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Michel Vielle : "Donner une place aux habitants a toujours été mon obsession"
A l'occasion des réflexions qui naissent autour du mouvement des gilets jaunes et de la place du citoyen dans la vie démocratique, nous avons souhaité re-publier l'entretien de Michel Vielle datant de 2009. Disparu en 2010, ce géographe rural de formation, était venu au Développement social local (DSL) par sa passion nourrie pour "les territoires vécus, parcourus et repérés par les habitants". Devenu consultant, il a accompagné pendant dix années élus, professionnels et habitants dans les démarches de coopération et de co-construction de leur projet de développement. Une façon de donner corps et vie à la démocratie participative. Un grand professionnel, militant de la parole donnée aux citoyens, dont les constats et propositions n'ont rien perdu de leur actualité 10 ans après.


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Carrefour des innovations sociales : la version bêta en ligne
Vous en avez rêvé, le Carrefour des innovations sociales l’a fait : permettre en un clic de consulter les projets socialement innovants recensés par plus de 70 sourceurs différents, dont Apriles. Une version test du site, en ligne depuis le 16 avril, compile déjà plus de 5000 actions auprès d’une quinzaine de sourceurs. Au fur et à mesure de son développement, un moteur de recherche et une cartographie permettront notamment aux utilisateurs d’identifier les projets qui les intéressent, sur une base enrichie en permanence par les sourceurs. Avec quatre grands objectifs : regrouper en un espace partagé l’information fiable disponible sur les projets d’innovation sociale en France, visualiser les projets dans leurs écosystèmes locaux, quelle que soit l’échelle (locale, régionale, nationale), mesurer les dynamiques d’innovation sociale par territoire, soutenir l’essaimage des innovations sociales. Pour découvrir la plateforme et la tester : www.carrefourdes innovationssociales.fr 
 
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Prise en charge des loisirs sur le quartier par les habitants - 14 - Caen



Mis à jour le: 05-12-2008

Type d'action :

  • Développement urbain, Vie des quartiers
  • Relations de voisinage
  • Participation des habitants
  • Bénévolat

Région : Basse-Normandie

Porteur(s) de l'action :
Caf du Calvados

Objectif(s) et bref descriptif :
Pour peser dans les décisions concernant l'animation d'un quartier, un groupe d'habitants volontaires se constitue en association. "Chemin Vert ailleurs" leur permet de mettre en place une multitude de projets et d'élargir le réseau du centre socioculturel.

Origine(s) :

L'évaluation du dispositif des Loisirs familiaux de proximité (LFP) a permis de repérer des freins et de tirer les leçons des échecs passés, notamment de la dissolution du collectif d'habitants, de clarifier les champs d'intervention des acteurs locaux (à la MJC les jeunes, au centre Caf les familles) et enfin d'identifier potentiels et ressources des habitants. De là est né le projet de constituer un groupe d'habitants volontaires pour agir dans le domaine des loisirs et des vacances.

Description détaillée :
Le Chemin vert est un quartier de 10000 habitants constitué principalement d'immeubles locatifs HLM. Certains secteurs cumulent les difficultés socio-économiques : fort taux de chômage, minima sociaux en augmentation, nombreux Rmistes' Au coeur du quartier, le centre socio-culturel Caf travaille à maintenir la cohésion sociale, notamment l'été, à partir d'un programme Loisirs familiaux de proximité (LFP). Or, les habitants se plaignent de l'écart existant entre leurs demandes de loisirs et l'offre du centre, et regrettent l'absence des agents de développement social les week-ends et l'insuffisance du nombre de places lors des sorties. De leur côté, les agents de développement social déplorent l'attitude consommatrice des familles, leur faible représentation au regard du quartier et leur absence le reste de l'année.

La constitution progressive d'un collectif d'habitants
Dès lors, dans un premier temps, à l'automne 2002, un groupe de cinq habitants analyse avec les agents de développement social, le fonctionnement des loisirs sur le quartier. L'ouverture du groupe permet la constitution d'un collectif de 24 personnes pour réfléchir pendant un mois à la création d'une association.
Les agents de développement social assurent une fonction de facilitateur, installent un climat convivial tout en restant fermes sur les principes (la laïcité, par exemple). Pour les habitants, c'est une étape fondamentale pour prendre conscience qu'ils peuvent peser sur ce qui les concerne dans leur quartier, en l'occurrence les loisirs.
Les agents de développement social font appel à des experts de la vie associative (issus des Cemea) pour exposer les enjeux d'une association. Ils apportent une méthodologie au collectif qui prend en charge la recherche documentaire, les démarches administratives, la répartition des fonctions et la communication. Ils assurent donc une fonction de médiation et de négociation notamment auprès des financeurs.
Le 4 juin, l'association "Chemin Vert ailleurs" est constituée avec 55 Personnes.
Au deuxième semestre, l'association élabore une charte de bonne conduite, un programme des sorties et des activités, s'inscrit dans les actions de quartier (repas festifs, fiesta de l'été').

La modification des rapports avec le service social
La moitié du groupe initial s'est inscrite dans une démarche de formation ou a obtenu un emploi, certains ont acquis la compétence d'expert puisque aujourd'hui il leur est demandé de témoigner de leur expérience devant d'autres associations ou institutions (Institut régional de travail social).
L'association fait l'objet d'une reconnaissance institutionnelle. Fin 2005, elle comptait 105 adhérents et 400 bénéficiaires. Elle a élargi la zone d'intervention du Centre socioculturel, participe au Réseau de Quartier, et continue de déclencher des projets : "Ensemble vers l'Art et la Culture" au Chemin Vert et "Formation, Mouvement, Rencontre" à Lisieux. Ces projets se sont inspirés de sa démarche.


 

Impact(s) :
Au plan individuel, les progressions sont indéniables : reprise de confiance en soi, capacité à établir des relations, à intégrer des règles, à prendre sa place dans un groupe'

Au niveau du quartier, la zone d'influence du Centre socioculturel se trouve élargie, le réseau des acteurs se ramifie, la complémentarité s'effectue, notamment les week-ends. L'association devient ainsi un réel partenaire et un relais sur le territoire.

Partenaire(s) :

MJC,
Le Conseil général, 
Service d'Action Prévention, 
Associations extérieures au quartier.

Moyens :
Trois agents de développement social mobilisés pendant un an. Un seul suit actuellement l'association.

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