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Marie Françoise Fuchs, une vieillesse pleine d’avenir
A 85 ans, Marie-Françoise Fuchs n’a rien de la mamie gâteau et encore moins de la mamie gâteuse. Cheveux coupés courts, silhouette impeccable en pantalon, col roulé, elle vous accueille avec une tasse de thé et cette aisance toute naturelle des gens bien né. Dans son bureau, donnant sur la cour d’un immeuble ancien face au Louvre, les livres ont pris le pouvoir, allant jusqu’à investir le canapé. Il est vrai que cette petite femme aux faux airs de Françoise Giroud, n’est pas du genre à s’alanguir. Il y a 10 ans, à l’âge ou d’autres ressassent leurs souvenirs, elle a créé l’association Old’Up, dont elle vient de céder la présidence au Professeur Philippe Gutton. « Avec Old’Up, les vieux debout revendiquent d’être une richesse et de se sentir utiles à notre société. J’ai mis toute mes forces à faire remonter leur parole, comme je l’ai fait avant pour les femmes et les grands parents ».

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L’enfance de l’art
Les musées aussi mise sur l’intergénérationnel. Le Louvre Lens a lancé il y a quelques mois des ateliers baptisés « l’art d’être grand-parents ». Un samedi par mois pendant deux heures, les médiateurs du musée offrent gratuitement aux grands parents conseils et astuces pour éveiller la curiosité et la créativité des plus jeunes. Ils répondent à des questions très concrètes sur quelles œuvres choisir, comment capter l’attention des enfants ou comment évoquer la nudité ? Ils proposent également des activités pour prolonger ce temps de découverte. De quoi faire d’une visite au musée un beau moment de complicité intergénérationnelle.
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Maxime Debout : "Rendre la ville plus humaine" Convertir en PDF Version imprimable Bookmark and Share Votre email
Maxime Debout est chargé de mission concertation au service politique de la ville de Cherbourg-Octeville. De 2003 à 2008, il a mené une démarche exemplaire d’animation sur le quartier des Provinces dans le cadre d’une Opération de Renouvellement Urbain (ORU). Afin de privilégier la recherche de solutions endogènes et permettre l’appropriation du programme, la mobilisation des habitants prend la forme de fêtes, de concerts, et d’ateliers artistiques en vue de la création d’un ouvrage collectif.



Apriles
: En 1999, vous intégrez dès sa création l’Atelier permanent du paysage. De quoi s’agit-il exactement ?
Maxime Debout : C’est un "Atelier de travail urbain" (ATU) dont la vocation est de faire le lien entre les préoccupations des habitants et celles des élus pour rendre la ville plus humaine. En 1999, la participation est un enjeu fort pour le maire d’Octeville, qui décide avec le concours de la Délégation interministérielle à la ville (Div) de mettre en place cette structure spécialisée. Lorsqu’en 2003, l’Opération de renouvellement urbain (Oru) programme la démolition d’environ 400 logements du quartier d’habitat social des Provinces, l’Atelier lance une démarche d’animation en direction de la population. Ses objectifs ? Faciliter la compréhension du projet urbain par l’ensemble des habitants, favoriser leur implication dans les transformations et permettre ainsi la recherche de solutions endogènes.

A. : Concrètement, comment vous y êtes-vous pris?
M.D. : Dans un premier temps, nous sommes allés à la rencontre des associations culturelles, associations d'habitants ou encore d'éducation populaire, des écoles et autres institutions afin de nous faire connaître. Nous les avons encouragées à réfléchir sur les transformations prévues en leur posant la question suivante : "qu’est ce qui fait ville ?". Nous les avons également interpellées afin qu’elles recherchent des façons d’associer leurs publics. Progressivement, un collectif local d’acteurs de terrain et institutionnels s’est constitué. C’est lui qui portera la démarche d’animation et sera à l’origine d’une multitude de projets conçus avec les habitants.

A. : Ces projets, quels sont-ils ?
M.D. : En janvier 2005, une journée "Surprise à tous les étages !" est organisée pour la dernière "mise en vie" d’un bâtiment avant sa démolition avec toutes les associations partenaires. L’année suivante, les musiciens amateurs du quartier travaillent à la fermeture en musique de la MJC "La Grange" vouée à démolition. Cet événement fédère les associations sportives et culturelles, les habitants, la ville et les associations le 21 juin 2006. En 2007, la fête des familles implique les habitants dans une création artistique mis en scène par une association culturelle. Point d’orgue de la démarche d’animation, l’ouvrage "Des habitants dans une ville qui se transforme" paru en 2008. C’est le fruit d’une animation artistique menée sur le quartier pour constituer une mémoire commune. Il visait à communiquer sur l’avancement du projet et à lutter contre le sentiment d’inquiétude des habitants. Des ateliers photographiques et d’écriture ont ainsi été mis en place avec eux pour créer la matière de l’ouvrage. Ce dernier a été présenté dans le cadre de "Vues sur Ville", une semaine consacrée au renouvellement urbain organisée par la ville et le collectif de la démarche d'animation ORU, en juin 2008.

A. : Qui finance tout ceci ?
M.D. : C’est la municipalité et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) qui se sont associés pour l’ouvrage. Sinon, les projets ont été financés pour les 2/3 par la ville (soit 23 000 euros) et pour 1/3 par le Contrat urbain de cohésion sociale (soit 11 000 euros). Le Cucs étant établi à l’échelle de la communauté urbaine de Cherbourg–Octeville, la démarche d’animation a donc été l’occasion de rapprocher à la fois les politiques municipale et intercommunale et de lier l’urbain avec le social, dans une forte dynamique de développement. La démarche d’animation est une mise en synergie globale des acteurs très éloignée de l’exercice de communication, qui ne convainc personne et ne crée rien de positif à l’échelle du territoire.

Maxime DEBOUT
Mairie de Cherbourg - Octeville
50130 Cherbourg - Octeville
02 33 87 88 89
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Propos recueillis par Sébastien Poulet-Goffard
 
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