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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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P’INS épingle ses lauréats
Ils sont huit porteurs de projets socialement innovants à avoir été retenu par l’Avise et la fondation MACIF, dans le cadre du programme d’accompagnement P’INS. Présents sur tous les champs de l’économie sociale et solidaire -alimentation, bâtiment, éducation populaire, lien social, développement durable, hébergement ou encore égalité des chances, ils vont bénéficier d’un accompagnement personnalisé de 8 à 10 mois, de la possibilité de solliciter des experts, d’une mise en visibilité par les partenaires de P’INS et d’un apport de 20000 de la fondation MACIF pour travailler leur changement d’échelle. Les lauréats : AGORAé, Article 1, Bou’sol, E-graine, Les Petites Cantines, Plateau Urbain, Toit à Moi, VRAC.
www.programme-pins.org
 
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Des jardins partagés pour le vivre-ensemble au pied des tours - Paris - 75019



Mis à jour le: 27-12-2011

Contact action : >> JIBARD Christophe : consulter sa fiche

Type d'action :

  • Loisirs, Vacances
  • Développement urbain, Vie des quartiers
  • Relations de voisinage
  • Intégration
  • Participation des habitants

Région : Île-de-France

Sur le vif :
"Depuis quatre ans, ça a beaucoup changé, les mentalités. C'est vraiment autre chose. Avant tout le monde était en guerre. Ils ne savaient pas se parler. Cela me fait plaisir. Cela change plein de chose et je ne me sens plus une simple gardienne. Quelle richesse quand des choses se passent comme ça !" Solange Veyre - gardienne et présidente de "Vivre ensemble à Maroc-Tanger".


>>Consulter l'article dans le Journal de l'action sociale            

Porteur(s) de l'action :
Association "Vivre ensemble à Maroc-Tanger"

Objectif(s) et bref descriptif :
Accompagné par l'association Asmae, un groupe d'habitants se mobilise pour restaurer la "paix sociale" au sein d'un ensemble de logements HLM. Grâce notamment à la création d'un jardin partagé qui va permettre à des femmes africaines réunies au sein de l'association "Vivre Ensemble à Maroc-Tanger" de se fédérer et de maintenir une proximité avec leurs enfants.

Origine(s) :
Dans le 19e arrondissement parisien, à l'intersection de la rue de Tanger et de la rue du Maroc (quartier concerné par le CUCS de la Ville de Paris), un ensemble HLM regroupant 120 logements sociaux connaissait des conflits de plus en plus en plus fréquents et violents, opposant des familles nombreuses originaires d'Afrique aux autres locataires. A l'origine de ces affrontements, les enfants de ces communautés qui dans un quartier sans espace vert, utilisaient comme terrain de jeu  les espaces communs, cours d'immeubles et cages d'escalier. La situation était telle que les seuls moments de rencontre et d'échanges entre locataires se résumaient aux temps de conflits. En 2001, la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), propriétaire des logements, contacte l'Association Soeur Emmanuelle, Asmae, et leur demande d'intervenir afin de rassembler les habitants de toutes origines confondues pour aborder ensemble les problèmes rencontrés et faire immerger des pistes de solution.

Description détaillée :
Avec son programme "Divers-cité", Asmae réinvestit en France le savoir faire acquis au cours de ses activités dans les pays en voie de développement. Elle appuie sa méthodologie d'intervention sur les pratiques
d'organisations communautaires qui se sont développées en Amérique du Nord. Concrètement elle s'attache à repérer les réseaux existants sur la zone d'intervention pour les solliciter et les interconnecter. Asmae va mettre à disposition un agent de développement qui rapidement repère des personnes ressources en l'occurence, une gardienne d'immeuble très engagée dans la micro société de son quartier, une jeune habitante mobilisée auprès des enfants dans le soutien scolaire et une mère de famille malienne. A quatre, ils vont dresser le diagnostic d'un ensemble où la jeunesse nombreuse issue de la communauté malienne se trouve à l'étroit et orpheline des repères traditionnels portés par le village d'origine (les adultes étant absents des cours d'immeuble, le père travaillant et les mères restant cantonnées dans leur logement). A partir de là, le groupe se mobilise pour recréer du lien entre locataires. Très vite des activités de soutien scolaire, repas aux pieds des tours et projection en plein air sont mises en place qui permettent aux habitants de se rencontrer. En 2003, les femmes réunies dans ces activités décident de créer un association pour porter leur projets : Vivre Ensemble à Maroc-Tanger est née.

Une activité pour unir les familles et susciter les solidarités
Pour toucher les publics féminins africains d'origine rurale, l'association décide de susciter la création de jardins partagés. Il s'agit de proposer une activité qui intéresse les familles de toutes origines afin que les mères d'origine maliennes, sénégalaises... réinvestissent les parties communes des immeubles et y régulent le comportement de leurs enfants. Autre objectif, la création d'occasions de rencontres entre locataires dans un climat d'échange convivial. La mise à disposition des terrains est négociée avec le propriétaire, puis les outils de base sont acquis : des graines et des plants. Le terrain est retourné par les jardiniers de la RIVP et une bénévole d'Asmae récupére d'autres plants et outils.
Face aux difficultés rencontrées par les jardinières africaines (dont les compétences agricoles ne sont pas complètement adaptées au terrain français), un jardinier amateur locataire propose d'échanger avec elles ses savoirs et leur permet d'acquérir de nouvelles techniques, à leur rythme, sans qu'elles se sentent jugées ou inférieures.  Les "jardinières" ayant besoin d'une cabane pour entreposer les outils de jardinage, un locataire propose de monter une cabane en kit.

Des bénéfices en terme de vivre ensemble et d'insertion

Le succès aidant, une parcelle est créée pour les enfants. Une dizaine de femmes africaines participent au jardin. Elles y travaillent régulièrement et s'y retrouvent spontanément. Tout est "jardiné" ensemble ; ces femmes étant habituées à ce type de travail communautaire: des fleurs sont cultivées ainsi que des légumes, consommés lors des repas en plein air trois à quatre fois par an. Aucun problème de vandalisme n'a été rencontré. Les enfants et les jeunes respectent ce jardin cultivé par les mères de l'immeuble. La culture d'un jardin potager, qui s'inscrit dans les habitudes de ces communautés africaines et que les maris "autorisent", permet aussi à ces femmes de s'autonomiser progressivement et notamment de s'inscrire dans un parcours d'alphabétisation.

Un collectif d'habitants pérenne
Aujourd'hui,  ce collectif d'habitants, fort d'un noyau dur d'une quinzaine de personnes et touchant plus d'une quarantaine de familles a multiplié ses activités : en plus du jardin, du soutien scolaire avec des bénévoles du quartier  et des repas dans les cours d'immeubles, l'association anime des ateliers de danse orientale,  organise des vides greniers, sorties touristiques et culturelles, des groupes de paroles. Avec le soutien de la délégation à la politique de la ville et à l'intégration, elle a développé un pôle informatique à diposition des habitants et organise des ateliers socio-linguistiques, événements festifs... Et les résultats sont là : les conflits liés aux enfants sont maîtrisés, l'échec scolaire a diminué, les femmes immigrées sont insérées économiquement et socialement.
Afin de permettre au habitants de gagner leur autonomie en 2009, Asmae a mené une recherche action qui leur a permis d'interroger leur démarche avec l'angle "Action collective et intervention communautaire" et d'envisager les suites de leur activité sans la "béquille" de l'"Association Soeur Emmanuelle". Lire l'étude "Action collective et intervention communautaire : des habitants, bénévoles et membres d'une ONG parlent ensemble d'autonomie"

Impact(s) :

- Relations de voisinage améliorées
- Amélioration du cadre de vie
- Insertion sociale et économique des femmes immigrées
- Mobilisation et autonomisation des habitants

Partenaire(s) :
- Association Asmae
- Régie immobilière de la ville de Paris
- Acse
- Délégation à la politique de la ville et à l'intégration de la Ville de Paris 
- Etat
- Danone
- HSBC

Moyens :
Un agent de développement social local d'Asmae accompagne le projet : 22 000'/an
Coût de fonctionnement actions : 7000 à 8000 ' / an financé par :
- budget ACSE et délégation à la politique de la ville et à l'intégration (volet développement social du Cucs) pour ateliers socio-linguistiques, événéments festifs et création d'un pôle informatique
- budget Clas (Contrat local d'accompagnement à la scolarité) pour le soutien scolaire
- budgets privés Danone et HSBC
Local mis à disposition gracieusement par le bailleur
En outre, les salariés de Danone ont choisi de soutenir le projet de jardin pédagogique en collectant du matériel.

*Mention légale :
Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
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