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Monique Fournier Laurent - « S’investir auprès des jeunes, c’est rester jeune ! »
Monique Fournier Laurent est la preuve que la retraite porte bien mal son nom. Depuis 10 ans, cette habitante de Creil ne cesse de militer pour une citoyenneté active au service de la collectivité. Des convictions dont elle s’est fait l’écho dans plusieurs ouvrages et qui motive son engagement auprès des jeunes, au sein du collectif GR21 et son implication dans sa ville. 
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Quelle place pour les âgés ?
Comment promouvoir la participation sociale des personnes âgées ? C’est à cette question que s’efforce de répondre le dernier numéro de la revue de "Santé Publique France, La santé en action". Alors que l’on compte aujourd’hui en France 13 millions de personnes âgées de 65 ans, la publication lui consacre un dossier de 37 pages, auquel a contribué une vingtaine d’experts (médecins, sociologues, universitaires…). Cette approche transversale permet de préciser les définitions, définir les enjeux, dessiner des pistes d’actions, s’inspirer de nos voisins étrangers… L’occasion d’évoquer des sujets qui tiennent à cœur à Apriles, comme l’engagement bénévole des séniors ou encore leur participation à l’élaboration des politiques locales.
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Des seniors guident les jeunes sur la route du permis



Mis à jour le: 25-09-2018

Type d'action :

  • Emploi, Formation
  • Liens intergénérationnels
  • Lutte contre l'exclusion sociale
  • Jeunesse
  • Accessibilité, Mobilité
  • Vie des séniors
  • Bénévolat

Région : Bretagne

Sur le vif :
« Cette expérience m’a permis de combler le vide que j’ai ressenti à la retraite. La dimension intergénérationnelle a été primordiale dans mon engagement : je voulais offrir à des jeunes ce que je n’avais pas pu offrir à mes enfants en raison de mes contraintes professionnelles ». Un parrain engagé dans le dispositif de conduite supervisée.  

Porteur(s) de l'action :
Mission locale du Pays de Cornouaille 

Objectif(s) et bref descriptif :

Afin de permettre à de jeunes futurs conducteurs inscrits en auto-école d’accumuler des heures d’expérience au volant, la Mission locale du Pays de Cornouaille organise leur parrainage par des seniors ayant de longues années de conduite derrière eux. Fondée sur le volontariat, cette opération s’inscrit dans la démarche d’insertion de la mission locale, le permis étant indispensable à ces jeunes pour trouver un travail sur le marché local. Pour les parrains, qui bénéficient d’une formation préalable par l’auto-école sociale « Roulez-Jeunesse », cet accompagnement favorise également une plus grande attention à leur propre conduite. C’est également l’occasion de créer des liens et solidarités entre générations.

Origine(s) :

En 2012, grâce à une nouvelle disposition mise en place en 2010 pour favoriser l’obtention du permis de conduire : la conduite supervisée permet dorénavant aux personnes majeures ayant obtenu le code d’effectuer des heures de conduite avec un accompagnateur détenteur du permis depuis plus de cinq ans, sous réserve d’avoir un véhicule spécifiquement assuré. Ce dispositif croisait les préoccupations de la Mission locale, qui accompagne des jeunes de 16 à 26 ans et les aide à résoudre l’ensemble des problèmes que pose leur insertion sociale et professionnelle. En effet, les principaux pourvoyeurs d’emplois locaux sont l’agro-alimentaire, les services à la personne, le tourisme et le commerce, ce qui implique pour les jeunes en recherche d’emploi d’être mobiles et donc d’avoir le permis de conduire. Or plusieurs futurs jeunes conducteurs suivis par la mission locale étaient susceptibles de bénéficier de cette conduite supervisée mais ne disposait pas d’un accompagnateur disponible ou d’un véhicule dûment assuré. La Mission locale a donc réfléchi sur la façon d’adapter le dispositif de conduite supervisée de manière à le rendre accessible aux jeunes qu’elle suit, voir à ceux susceptibles de l’être, sans toutefois en avoir fait les démarches.



S’inspirant du réseau de parrainage déjà mis en place par la Mission locale pour accompagner les jeunes en recherche d’emploi, celle-ci a construit un système similaire pour l’apprentissage de la conduite. En s’appuyant sur des partenaires privés, elle a acquis deux véhicules, l’un offert par la Fondation PSA Citroën, l’autre financé par une dotation du groupe Chèque Déjeuner. Puis des accompagnateurs ont été sollicités dans le cadre d’un appel à parrainage par voie de presse, mais aussi grâce aux relations personnelles des initiateurs du projet. Ces parrains, généralement des retraités volontaires, déjà bénévoles dans une autre association pour certains, ont ensuite été formés par l’auto-école sociale « Roulez-jeunesse ! ». Cette formation de douze heures, mélangeant des enseignements pratiques et théoriques est financée par la Mission Locale à raison d’une session annuelle pouvant accueillir jusqu’à six parrains. Enfin, la Mission locale a également associé les auto-écoles auprès desquelles les jeunes sont inscrits. Ces dernières doivent donner leur accord pour que l’élève puisse bénéficier du dispositif et évaluent son niveau avant et après la période de conduite avec le parrain. Si certaines ont pu être méfiantes au premier abord, elles ont dans l’ensemble adhéré à la démarche car la conduite supervisée est un dispositif complémentaire qui ne se substitue pas aux leçons de conduite. De plus, la conduite supervisée est un atout supplémentaire de réussite à l’examen du permis de conduire, dont les auto-écoles tirent également le bénéfice. En effet, le nombre de candidats qu’elles peuvent inscrire à l’examen varie en fonction du taux de réussite des élèves qu’elles ont formés.
En mars 2013, le dispositif est opérationnel et le premier apprenti conducteur est pris en charge. 

Description détaillée :

Pour bénéficier du dispositif de conduite supervisée mis en place par la Mission locale, les futurs conducteurs doivent être majeurs, âgés de moins de 26 ans et pouvoir justifier de vingt heure de cours de conduite dans une auto-école. Si la majorité d’entre eux sont suivis par la Mission locale, certains bénéficiaires ont également été orientés vers le dispositif par leur auto-école.

Une première rencontre pédagogique est alors organisée par l’auto-école entre le jeune et ses parrains afin d’évaluer le niveau de conduite de l’élève et de signer une convention édictant les droits et les devoirs des trois parties. Chaque jeune est suivi par deux parrains qui ne s’occupent que d’un seul jeune : ce système de binôme permet d’une part au futur conducteur de pouvoir effectuer ses heures de conduite supervisée même si l’un des parrains est indisponible et d’autre part de désamorcer une incompatibilité d’humeur entre le jeune et l’un de ses parrains. Si la relation devient trop conflictuelle, la mission locale peut intervenir : un rendez-vous est alors pris entre sa directrice, le coordinateur de l’opération, les deux parrains et le jeune, afin de trouver une solution conjointe.

Les temps de conduite entre jeunes et parrains se déroulent à bord de l’un des deux véhicules mis à disposition par la mission locale. Un agenda partagé en ligne permet aux parrains et à leur filleul de réserver les créneaux qui leur conviennent. En fonction du niveau de conduite des jeunes, et de leur réussite à l’examen, la période de conduite supervisée dure en moyenne 3 à 4 mois, à raison de deux demi-journées de conduite par semaine. A l’issue de cette période, l’auto-école réévalue le niveau de conduite du jeune avant de l’inscrire à l’examen. Si le jeune échoue, il pourra continuer à bénéficier de l’opération de conduite supervisée jusqu’à l’obtention du permis.

En trois ans, une trentaine de jeunes ont pu profiter de l’accompagnement de 18 parrains. Ceux-ci, encadrés et accompagnés par la mission locale qui organise pour eux, chaque année un temps d’échange et de partage d’expériences, restent fidèles au dispositif même si certains évènements peuvent les conduire à arrêter temporairement les parrainages. Les parrains sont eux-mêmes les meilleurs ambassadeurs pour convaincre de nouveaux retraités à rejoindre la démarche. Ils reconnaissent que ce temps qu’ils consacrent aux futurs jeunes conducteurs leur permet de conserver une utilité sociale. Même si le plus souvent ils ne se prolongent pas au-delà du temps de conduite, des liens se créent entre parrains et filleuls. Certains jeunes ont tout de même gardé des contacts avec leurs parrains, ces derniers les aidant parfois directement sur le plan professionnel ou pour des démarches administratives. Les initiateurs du projet regrettent toutefois que, si la grande majorité des jeunes conducteurs sont en fait des conductrices, les parrains eux, ne comptent que deux marraines.

Preuve de son adéquation avec des besoins existants, l’initiative s’est développée dans d’autres Missions Locales de Bretagne, notamment dans le Morbihan et le Finistère (par exemple à Brest), même si la gestion du dispositif est parfois assurée par des acteurs différents de l’exemple quimpérois (association de retraités…).

Aujourd’hui, la Mission locale envisage d’ailleurs de faire évoluer l’action, afin de prendre en compte l’assouplissement des conditions relatives à la conduite supervisée. Un minimum de trois mois de conduite et de 1000 kilomètres parcourus n’étant plus requis avant de candidater à l’examen, la Mission locale pourrait accueillir plus de jeunes sur des périodes plus courtes, sans toutefois augmenter le nombre de parrains. Elle aimerait également compléter le dispositif actuel par un module de formation sur la conduite à risque sous réserve que plusieurs jeunes aient atteint simultanément le même niveau de conduite.  


Des seniors guident les jeunes sur la route du... par joachim-reynard

Impact(s) :

  • 30 jeunes parrainés en trois ans, parmi lesquels un seul abandon avant l’obtention du permis.
  • 18 parrains formés en trois ans.
  • Les jeunes ont plus confiance en eux et plus de chances de trouver une activité après l’obtention du permis.
  • Les liens intergénérationnels se renforcent. Certains jeunes restent en contact avec leurs parrains, ces derniers n’hésitant pas à leur donner des conseils pour favoriser leur insertion professionnelle et sociale.
  • Les parrains se sentent valorisés. Ils entretiennent des liens sociaux et conservent une utilité sociale dans la période délicate du passage à la retraite.
  • La formation pratique et théorique des parrains bénévoles les incite à être plus vigilants au volant.  

Partenaire(s) :

  • la Fondation PSA Peugeot Citroën, qui a fait don d’une voiture à la Mission locale.
  • le groupe Chèque Déjeuner, qui a offert à la Mission locale un chèque leur permettant d’acheter un second véhicule.
  • la DSCR (Direction de la sécurité et de la circulation routières), qui subventionne la Mission locale de 4000€ par an pour financer l’assurance, le carburant, et l’entretien des véhicules.
  • la Communauté d’Agglomération de Quimper, qui subventionne la Mission locale de 3000€ par an pour le remboursement des frais de déplacement des parrains.
  • L’association Agir ABCD
 

Moyens :
Financier
12 000 € par an

Humains 
- Dix-huit parrains bénévoles
- Un coordinateur de l’action dans la Mission locale
- Deux moniteurs pour former les parrains en auto-école

Matériel
- deux véhicules
 



*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
Contact action : Gildas MOREL
Assistant de gestion
Mission locale du Pays de Cornouaille
10 Place Louis Armand
29000 Quimper
Tel: 02 98 64 42 10
Mail: gmorel@mlpc.asso.fr

Lien internet: www.mlpc.asso.fr
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