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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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L’enfance de l’art
Les musées aussi mise sur l’intergénérationnel. Le Louvre Lens a lancé il y a quelques mois des ateliers baptisés « l’art d’être grand-parents ». Un samedi par mois pendant deux heures, les médiateurs du musée offrent gratuitement aux grands parents conseils et astuces pour éveiller la curiosité et la créativité des plus jeunes. Ils répondent à des questions très concrètes sur quelles œuvres choisir, comment capter l’attention des enfants ou comment évoquer la nudité ? Ils proposent également des activités pour prolonger ce temps de découverte. De quoi faire d’une visite au musée un beau moment de complicité intergénérationnelle.
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Action Pti Platô : Un bus londonien dans les quartiers pour redynamiser le lien social



Mis à jour le: 29-05-2013

Contact action : >> POUREL Marie-Hélène : consulter sa fiche

Type d'action :

  • Emploi, Formation
  • Développement urbain, Vie des quartiers
  • Rénovation urbaine
  • Relations de voisinage
  • Intégration
  • Lutte contre l'exclusion sociale
  • Accès aux droits
  • Gouvernance, partenariats institutionnels
  • Participation des habitants
  • Bénévolat
  • Diagnostic partagé

Région : Alsace

Sur le vif :

« C'est un esprit solidaire, on s'entraide. Maintenant je suis connue dans le quartier alors qu'avant je me sentais invisible. J'aime parler avec les gens car cela me fait plaisir et me fait me sentir utile. Cette expérience a aussi changé mon regard sur le service social. »

Une bénévole

Porteur(s) de l'action :
Conseil général de Meurthe-et-Moselle

Objectif(s) et bref descriptif :
Afin de lutter contre l'isolement des habitants du plateau de Haye, repéré à l'occasion d'un diagnostic partagé entre les travailleurs sociaux, les partenaires et les habitants du plateau situé en périphérie de Nancy, les acteurs du quartier se rassemblent autour d'un bus qui se veut ouvert à tous et se pense à la fois comme un lieu d'information et comme un outil au service des habitants et de leurs projets.

Origine(s) :
En 2006, les services sociaux du Conseil général de Meurthe-et-Moselle implantés sur le plateau de Haye, lancent un diagnostic de territoire, dans la perspective de l'élaboration de leur programme d'action. Le plateau de Haye est une entité géographique composée de plusieurs quartiers à cheval sur trois communes. Concerné par un contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) et des projets de rénovation urbaine, le plateau présente des problématiques socioéconomiques déjà bien identifiées par le Conseil général et ses partenaires. En revanche, les habitants n'ont jamais été associés aux diagnostics, ce qui ne permet donc pas de s'assurer de la prise en compte de leurs opinions et de l'adéquation entre l'offre présente sur le territoire et leurs souhaits et besoins. Ce qui va changer avec le nouveau diagnostic de territoire.
En effet, accompagné par sa référente territoriale en démarches participatives pour le territoire de Nancy couronne, le Conseil général lance des réunions dédiées à chaque acteur du territoire : travailleurs sociaux du Conseil général, partenaires et habitants. Ainsi quatre réunions sont proposées aux habitants via des affiches et prospectus, à l'occasion desquelles il s'agit d'évoquer les difficultés et les forces du territoire. A l'issue de ces différents temps de réflexion, l'ensemble des acteurs se réunit lors d'une séance de restitution durant laquelle sont exposées les cinq grandes caractéristiques repérées sur le plateau : un lien social à améliorer, une diversité qui peut être un véritable atout, un quartier en pleine métamorphose, une méconnaissance de l'offre de services sur le quartier, la complémentarité entre travailleurs sociaux et habitants.
Fort de ces constats, le groupe s'atèle à la construction d'un projet devant conjuguer deux questions essentielles :
' Comment faire en sorte que des personnes en situation de précarité puisse sortir de leur isolement et échanger avec des travailleurs sociaux mais aussi avec d'autres personnes qui traversent des difficultés similaires '
' Comment ancrer cette action dans un espace en pleine métamorphose du fait de la rénovation urbaine et rendre le quartier plus agréable '

En réponse à ces questions émerge l'idée d'un café social. Mais le groupe souhaite que le projet puisse rayonner sur tout le plateau de Haye, ce qui s'avère difficile s'il s'ancre dans un lieu fixe. Au final, un consensus apparaît autour d'un projet d'aménagement, en 2011, d'un bus londonien, qui semble conjuguer plusieurs avantages. Tout d'abord, le bus est un outil mobile, qui peut donc parcourir les différents quartiers du plateau. Mais le bus a aussi vocation à transporter les habitants au sens figuré, à les emmener dans un « ailleurs » tout en restant dans leur quartier. En outre, l'aspect atypique du bus londonien favorise son repérage par tout un chacun et propose un accueil peu conventionnel. Enfin, ses deux étages permettent d'organiser le rez-de-chaussée comme un lieu d'accueil ouvert à tous et le premier étage comme un espace davantage dédié aux réunions.

Description détaillée :
En juin 2009 l'idée d'aménager un bus londonnien permettant l'échange entre les professionnels et les habitants sur le plateau de la Haye est retenue. Trois groupes thématiques composés de travailleurs sociaux du Conseil général et des partenaires ainsi que d'habitants sont alors mis sur pieds afin de monter le projet : Le groupe en charge de la communication travaille avec la direction de la communication du Conseil général pour développer des outils et présenter le projet aux associations et commerçants du quartier ; Le groupe s'occupant de la logistique se met en relation avec la direction logistique du Département pour l'achat du bus mais aussi avec le service des achats publics pour son aménagement et avec le service juridique pour définir des règles d'accueil du public ; Enfin, le groupe chargé du financement du projet réalise un budget prévisionnel et remplit des demandes de subvention. Il établit aussi un contact avec la direction de l'insertion pour que des bénéficiaires du RSA puissent être embauchés dans le cadre de la construction du bus.
Confrontés à des procédures administratives parfois lourdes et chronophages ainsi qu'à des évènements non prévus (panne du bus avant même sa mise en service), les habitants font parfois face à des moments de découragement. Pour autant, le projet voit finalement le jour en septembre 2011. L'inauguration, qui se déroule un samedi, rassemble des travailleurs sociaux du Conseil général, des partenaires et de nombreux habitants. Si elle est l'occasion d'un moment convivial et festif, cette journée symbolise aussi la transition entre la construction du projet et sa mise en 'uvre. En passant du virtuel au réel, le groupe a du faire face à des tensions qui se sont soldées par le départ de deux bénévoles.
Malgré tout, depuis octobre 2011, le bus du « Pti Platô » accueille les habitants tous les mardis et jeudis. Chaque permanence est tenue par un binôme composé d'un travailleur social du Conseil général ou d'un partenaire et d'un habitant bénévole, qui se répartissent les rôles de manière informelle et selon les envies et compétences de chacun. Le fonctionnement du bus permet aujourd'hui l'implication de neuf bénévoles pour les permanences. Le nombre de candidats au bénévolat est d'ailleurs supérieur aux places offertes. Au-delà du succès du bus, ce fait témoigne d'un potentiel important en matière de bénévolat sur le plateau. Ainsi certains bénévoles du bus, qui sont amenés à le quitter en raison d'un déménagement, d'un retour à l'emploi ou à la formation, tentent de s'impliquer autrement dans la vie locale, en se tournant vers des associations.
Si le bus accueille des personnes d'âges, de nationalités différentes et dans des situations familiales variées, l'une des caractéristiques récurrentes des usagers du bus est leur précarité financière, qui correspond cependant à la situation socioéconomique générale du plateau. En 2012, le bus a reçu 1909 personnes, dont 1019 hommes, 679 femmes, 125 enfants (systématiquement accompagnés d'un adulte) et 86 partenaires. Au-delà d'un lieu d'échanges et de lien, le bus est aussi repéré comme un lieu d'information, notamment sur l'accès aux droits, même si aucune permanence sociale ne s'y tient. Le bus propose aussi des temps d'échanges thématiques sur le logement, l'emploi ainsi que sur les incivilités sur le plateau, des recettes culinaires, des « bons plans » et des sujets d'actualité. Une bénévole est aussi à la disposition des habitants qui ont besoin d'aide dans la rédaction de leurs courriers. Enfin, le bus est aussi une passerelle pour les loisirs et la culture, grâce à un partenariat avec l'association « culture du c'ur ». Des actions plus spontanées ont aussi émergé au cours des permanences du bus, comme des séances de chant (chant libanais, chants de noël, berceuses) et se sont prolongées par des cours d'initiation à la guitare. Plus ponctuellement, le bus est aussi à l'origine d'actions en lien avec des associations. Par exemple, l'action « des livres sur un plateau », proposée en partenariat avec la médiathèque et deux associations a permis aux habitants de tous âges d'acquérir gratuitement des livres et d'échanger sur la lecture. Suite à cette journée d'action, de nombreuses personnes ont demandé des informations quant au fonctionnement de la médiathèque du quartier. En outre, le bus est aussi sollicité par les autres acteurs du quartier, comme lors de la création d'un café des parents par la réussite éducative, dont une séance s'est tenue dans les locaux du bus. Les bénévoles et les professionnels du bus ont aussi participé à l'organisation d'un rallye en-dehors du quartier, en distribuant des boissons aux participants.
L'action « Pit Platô » est pérennisée grâce à une convention entre le Conseil général, le centre communal d'action sociale de Nancy, le comité d'entraide aux Français rapatriés et Keolis (transports publics). Mais elle doit surtout son dynamisme à la grande implication de professionnels et d'habitants. Son quotidien et son devenir se décident d'ailleurs au sein de deux instances mixtes, composées de travailleurs sociaux, d'habitants et de partenaires : un comité technique tous les deux mois et un comité de pilotage une fois par an. En raison du projet de rénovation urbaine qui concerne le plateau de Haye, le bus ne s'installe pour l'instant qu'en un seul endroit, sur le quartier du Haut du Lièvre. A terme, il est toujours question qu'il se déplace sur toute la surface du plateau.

Impact(s) :
' Rapprochement entre travailleurs sociaux, partenaires et habitants ; meilleure connaissance mutuelle.
' Réinterrogation de leurs pratiques par les travailleurs sociaux.
' Meilleure connaissance des services existants par la population, lieu d'information assez bien repéré.
' Insertion sociale et professionnelle des bénévoles (3 habitants ont suivi une formation qualifiante et 2 personnes ont accédé directement à l'emploi).

Partenaire(s) :
' Conseil général de Meurthe-et-Moselle
' Comité d'entraide aux Français rapatriés (CEFR)
' Centre communal d'action sociale (CCAS) de Nancy
' Keolis (transports publics)
' 86 autres associations (uniquement sur des actions ponctuelles)

Moyens :
-Financiers :

-Achat du bus : 11 000' financés par le CG
 Aménagements intérieurs : 15 000' financés par l'Europe

-Budget (charges liées au bus et à l'accueil : boissons, papeterie') : 17 170' (salaires mis à part).

- Humains :

-Permanences : 656 heures de travailleurs sociaux (CG, CCAS et CEFR) et 624 heures de bénévoles

-Réunions : 834 heures de travailleurs sociaux (CG, CCAS et CEFR) et 528 heures de bénévoles

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
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