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Les marches exploratoires de femmes : rendre les habitantes actrices de leur cadre de vie



Mis à jour le: 16-10-2015

Type d'action :

  • Développement urbain, Vie des quartiers
  • Rénovation urbaine
  • Participation des habitants
  • Diagnostic partagé

Région : Nord-Pas-de-Calais

Sur le vif :

Porteur(s) de l'action :
Ville de Mons en Baroeul

Objectif(s) et bref descriptif :
La ville de Mons en Baroeul dans le Département du Nord propose aux femmes des quartiers prioritaires des marches dites exploratoires visant à identifier les problèmes d’insécurité et d’aménagement sur leurs lieux de vie. Ce dispositif fondé sur le diagnostic partagé et la participation des habitantes a pour objectif de rendre les femmes actrices de leur sécurité et de l’amélioration de leur cadre de vie, favorisant ainsi leur appropriation de l’espace public.


Origine(s) :
Afin de remédier au sentiment d’insécurité des femmes vivant dans les zones prioritaires, la ville de Mons en Baroeul s’est engagée en 2013 dans la mise en œuvre de marches exploratoires de femmes dans le quartier du Nouveau Mons. Ce dispositif originaire du Canada et mis en place dans plusieurs villes françaises depuis les années 2000 en lien avec le Forum français de sécurité urbaine (FFSU) vise à associer les femmes à l’amélioration de leur cadre de vie dans une démarche de démocratie participative : celles-ci sont invitées à déambuler en petits groupes dans les rues de la ville pour identifier les sources éventuelles de danger et formuler des propositions en termes d’aménagement urbain.
Mené par le coordonateur Sécurité et Prévention et le coordonateur Politique de la Ville de Mons en Baroeul, ce travail s’est inscrit dans le cadre de la nouvelle Stratégie Territoriale de Sécurité et de Prévention de la délinquance de la ville redéfinie en 2014 et dont la sécurité des femmes constitue l’une des priorités. A cet effet, la mairie de Mons en Baroeul a bénéficié, pour la mise en œuvre des marches, d’un soutien financier de la Préfecture du Nord par le biais du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) destiné au financement d’initiatives de prévention de la délinquance antérieurement couvertes par les Contrats Urbains de Cohésion Sociale (CUCS).
Parallèlement, la ville a rejoint en 2015 l’expérimentation nationale du dispositif des marches exploratoires de femmes pilotée par le Secrétariat d’Etat aux Droits des Femmes et le Secrétariat d’Etat à la politique de la ville avec le soutien du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET), du Secrétariat Général du Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance (SG-CIPD) et de la Fondation Macif. Coordonnée par l’association France Médiation, cette expérimentation a concerné 12 villes volontaires pour la mise en place de marches dès janvier 2015. A ce titre, ces villes ont pu bénéficier de formations sur le dispositif.

Description détaillée :

Faire appel à l’expertise d’usage des habitantes pour améliorer l’environnement urbain, et leur donner la parole

Les marches exploratoires s’appuient sur l’expertise d’usage des habitantes des quartiers prioritaires afin de sécuriser et réhabiliter l’espace urbain. Etant plus souvent confrontées aux actes de délinquance et de violence, les femmes sont également plus vigilantes et développent une très bonne connaissance des lieux et dangers qu’elles peuvent rencontrer en se déplaçant. Elles sont pour cela une ressource que les décideurs locaux peuvent mobiliser afin de produire un aménagement pertinent de l’espace urbain.

Mais avant tout, les marches exploratoires constituent un outil d’empowerment : habituellement peu représentées dans les instances de démocratie participative, les femmes sont ici invitées à donner leur avis sur l’organisation de la cité et à participer activement à la prise de décision.

Un travail de mobilisation des habitantes en lien avec les acteurs locaux

La mobilisation de femmes constitue une des étapes les plus critiques de la démarche. La représentativité du groupe de marcheuses est notamment essentielle afin de garantir la prise en compte de besoins divers en fonction de l’âge et de la situation. De plus, il faut pouvoir s’assurer d’une participation durable de chacune.
La ville s’est pour cela appuyée sur un vaste réseau d’acteurs locaux, en particulier l’association de médiation CITEO. L’équipe a de plus travaillé à lever les éventuels obstacles à la participation des femmes, en proposant un service de garde pendant les marches et les temps de préparation.
Deux réunions d’information du public ont ainsi été organisées sur deux secteurs de la ville et à différents horaires afin de toucher le public le plus vaste possible. Une méthode qui a porté ses fruits, puisque les marches ont mobilisé un total de 25 habitantes du quartier du Nouveau Mons. Cependant, si la démarche a pu rassembler des femmes d’âges différents, la participation de représentantes des plus jeunes générations n’a pas abouti, malgré l’implication du service de la prévention spécialisée.

Favoriser l’autonomie des participantes
Pour favoriser leur implication, les participantes ont bénéficié de différentes formations organisées par France Médiation dans le cadre de l’expérimentation nationale. Ces formations visaient en effet à fournir aux femmes les outils permettant de prendre part à la démarche de manière autonome, en les formant notamment à la prise de parole en public.

Les habitantes mobilisées ont ainsi joué un rôle central à toutes les étapes de la mise en place des marches. Des ateliers cartographiques leur ont d’abord permis de retracer leurs parcours habituels et d’identifier les points de passage essentiels et les lieux problématiques à explorer. Les parcours des marches ont ainsi été définis de façon commune dans quatre grands secteurs du quartier du Nouveau Mons. D’une durée d’environ deux heures, les marches se sont ensuite organisées de manière à laisser une grande autonomie aux participantes, chargées de l’animation et de la collecte d’observations et de photographies des lieux, sous le regard des coordonateurs. De plus, afin de couvrir un maximum de situations, les marches se sont déroulées à différents moments de la journée et de la semaine. L’ensemble des remarques formulées ont ensuite fait l’objet d’un compte-rendu rédigé en commun par les marcheuses et l’équipe technique.

Au total, huit marches ont été organisées entre janvier et mai 2015 et ont permis de faire émerger des propositions concrètes et documentées concernant à la fois des questions de sécurisation, de réhabilitation du bâti et d’hygiène, compilées dans un rapport final rédigé par l’équipe technique.

Le suivi des préconisations et des aménagements : une étape fondamentale
Afin de mener le dispositif à son terme, il revient désormais à la mairie d’organiser le suivi des recommandations et des aménagements en mobilisant à la fois les élus et l’ensemble des services de la ville, de la métropole et de l’Etat. Cette étape, coordonnée par l’équipe technique, constitue un enjeu fondamental, car les attentes des participantes sont à la mesure de leur engagement dans le dispositif. A cet effet, l’initiative a d’ores et déjà fait l’objet d’une marche de restitution des préconisations par les marcheuses à destination du maire, de ses adjoints et des partenaires. Mais la ville veut aller plus loin et envisage d’apporter des réponses à l’ensemble des préconisations formulées, qu’elles puissent ou non se traduire par des aménagements.

Impact(s) :
Les marches ont mobilisé 25 femmes au total. Une évaluation de l’expérimentation nationale par le Laboratoire Etude, Recherche, Formation en Action Sociale (LERFAS) est en cours.

Partenaire(s) :
L’association France Médiation coordonne l’expérimentation nationale sous l’égide du Secrétariat d’Etat aux droits des femmes et du Secrétariat à la politique de la ville.
La préfecture du Nord a apporté un soutien financier.
L’association CITEO a fourni un appui méthodologique.

Moyens :
Financiers :
La démarche a été financée pour moitié par le FIPD, et pour moitié par la Ville de Mons en Baroeul.

Humains :
Une équipe technique composée du coordonateur Sécurité et Prévention et du coordonateur Politique de la Ville, appuyée par l’association CITEO et une bénévole du centre social.

Matériels :
Des tablettes numériques ont été fournies dans le cadre de l’expérimentation nationale.



>> Pour aller plus loin :
Guide méthodologique des marches exploratoire – SG-CIV




*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
Contact action : Béranger BASSEUR
Coordonateur Sécurité et Prévention de la Délinquance
Ville de Mons en Baroeul


Mail: BBasseur@ville-mons-en-baroeul.fr
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