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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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L’enfance de l’art
Les musées aussi mise sur l’intergénérationnel. Le Louvre Lens a lancé il y a quelques mois des ateliers baptisés « l’art d’être grand-parents ». Un samedi par mois pendant deux heures, les médiateurs du musée offrent gratuitement aux grands parents conseils et astuces pour éveiller la curiosité et la créativité des plus jeunes. Ils répondent à des questions très concrètes sur quelles œuvres choisir, comment capter l’attention des enfants ou comment évoquer la nudité ? Ils proposent également des activités pour prolonger ce temps de découverte. De quoi faire d’une visite au musée un beau moment de complicité intergénérationnelle.
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Marie-Martine Lombard : "Il faut envisager l’action sociale sous l’angle sociétal" Convertir en PDF Version imprimable Bookmark and Share Votre email
Marie-Martine Lombard fait partie des 200 correspondants locaux de l'agence Apriles. Chargée de mission développement social local à la Direction des solidarités du Conseil Général de la Drôme, elle plaide pour un portage politique fort du DSL.

Racontez-nous votre rencontre avec le DSL...

Marie-Martine Lombard : Ma militance pour le DSL est liée à mon engagement politique dans la commune de Lus-la-Croix-Haute, lieu de l’action "Des mémoires pour la mémoire", une œuvre collective qui a permis de redonner le pouvoir d’agir à des personnes âgées fragilisées par l’isolement ou le désoeuvrement. L’action fait boule de neige : les personnes renouvellent l’image qu’elles ont d’elles-mêmes et sont rendues à la citoyenneté. Convaincu par l’initiative, le Conseil général de la Drôme a créé mon poste de chargé de projets DSL. Un concept proche de l’idée de démocratie participative, et qui envisage l’action sociale sous l’angle sociétal.

Qu’est-ce qui a présidé à votre adhésion à Apriles ?
Marie-Martine Lombard : Il est important de sentir qu’une action menée localement est soutenue au niveau national par une instance militante, où les acteurs se rassemblent pour construire une “universalité de pensée”. C’est pour soutenir ce foisonnement d’idées que j’ai adhéré à Apriles dès sa création en 2006 dans le cadre de mon action au sein du département.

Que vous apporte Apriles ?
Marie-Martine Lombard : Apriles est un outil de référence parce que les actions partagées sur le site démontrent comment la mise en commun des forces vives du territoire pallie, aujourd’hui plus que jamais, la carence financière grandissante des collectivités locales et des autres acteurs de la question sociale. Je n’hésite donc pas à renvoyer sur le site. Au-delà de ce foisonnement d’idées innovantes, Apriles est un réseau vivant qui permet l’échange entre les acteurs et inspire les novices. En ce sens, beaucoup de gens m’ont contacté, par le biais de l’annuaire des correspondants locaux, à la suite de l’action à Lus-la-Croix-Haute. Ce sentiment d’appartenance à un réseau, ravivé par la réunion régionale de Lyon en mai dernier est un moteur d’action.

Quelle est la plus value d’une agence nationale du DSL ?
Marie-Martine Lombard : Les acteurs des territoires ont souvent des visions différentes du DSL : Apriles s’en fait la caisse de résonance. En cela, je suis persuadée de l’importance d’un portage national du DSL qui donne crédibilité et légitimité à nos actions individuelles. L’impact en est grandi. Il est bon de pouvoir renvoyer vers Apriles dont la mission de sensibilisation est aussi politique car elle s’adresse également aux élus. En ce sens, je souhaite qu’Apriles continue de promouvoir le DSL, réponse pertinente à l’effritement des solidarités, surtout aujourd’hui, où la carence financière exige des acteurs des initiatives créatrices de lien et peu coûteuses. A l’avenir, je compte sur Apriles pour rester un levier d’action et donner le ton de nos initiatives.

Propos recueillis par Marie Janicot

Voir la fiche contact de Marie-Martine Lombard

 
 
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