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Monique Fournier Laurent - « S’investir auprès des jeunes, c’est rester jeune ! »
Monique Fournier Laurent est la preuve que la retraite porte bien mal son nom. Depuis 10 ans, cette habitante de Creil ne cesse de militer pour une citoyenneté active au service de la collectivité. Des convictions dont elle s’est fait l’écho dans plusieurs ouvrages et qui motive son engagement auprès des jeunes, au sein du collectif GR21 et son implication dans sa ville. 
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Où en est le DSL ?
C’est à cette question que s’efforce de répondre l’ouvrage rédigé à deux voix, française et québécoise, Les nouvelles dynamiques du développement social. Ses auteurs, Cyprien Avenel, sociologue et ancien collaborateur de l’Odas, et Denis Bourque, universitaire québécois ont construit leur réflexion autour de quatre questions : le rôle de l’Etat et la contribution des politiques sociales au développement des territoires ; l’ouverture des pratiques professionnelles du champ social à l’intervention collective ; le renforcement de la société civile et de la participation citoyenne ; l’enjeu d’une conception stratégique de la politique sociale comme instrument d’une dynamique de bien commun. Avec en bonus, un regard croisé franco-québécois.

Les nouvelles dynamiques du développement social, Cyprien Avenel, Denis Bourque, Editions Champ social, 2017
 
Marie Audoux : « Il y a peu d'espaces offerts aux femmes, pour se retrouver » Convertir en PDF Version imprimable Bookmark and Share Votre email
Marie Audoux est Albertivillarienne. En termes plus sobres, c’est une habitante d’Aubervilliers. Mais c'est surtout une femme ouverte, curieuse et soucieuse de son environnement humain, qui ne trouvait pas d'endroit de sociabilité propice à l’épanouissement des femmes lors de son arrivée dans la commune en 2009. Armée de sa seule force de conviction, elle a réussit à mobiliser élus et habitants autour d'une association culturelle qui fait bouger la ville. Quelques années plus tard, le 4 octobre 2014, l'association ouvrait le « Grand Bouillon » : un café associatif bien nommé, lieu de convivialité d'abord, mais aussi un espace d'échanges, de découvertes et de pratiques artistiques ouvert à tous.





Apriles : Qu'est ce que l'Association à Vocation d’Exploitation d’un Café culturel (AVEC) ?
Marie Audoux :
AVEC, c'est avant tout un collectif de citoyens, constitués en association, qui développe un projet local visant à contribuer au maillage culturel du territoire, à valoriser les initiatives déjà existantes, mais aussi à favoriser les synergies entre acteurs locaux. Idéalement, nous aimerions avec ce projet créer de l'emploi et participer à l'économie locale. Pour ce faire, nous avons depuis 2011 organisé dans plusieurs endroits de la ville des concerts, des projections, des ateliers d'initiation aux pratiques artistiques et artisanales, ainsi que des débats autour des enjeux de société, comme les discriminations femmes / hommes. Trois fils rouges guident notre action et notre programmation : l’éducation populaire, la coopération, et la consommation responsable.

Apriles : Mais alors, le café culturel ?
M.A :
C'est ce vers et pourquoi nous travaillons. L'ensemble de nos actions préfigure les activités proposées dans le café social et culturel que nous voulons créer. Envisagé comme une plateforme de rencontres et d'échanges la plus ouverte possible, il se situera dans son identité et son fonctionnement à la jonction de deux secteurs d'activité : celui des lieux culturels de proximité à finalité non lucrative, et celui des débits de boissons et établissements de restauration, ancrés dans un système marchand et concurrentiel. On y trouvera des produits de qualité à prix abordable, et une programmation éclectique et transversale.

Apriles : Où en êtes-vous concrètement de ce projet ?
M.A :
Dès les balbutiements de notre collectif, nous nous savions soutenus par la municipalité et le maire en particulier. Les actions organisées depuis lors, les soutiens financiers et partenariaux gagnés, dont le concours CREARIF Entreprendre Autrement de la région Ile-de-France, ont contribué à asseoir notre légitimité. Aujourd'hui, nous avons trouvé un local approprié, au centre de la ville. Une ancienne brasserie à vendre, que la mairie a racheté, afin de nous permettre de nous y installer. Aprés plusieurs mois de travaux, nous pouvons, depuis le 4 octobre 2014, nous y retrouver pour boire un verre en écoutant un concert. Situé rue du moutier, il s'appelle Grand Bouillon, comme lors de sa première ouverture, au début du XXème siècle.

Apriles : Comment est née l'idée de ce café ?
M.A :
Lorsque je me suis installée à Aubervilliers, j'ai d'abord été séduite par la diversité des habitants, tout en constatant rapidement que les gens se parlaient peu ou pas au-delà de leurs communautés. J'ai également été surprise que les femmes soient absentes des cafés, manifestement réservés aux seuls hommes. Du coup, ces dernières se cantonnent aux parcs, aux marchés, et à la sortie des écoles. En tant que femme, j'ai voulu créer un lieu de sociabilité ouvert à tous, qui nous convienne au cœur de la ville. C'est d'autant plus important pour la jeunesse à venir, et pour accompagner la ville -actuellement en pleine mutation- vers davantage d’ouverture culturelle et de mixité sociale. Il faut croire qu'il y avait un réel manque à ce niveau là, puisque très vite, j'ai été rejointe par d'autres habitants et que les élus, rencontrés à plusieurs reprises, nous suivent maintenant très concrètement dans la réalisation ce projet.
 
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