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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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Un festival de court métrage pour l'image du quartier - Caen - 14



Mis à jour le: 27-02-2009

Contact action : >> Dereims Guillaume : consulter sa fiche

Type d'action :

  • Culture, Sport
  • Développement urbain, Vie des quartiers
  • Participation des habitants
  • Bénévolat

Région : Basse-Normandie

Porteur(s) de l'action :
Centre socioculturel Caf de la Guérinière

Objectif(s) et bref descriptif :
Dans le quartier d'habitat social de la Guérinière à Caen, l'organisation d'un festival du court métrage, pris en charge par les habitants assistés d'un Centre social de la Caf initie la création de liens entre les résidents et contribue à revaloriser l'image du quartier dans la ville.

Origine(s) :
La Guérinière est le premier quartier HLM périphérique de la ville de Caen, fruit de l'industrialisation rapide des années 1950, il est devenu emblématique de la crise économique des années 80 et continue à être le plus exposé à des difficultés socio-économiques et des niveaux de formation et de qualification peu élevés. Il a perdu 20% de sa population entre les deux derniers recensements pour se stabiliser autour de 5 000 habitants. Classé en Zus (http://sig.ville.gouv.fr/zone/2501050), le quartier bénéficie actuellement d'un important programme de requalification urbaine porté par la ville de Caen. Dans le cadre de ce dernier, le centre socioculturel a voulu mettre en place un projet qui modifie le regard porté sur la Guérinière en utilisant le levier culturel et en prenant appui sur l'implication des habitants.

Description détaillée :
Convaincue que la culture est un facteur de progression individuelle et collective, l'équipe du Centre socioculturel Caf implanté au c'ur du quartier d'habitat social de la Guérinière à Caen, a fait le pari de créer un Festival du Court Métrage dans lequel les habitants auraient une place centrale. Via ce festival, le centre cherche non seulement à favoriser l'accès à la culture et l'expression culturelle des familles en difficulté, mais aussi à revaloriser l'image du quartier par la mise sur pied d'un projet de qualité qui attire des habitants des autres secteurs de la ville.

Modalités d'organisation du festival de court-métrage
La première édition du festival de court-métrage à l'initiative du centre socioculturel a lieu en 2000. Il souligne la nécessité de structurer son organisation. Des commissions ont été mises en place comprenant des habitants, des agents de développement social et des professionnels du cinéma prenant en charge le budget, la communication, le cinéma, la logistique et les perspectives. Un agent de développement du service CUCS établit la liaison avec le service de la Maîtrise d''uvre Urbaine et Sociale de la ville de Caen et le festival. Il anime les réunions de quartier. En parallèle, quatre ateliers ont vu le jour: le premier procède à l'élection des films - près de 200 films à visionner chaque année le second s'occupe de la création de courts-métrages avec des jeunes; le troisième travaille sur la présentation des films sélectionnés (atelier d'écriture); enfin, un quatrième atelier met sur pied les projets associés. L'échéancier du Festival s'étend d'octobre à septembre, époque de l'évènement à proprement parlé qui dure quatre jours, alternant séances dans un cinéma d'art et essai de la ville et à la MJC du quartier. Un public relativement stable évalué à 750 personnes fréquente chaque année le festival.

Du développement culturel au développement local et territorial
L'image d'un quartier qui cumule tous les facteurs de disqualification socio-économique a évolué favorablement, tant au niveau de la ville (le festival est bien relayé par la presse locale) qu'à l'extérieur par le biais des réalisateurs et des producteurs. Le Festival a participé à atténuer la perception négative du quartier. Les habitants vivent moins repliés sur eux-mêmes. Certes, les travaux de requalification du quartier et le TVR (tramway) qui le dessert y contribuent, mais le fait de vivre ensemble et de partager des choses essentielles a favorisé l'élargissement des réseaux relationnels.
Les règles de fonctionnement démocratique entrent progressivement dans la pratique des habitants : les commissions sont de réels espaces d'apprentissage de la démocratie participative. Par ailleurs, les personnes impliquées dans l'organisation du Festival démontrent leur capacité à se projeter dans l'avenir en menant à terme une action s'inscrivant dans la durée et relevant d'un domaine dont ils ne sont pas habituellement les vecteurs. En 2005, l'organisation du Festival a été prise en charge par une association de quartier, Vivre ensemble à la Guérinière. Deux habitantes, fortement investies dans cette aventure culturelle depuis le départ, ont été embauchées en CDI. Le Centre social, longtemps porteur principal du Festival, s'est désengagé progressivement. Il se limite aujourd'hui à accompagner l'association et les salariés dans ce passage de témoin.

Impact(s) :
- Au plan individuel, les participants à cette opération (chômeurs, Rmistes ') acquièrent des compétences en matière de connaissances cinématographiques et de sensibilisation à l'image.
- Au plan collectif : initiée par le Centre socioculturel, le festival est repris en main par les habitants eux-mêmes de manière autonome, initiant de nouvelles actions pleines d'ingéniosité.

Partenaire(s) :
- Caisse des Allocations Familiales (Caf)
- Ville de Caen
- ACSE
- Direction Régional des Affaires Culturelles (Drac)
- Office Départemental d'Animation Culturelle (Odac)
- Caisse des dépôts et consignations (CDC)
- Habitants et associations d'habitants du quartier
- Associations de professionnels du Cinéma
- Bailleur principal

Moyens :

Humains

Un agent de développement social Caf à temps partiel ;
Un agent de développement des services du CUCS ;
Un adulte relais financé par l'ACSE, la ville de Caen et la Caf ;
Les habitants bénévoles : une centaine de personnes;
Association « Vivre ensemble à la Guérinière » ;

Financiers
Le budget global du festival de 26 750 ' en 2000 ; 35 000 ' en 2005.
En 2008, il avoisine 70 000 ' répartis entre :
- Poste d'adulte relais - 35 %
- prestations externes (réalisation, organisation) - 55 %
- services externes (communication, frais de déplacement et télécom) - 10%
Il est pris en charge par l'Odac, la Drac (4000 '), la politique de la ville dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale (8000 '), la direction des affaire culturelle de la ville de Caen (22000 '), la Caf (9300 '), Caen Habitat (2000 '). En 2009, les budgets devraient être reconduits et la Caisse des dépôts et consignation apporterait une aide de 4000 '.

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