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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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La Fonda : faire ensemble 2030
A l’occasion de sa soirée de rentrée, La Fonda lance le 28 septembre 2017 son nouveau cycle de prospective participative. Objectif : démontrer et accroître la capacité des acteurs associatifs à répondre aux défis de l’Agenda 2030 (Programme mondial de développement durable à l’horizon 2030). Cette démarche s’appuiera notamment sur un programme de séminaires réguliers et donnera lieu à une « Université de la prospective », les 22 et 23 mars 2018, à Paris. www.fonda.asso.fr/ 
 
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Sébastien Barberon : «C’est toute la vie d’un quartier qui est mise en lumière» Convertir en PDF Version imprimable Bookmark and Share Votre email
Sébastien Barberon est auteur, metteur en scène et comédien. Sa compagnie, Teraluna,  crée un spectacle radiophonique interactif et singulier.  En s’installant pour trois semaines dans les cités, «FMR, Radio vivante et itinérante» donne la parole aux habitants,  fait le pari des rencontres et met en lumière le dynamisme des territoires en  valorisant leurs acteurs.



Apriles
: Créer une radio qui s’installe dans les quartiers… Drôle d’idée pour une compagnie de Théâtre ?
Sébastien Barberon : Pas tant que ça. Au sein de Teraluna, on s’est toujours interrogé sur la place du spectateur et son rôle dans l’espace théâtral. Créer une fausse radio, avec de faux animateurs vedettes, mais de vrais contenus et de vrais gens dont on  valorise les activités, c’est une démarche en phase avec l’esprit de la compagnie. Par ailleurs,  l’écriture de théâtre n’est pas si différente de l’écriture radiophonique, c’est avant tout une question de rythme. Enfin, les émissions sont toutes diffusées en direct et les studios - installés dans les maisons de quartier - sont ouverts au public. L’habillage musical est joué en live par nos deux musiciens (cuivres, accordéon, guitare).  Il y a une vraie scénographie…Chaque émission est une représentation unique et constitue en soi un véritable spectacle qui s’articule autour de trois éléments : le volet pédagogique, par l’accès au spectacle vivant, le volet social, par la mise en jeu du tissu local, et le volet artistique, par la présence régulière de l’équipe sur les trottoirs de la cité dans ses phases de préparation, d’écriture et de représentation. 

A : Que peut-on écouter sur les ondes d’FMR, Radio vivante et itinérante ?
S.B : On réalise en direct une quotidienne du lundi au vendredi de 17h à 18h. Diffusée en hertzien sur n’importe quel poste, mais  aussi sur des haut parleurs installés dans le quartier.  Grâce à une  régie mobile on émet également dans des endroits choisis qui changent tous les jours. Les ingrédients nécessaires à la composition de cette forme inclassable sont l’actualité de la commune ou de la structure d’accueil, sa richesse associative, son patrimoine, ses projets et ses habitants.  On y donne la parole aux gens, des anonymes qui ont finalement tous quelque chose à dire. Sur le plateau, un invité – plutôt un bénévole qu’un président d’association – un reportage, deux trois chroniques de rue et des séquences culturelles, lectures de poésies, slam…On travaille avec les habitants, pour autant on ne laisse aucune place à l’improvisation.  Les émissions sont minutieusement préparées en amont et on dissèque chaque sujet avec tous les intervenants. Rien n’est laissé au hasard, même si la liberté de parole est totale. Par ailleurs, notre venue sur un quartier est largement travaillée avec tous les acteurs du territoire plusieurs mois avant notre arrivée. Il nous faut du temps pour aller à la rencontre des gens et du tissu associatif.

A : Un gros travail… Pour quelle plus-value sur les quartiers ?
S.B : La démarche intéresse tout le monde : pendant trois semaines, les anonymes ont enfin un média pour s’exprimer,  les activités des associations sont valorisées, les institutions invitées à expliquer leurs rôles, leurs missions, et les maisons de quartier voient entrer dans leurs murs un nouveau public, celui venu assister à nos émissions. Les réunions en amont des enregistrements, le rassemblement du public sur le studio et autour de la régie mobile créent beaucoup de rencontres. Lors de chacune de nos résidences, l’équipe artistique est à la fois en repérage et objet de repérage. Sa présence suscite la curiosité dans la cité. Les prises de son et les interviews dans les rues, par exemple, y contribuent. Au final, c’est toute la vie d’un quartier dans ses dimensions institutionnelles, culturelles et associatives qui se trouve dynamisée à travers le prisme de notre outil radiophonique. En 2009 à Planoise (quartier ZUS de Besançon), nous avons réalisé 35 reportages et reçus 80 invités en 12 émissions. Il n’est donc pas étonnant que le CUCS et la ville de Besançon soient nos principaux financeurs. Nous serons prochainement accueillis dans la Maison de quartier Montrapon Fontaine-Ecu  du 13 septembre au 1er octobre 2010.

Propos recueillis par Sébastien Poulet-Goffard

Contacts :
Conpagnie Teraluna
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Par téléphone au 06 76 36 32 29 (portable compagnie Teraluna)
 

 
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