  Cette ouverture culturelle sur le chant en rapport avec le spectacle vivant fait partie des actions intégrées à la chorale. Le 12 décembre 2005 : un mini-concert au Foyer Villebouvet (foyer d'accueil de grands traumatisés à Savigny-le-Temple) est organisé.

Des usagers métamorphosés
La participation à la chorale permet aux choristes amateurs de se resocialiser. Certaines métamorphoses sont spectaculaires : les personnes recommencent à se maquiller, s'habillent mieux, prennent la parole pour donner leur avis, font des suggestions. La prise de parole est croissante, liée au sentiment de confiance générale et personnelle, de fierté acquise. Le groupe se montre très solidaire : attention générale, sentiment de respect les uns vis-à-vis des autres.
Sur le plan artistique, le travail est satisfaisant, chacun prenant peu à peu conscience de sa voix, de son souffle, de la relation vocale à l'autres, de sa présence corporelle. Le répertoire varié abordé ouvre à des esthétiques inconnues pour la plupart et rendues dès lors accessibles.
En octobre 2006, la chorale continue à s'enrichir de nouveaux choristes. Dans l'idée d'ouverture et d'accueil, la chorale solidaire sollicite peu à peu de nouvelles structures et de nouveaux publics répondant aux mêmes objectifs. A la rentrée 2006, un nouveau centre socioculturel à Lieusaint accueillant des personnes parlant mal le français envisage d'orienter ses usagers vers la Chorale Solidaire. Par ailleurs, cette entreprise a permis de contribuer à modifier les représentations réciproques des travailleurs sociaux et des usagers afin de faire évoluer les termes de la relation professionnelle.

Impact(s) :
Une vingtaine de personnes suivent régulièrement la chorale (entre 25 et 55 ans, en grande majorité des femmes).  Deux ou trois autres personnes viennent de manière plus épisodique étant donné leur difficulté à se déplacer ou à intégrer un groupe. Le travail développe des solidarités et permet aux usagers de renouer avec le lien social.

Partenaire(s) :
Antennes CLI de Combs-la ville et Cesson,
Conseil général de Seine et Marne (DIH),
Conseil régional (Mission Ville).

Moyens :

Humains : budget initial: 15 141 '.

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