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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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P’INS épingle ses lauréats
Ils sont huit porteurs de projets socialement innovants à avoir été retenu par l’Avise et la fondation MACIF, dans le cadre du programme d’accompagnement P’INS. Présents sur tous les champs de l’économie sociale et solidaire -alimentation, bâtiment, éducation populaire, lien social, développement durable, hébergement ou encore égalité des chances, ils vont bénéficier d’un accompagnement personnalisé de 8 à 10 mois, de la possibilité de solliciter des experts, d’une mise en visibilité par les partenaires de P’INS et d’un apport de 20000 de la fondation MACIF pour travailler leur changement d’échelle. Les lauréats : AGORAé, Article 1, Bou’sol, E-graine, Les Petites Cantines, Plateau Urbain, Toit à Moi, VRAC.
www.programme-pins.org
 
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Hervé Chaygneaud-Dupuy : "Nous sommes trop souvent des citoyens sans-voix" Convertir en PDF Version imprimable Bookmark and Share Votre email
Depuis 2002, les Ateliers de la Citoyenneté regroupent des femmes et des hommes partageant la même envie d’agir dans la Cité. En multipliant les rencontres entre habitants autour du concept de citoyenneté entreprenante, les AdC sont devenus un lieu de discernement collectif et de dynamisation de l’initiative citoyenne… et un outil au service de tous. Entretien avec Hervé Chaygneaud-Dupuy, un de ses fondateurs.


Apriles:
Les ateliers de la Citoyenneté voient le jour en 2002. Quels éléments président à leur création?
Hervé Chaygneaud-Dupuy: Les Ateliers de la Citoyenneté sont nés de la volonté d’individus préoccupés par la place du citoyen dans la société. Leur constat est simple : la vie de la démocratie ne peut se satisfaire du seul enjeu électoral. Aujourd’hui, l’individu jouit pleinement des droits issus du système tout en s’en désintéressant. Or, sans citoyen actif, la République est amenée à dépérir. Les Ateliers travaillent à faire naître une citoyenneté entreprenante, où chacun devient entrepreneur civique capable de réfléchir et d’agir par lui-même hors des champs traditionnels dictés par les institutions publiques.

A: Quelles sont les actions mises en œuvre par les Ateliers?
H C-D: Nous avons mis au point toute une série de formats de rencontres publiques: des Cafés métiers aux Bourses des envies d’agir en passant par des rencontres thématiques intitulées Les initiales ou encore des jeux de piste citoyens dans le tissu urbain. L’association développe également des ateliers de discernement sur le mode du groupe de paroles, mais non assorti d’objectif tenant à la dynamisation de territoire ou à la résolution d’un problème local. Ces groupes sont nés à Lyon et essaiment à Voiron, Grenoble ou encore Paris. Ils traitent de sujets aussi divers que le climat, la violence, la laïcité, les écoles, les déplacements... l’objet étant de rendre l’individu acteur de son environnement et de lui donner la capacité à prendre des initiatives dans la Cité. Il s'agit de remettre en mouvement les individus, de leur faire expérimenter que l’on vit mieux dans la relation aux autres.

A: Ces groupes et ces rencontres s'adressent-ils à un public en particulier?
H C-D: Nous ne traitons pas de questions sociales mais de questions de société. Ce ne sont pas les pauvres, les exclus, les immigrés qui ont des problèmes mais nous tous qui avons a travailler notre rapport à la citoyenneté. Des gens avec des niveaux sociaux élevés passent leur temps enfermés devant leur télé sans se questionner. Voulons-nous vivre dans cette société ? Les plus participatifs d’entre nous sont souvent les femmes maghrébines des quartiers de Vaulx en Velin... Finalement, les sans voix, c’est chacun d'entre nous, et chacun peut participer à nos activités.

A: Vous intervenez aussi auprès d'instances privées et publiques...
H C-D: Oui, nous avons mis notre expérience au service d’entreprises en organisant des débats en magasins avec les clients et les salariés de Leroy Merlin sur des questions de société qui croisent les enjeux de l’enseigne. A Rillieux-la-Pape, dans l’agglomération lyonnaise, nous avons animé une rencontre des instances de concertation. Enfin, nous avons accompagné le Conseil général de la Côte d’Or dans la mise en place des Bourses du temps qui mettent en relation les individus qui souhaitent troquer des services, sur une base d’échange : le temps. Expérimentées sur trois cantons, les Bourses du temps sont nées de la volonté du Cg d’impliquer les citoyens dans l’action et de favoriser la création de liens notamment intergénérationnels. Aujourd’hui, les Ateliers entendent appliquer leur méthodologie à la question de l’hébergement. Objectifs? Faire naître réflexion et action sur la problématique des "Délaissés de l’habitat" ou réinventer l’habitat collectif à l’heure où logement rime avec pénurie et où de nouveaux modes de vie partagés sont à inventer.

Propos recueillis par Sébastien Poulet-Goffard



 
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