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Monique Fournier Laurent - « S’investir auprès des jeunes, c’est rester jeune ! »
Monique Fournier Laurent est la preuve que la retraite porte bien mal son nom. Depuis 10 ans, cette habitante de Creil ne cesse de militer pour une citoyenneté active au service de la collectivité. Des convictions dont elle s’est fait l’écho dans plusieurs ouvrages et qui motive son engagement auprès des jeunes, au sein du collectif GR21 et son implication dans sa ville. 
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Carrefour des innovations sociales : la version bêta en ligne
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Les Pyrénées-atlantiques mobilisés contre la maltraitance - 64



Mis à jour le: 25-09-2018

Type d'action :

  • Protection de l'enfance
  • Gouvernance, partenariats institutionnels
  • Nouvelles pratiques professionnelles

Région : Aquitaine

Sur le vif :
« Au-delà de la maltraitance, chaque membre de l'équipe s'est vu conforté dans la spécificité de sa fiche de poste. Et puis, cette réflexion collective autour de notre accompagnement a permis de renforcer l'unité de l'équipe. » Le directeur adjoint du foyer de vie

Porteur(s) de l'action :
Le Conseil général des Pyrénées-atlantiques

Objectif(s) et bref descriptif :
Afin de prévenir les phénomènes de maltraitance dans les institutions relevant de sa compétence, le Conseil général des Pyrénées-atlantiques met en place depuis 2006 une politique volontariste en direction des professionnels en contact avec les populations les plus fragiles. Outre l'accent mis sur la question de la maltraitance institutionnelle dans la rédaction des trois derniers schémas départementaux, le CG organise chaque année un colloque sur le sujet. Le Département s'est également doté d'un référentiel spécifique en partenariat avec la DDCS (ex-DDASS) et la PJJ. Il a également entrepris, via un poste dédié, une évaluation des établissements accueillant des publics vulnérables qui relèvent de sa compétence.

Origine(s) :
Dès le début des années 1990, les professionnels de l'Aide sociale à l'enfance des Pyrénées-atlantiques ont le souci d'interroger leurs interventions en terme de maltraitance institutionnelle. En 2002, à l'initiative de la Préfecture, un partenariat avec la DDASS, la PJJ et les associations gestionnaires d'établissements permet de réaliser un référentiel spécifique à l'enfance sur ces questions. En outre, la loi n°2002-2 qui met l'accent sur les droits des usagers en terme de reconnaissance et de protection, ainsi que différentes circulaires préconisant un repérage et un traitement des maltraitances en institution encouragent le Département à aller plus avant dans la prévention. Une rubrique spécifique est inscrite dans les schémas enfance en 2004, puis personnes âgées et adultes handicapées en 2005. En 2006, le Conseil général se lance dans une politique plus vaste visant à mieux outiller les professionnels en lien avec les publics vulnérables sur ces questions.

Description détaillée :
Sur la base du travail réalisé en 2002 avec la Préfecture dans le domaine de l'enfance, un référentiel est construit et mis à disposition des professionnels travaillant auprès de tous les publics vulnérables. Il comprend 10 fiches actions qui balaient les dynamiques institutionnelles dans leurs trois grandes composantes : les usagers (besoins, droits), les professionnels (contenus des missions, organisation du travail, circulation de l'information) et l'institution (le management, les outils de la loi 2002-2, le guide de procédure en cas de maltraitance).

Le Conseil général organise par ailleurs un colloque annuel qui aborde la question de la prévention des maltraitances en institution à destination des professionnels de toutes les institutions. Ces colloques permettent une activation de la réflexion ainsi qu'une mutualisation des questionnements et des réponses des uns et des autres. Ils participent à maintenir de façon active une dynamique de vigilance et de recherche.
Surtout, le Département a entrepris une évaluation de tous les établissements accueillant des publics vulnérables relevant de sa compétence. Concrètement, il s'agit pour un chargé de mission a mi-temps - psychologue de profession - d'aller in vivo à la rencontre des professionnels et usagers des institutions volontaires, afin d'y mener avec toutes les parties prenantes,  une réflexion sur l'évolution des pratiques. Ni inspection, ni formation au sens strict, la démarche relève plutôt d'une évaluation participative fondée  sur une réflexion et une sensibilisation des équipes travaillant au contact des personnes les plus fragiles. En interaction avec les personnes concernées, l'agent élabore une radiographie pratique de l'établissement afin d'outiller les équipes sur le sujet.

Pour chaque établissement, la démarche se déroule en cinq demi-journées qui permettent de rencontrer tous les acteurs de la structure (professionnels, usagers et familles d'usagers) dans le cadre d'entretiens individuels ou en groupe. Même si les institutions sont volontaires, ce travail qui s'apparente à une démarche clinique, n'est pas toujours bien vécu par les équipes. Du fait du questionnement des pratiques,  la démarche produit parfois une onde de choc qui peut déstabiliser des professionnels se sentant mis en cause.
Mais globalement, l'exercice est positif et permet de repérer les niches où se loge éventuellement la maltraitance. En protection de l'enfance, il apparaît parfois que les équipes ne prennent pas suffisamment en compte les jeux d'agressivité et de soumission des jeunes entre eux. Sur le terrain de l'autonomie, le risque serait plutôt de réduire la personne à sa pathologie en niant sa personnalité et son histoire. Pour les personnes handicapées, la démarche s'articule notamment autour des questions d'argent et de sexualité pour les résidents.

La dernière phase, qui consiste en la restitution orale d'un écrit de huit à quinze pages, devant toutes les personnes ayant participé à la démarche permet d'échanger collectivement sur ces questions. Mais le propos du document,  conçu comme un outil global de management, va au-delà de la question de la maltraitance pour intégrer la notion de qualité dans la perspective  d'une amélioration globale du service.
En marge du processus, le chargé de mission anime quatre fois par an une commission maltraitance avec une quinzaine de directeurs d'établissements. Au menu, des échanges sur les pratiques afin d'opérer des ajustements sur la méthode, réguler la démarche et modifier le référentiel.  Depuis 2006, le chargé de mission prévention des maltraitances en institution du Conseil général des Pyrénées-atlantiques a rendu visite à plus de 70 établissements.

Impact(s) :
Personnels et usagers sensibilisés aux questions de la maltraitance institutionnelle.

Partenaire(s) :

Les associations et institutions agissant dans les secteurs concernés.

Moyens :


Humains : un poste de psychologue à mi-temps.
 


>>Consulter l'article du Journal de l'action sociale     

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